De faux écologistes au Conseil de la Métropole


Une décharge à ciel ouvert
Une décharge à ciel ouvert

Avec vos vélos pour mettre Montpellier dans une belle chienlit, vous oubliez que la vraie écologie est une science avec ses lois. Vous seriez des écolos en peau de lapin. Vous voulez incinérer du CSR !?, c.a.d du plastique souillé converti en combustible ? Alors qu’il est si simple de trier les déchets à la source et éviter le tri mécano biologique en usine. L’usine Amétyst nous a coûté cher, elle nous coûte encore cher et on veut la reconvertir en chaudière à CSR, en un mot brûler des CSR pour les valoriser en chaleur en oubliant, à courte vue, que la prévention des déchets nous permettrait de ne pas brûler ce qui est finalement du plastique.

Le mot plastique, en langage courant, désigne « Une matière plastique, un polymère généralement mélangé à des additifs, colorants, charges (miscibles ou non dans la matrice polymère) ». Il en existe une large gamme ; moulés par injections, extrudés, étiré en film, généralement façonné à chaud et sous pression, pour aboutir à un semi-produit ou à un objet, y compris fils et fibres (tissus), mastics, revêtements, etc. Il est utilisé dans presque tous les secteurs d’activité. Certains ont des propriétés jamais auparavant réunies, par exemple la transparence et la résistance aux chocs. Ceux qui se retrouvent le plus souvent dans les déchets ménagers sont des films ayant servi à confectionner des emballages. Dans les usines de tri mécano biologique (TMB) comme Ametyst (usine de Montpellier appelée encore, à tort, unité de méthanisation), le résultat du traitement génère bien du méthane mais aussi une sorte de compost inutilisable autrement que comme combustible solide de récupération (CSR) ou combustible solide de recyclage ou combustible dérivé de déchets (CDD).

Que dit la loi ?

Le décret du 19 mai 2016 définit le combustible solide de récupération (CSR), notion introduite dans le code de l’environnement (article R.541-8-1) comme suit :

« Art. R. 541-8-1. – Un combustible solide de récupération est un déchet non dangereux solide, composé de déchets qui ont été triés de manière à en extraire la fraction valorisable sous forme de matière dans les conditions technico-économiques du moment, préparé pour être utilisé comme combustible dans une installation relevant de la rubrique 2971 de la nomenclature des installations classées pour la protection de l’environnement. Reste un combustible solide de récupération, celui auquel sont associés des combustibles autorisés au B de la rubrique 2910 »

L’article R. 541-8-1 précise aussi qu’un arrêté du ministre chargé de l’environnement fixera :

  • « les caractéristiques de ces combustibles » ;
  • « la liste des installations où ils peuvent être préparés » ;
  • « les obligations auxquelles les exploitants de ces dernières installations sont soumis en vue de garantir la conformité des combustibles préparés à ces caractéristiques. »

En complément, une nouvelle rubrique (rubrique 2971) est créée dans la nomenclature des installations classées pour la protection de l’environnement, spécialement pour les installations « de production de chaleur ou d’électricité à partir de déchets non dangereux préparés sous forme de combustibles solides de récupération dans une installation prévue à cet effet, associés ou non à un autre combustible » (installations soumises au régime de l’autorisation).

A rapprocher de l’article L 541-1 du Code de l’Environnement :

Selon l’article L 541-1 du Code de l’Environnement, le déchet ultime est défini comme un déchet, résultant ou non du traitement d’un déchet, qui n’est plus susceptible d’être traité dans les conditions techniques et économiques du moment, notamment par extraction de la part valorisable ou par réduction de son caractère polluant ou dangereux.

On retrouve la formule « dans les conditions techniques et économiques du moment » laquelle fait, des deux articles cités, des articles accordéons, des articles à géométrie variable permettant à ceux qui doivent les appliquer de faire ce que bon leur semble. Nous avons connu cette situation quand nous avons attaqué les déchets dits ultimes mis en décharge dans la métropole de Montpellier. Au nom de ce principe élastique, nous nous sommes trouvés confrontés aux autorités locales : on incinérait pour éviter le tri des déchets à la source. Mainteant, on voudrait incinérer le résultat du tri mécano biologique déclinant, le CSR, pour valoriser sous forme de chaleur des hydrocarbures fossiles qui auraient dû faire l’objet d’une collecte séparative des biodéchets et des plastiques. Ces plastiques qu’on veut brûler, incinérer, au lieu d’en refaire du pétrole ! Pas économique ? il serait si simple de faire du feu, d’incinérer, sans tenir compte de tout ce qui a été constaté comme nuisances des incinérateurs ! Il faut lire les dernières actualités !

Alors, debout les écologistes, les vrais, ceux qui connaissent les lois de la thermodynamique dans les écosystèmes, tous derrière notre ami François Vasquez, lisez l’Agglorieuse, en soutien à la vraie filière de traitement des déchets, celle du tri à la source, celle de la collecte sélective, séparative, écologique. Qui est derrière l’incinérateur à CSR ? Qui est celui qui savonne la planche à notre ami François ? Qui conseille cette funeste filière d’incinération pour chauffer une chaudière à CSR ? Il y aurait dans l’entourage de notre maire-Président un (ou plusieurs) écolos en peau de lapin (un pseudo-écolo ?) que nous ne nommerons pas. Nous l’avons rencontré et démasqué ! Nous ne le nommerons pas, lui et sa fine équipe. Nous l’avons à l’oeuil.

Raymond GIMILIO
Président de l’ODAM
Docteur en sciences biologiques mention Écologie
Ancien chargé d’études HN au Ministère (1980-1996)




Des pollutions dangereuses sur la commune de Lattes et environs

PFAS : UNE MENACE POUR LA SANTÉ PUBLIQUE

Nocives pour la santé, mais aussi pour leurs extrêmes persistances dans l’environnement, à un niveau dangereux, les pollutions aux PFAS sont présentes sur la Commune de Lattes. Le LEZ enregistre un taux de PFAS plus de 5 fois supérieur à la dose considérée par les experts comme dangereuse pour la santé de l’homme.


Effets sur la santé des PFAS
Effets des PFAS sur la santé

La France ne réglemente aucun PFAS dans le contrôle des eaux brutes et des eaux destinées à la consommation humaine. La réglementation française des émissions industrielles encadre encore trop peu les rejets en PFAS (perfluoroalkylés et polyfluoroalkylés) et leur suivi en banques de données est quasi-inexistant.

Concernant le contrôle de la contamination des milieux aquatiques, seul le PFOS  (perfluoroctane sulfonates, qui est un produit chimique du groupe PFAS) fait l’objet de fixation d’une Norme de Qualité Environnementale européenne. Il n’existe pas de réglementation européenne ni française portant sur les PFAS dans les sols, ni de critères de qualité des sols pour les PFAS. La situation est identique en matière de qualité de l’air.

Les analyses de PFAS dans les eaux de surface et souterraines des réseaux des agences de l’eau sont stockées respectivement dans les banques de données NAIADES et ARES. Les données sont plus rares sur d’autres matrices : le PFOS et des fluorotélomères ont été détectés dans les sédiments, notamment au voisinage des aéroports ou de sites de lutte contre l’incendie.

L’Union Européenne s’engage contre la pollution aux PFAS et vers l’interdiction de substances chimiques nocives pour la santé et l’environnement :

Les restrictions de substances chimiques s’inscrivent dans l’objectif de la Commission de « garantir un environnement sans substances toxiques » à l’horizon 2030. (Source : rapport Vie Publique, remis le 14 avril 2023)

OU SONT LES CINQ SITES POLLUES A UN NIVEAU DANGEREUX DANS L’HÉRAULT ?


Les cinq sites les plus pollués

Les cinq sites

Les experts, interrogés dans le cadre de l’enquête, considèrent qu’une contamination est jugée dangereuse pour la santé quand elle dépasse les 100 nanogrammes par litre. Dans la cartographie interactive publiée par le quotidien français « Le Monde », 10 sites sont contaminés dans l’Hérault dont cinq à des niveaux dangereux (17.000 en Europe dont 2.100 à des niveaux dangereux). Ils présentent des concentrations de PFAS entre 500 à 600 nanogrammes par litre. Il s’agit du Vidourle au niveau de Marsillargues (574,8), du Lez à Lattes (574), le Pallas à Mèze (566), la Mosson à Villeneuve-lès-Maguelone/Lattes (559,3) et le Salaison à Mauguio (537,4).

Au fur et à mesure que des données sur les effets des PFAS sont collectées, le tableau se noircit. Le Monde indique que cela peut passer par une diminution du poids des bébés à la naissance, de la réponse immunitaire aux vaccins chez les enfants, par augmentation des risques de cancers du sein ou des testicules ainsi que par une hausse du taux de cholestérol.

EXTENSION DE LA STATION D’EPURATION MAERA A LATTES :

Avec l’ensemble des pollutions concentrées dans l’environnement de la station d’épuration MAERA située à la Céreirède à Lattes et sur une zone inondable, comment peut-on nous proposer un projet concernant la création d’une unité d’incinération des boues sur ce site ? N’y aurait-il pas une irresponsabilité des décideurs de Montpellier Métropole ?

Il n’existe pas non plus en France de valeur réglementaire concernant les concentrations de dioxines dans l’air ambiant et dans les retombées atmosphériques. Les différents polluants émis par l’incinération se retrouvent dans l’environnement par différentes voies. Une partie de ces substances chimiques est “bioaccumulée”, c’est-à-dire qu’elles sont intégrées en l’état par les éléments naturels qui deviennent alors des sources de contamination potentielle pour l’homme.

Les micropolluants sont des substances d’origine naturelle ou artificielle modifiant la nature des réactions biochimiques fondamentales, portant ainsi atteinte à l’environnement bien qu’elles soient présentes en concentrations très faibles, de l’ordre du microgramme ou du nanogramme par litre. En fonction de leur nature et de leur concentration dans les eaux, ces substances peuvent être toxiques pour l’homme ou l’environnement. En outre, leurs effets ne sont pas nécessairement immédiats ; ils peuvent prendre des années à se manifester. “Ce n’est pas la dose, mais la période d’exposition qui fait le danger”.

Etiage du Lez : Le Rhône est très pollué par les perfluorés, comment l’eau du bas Rhône qui sert à l’étiage du Lez ne serait-il pas ?

https://tribunedelyon.fr/societe/la-consommation-doeufs-et-de-volailles-de-particuliers-non-recommandee-dans-quatre-communes-du-sud-lyonnais/

La décontamination des milieux pollués étant techniquement très difficile et coûteuse, certains PFAS émis aujourd’hui pourraient encore être présents dans l’environnement dans un siècle, ce qui représente une menace pour les générations actuelles et futures.

Conformément à la directive européenne sur l’eau de 2020 et selon l’arrêté du 30 décembre 2022, la recherche des PFAS doit être intégrée dans le contrôle sanitaire normal de l’eau potable distribuée depuis le 1er janvier 2023.

Montpellier Métropole communique sur la qualité des eaux de la source du Lez pour les recherches sur la qualité de son eau qui ne montrent pas de souci lié aux PFAS, ni à la non-conformité d’autres polluants ou pesticides. Par contre, je n’ai pas connaissance d’une communication sur les problématiques des pollutions du Lez dans la traversée de Lattes ?

Jacky Chanton
ODAM




Les PFAS chez nous, en Occitanie

Connaissez-vous les PFAS ? Ce sont les substances per-et-polyfluoroalkylées. Ce sont sont des composés organofluorés synthétiques comportant un ou plusieurs groupes fonctionnels alkyle per- ou polyfluorés. Elles contiennent au moins un groupement perfluoroalkyle, –CnF2n. Il existe probablement entre six et sept millions de PFAS. On trouve ces dangereux polluants dans le Lez, à Lattes, avec des pollutions possibles lors de son étiage. Nous communiquons ce qui suit.


Des tonnes de polluants éternels déversées dans le Rhône au sud de Lyon

Par Antoine Sillières

Publié le 17/04/2023 à 17:18, mis à jour le 18/04/2023 à 08:32

https://www.lefigaro.fr/lyon/des-tonnes-de-polluants-eternels-deversees-dans-le-rhone-au-sud-de-lyon-20230417

Un rapport de l’Inspection générale de l’environnement et du développement durable confirme le rejet dans le Rhône d’environ 3,5 tonnes d’eau polluée aux perfluorés à des niveaux élevés chaque année, par l’usine Arkema de Pierre-Bénite.

Commandé il y a plus d’un an, le rapport de l’Inspection générale de l’environnement et du développement durable (Igedd) sur la pollution aux perfluorés confirme les révélations de France 2 sur l’important flux déversé par l’usine Arkema de Pierre Bénite. Environ 3,5 tonnes d’eau contenant des perfluorés de type 6:2 FTS à une concentration de 1000 à 2000 microgrammes par litre sont rejetés chaque année dans le Rhône. Des niveaux très élevés «témoignant d’une situation préoccupante», s’alarme le rapport publié vendredi 14 avril 2023.

Car ces polluants sont dits éternels en raison leur stabilité chimique, qui en fait «des substances non dégradées dans l’environnement, persistantes, mobiles et bioaccumulables». La contamination humaine et animale intervient essentiellement par la consommation d’eau, puis d’aliments ; mais aussi par l’inhalation d’air et de poussières. «Leur toxicité est encore méconnue, mais des effets nocifs et toxiques sur le métabolisme humain ont été observés pour plusieurs PFAS et leur caractère cancérigène est suspecté», selon l’Igedd.

Les poissons du Rhône impropres à la consommation

Comme les œufs, les poissons du Rhône sont donc scrutés depuis plusieurs mois. Et après une première alerte de la Direction départementale de protection des populations (DDPP) à l’été, une nouvelle étude confiée à la Fédération départementale de pêche a confirmé des concentrations élevées dans la chair des ablettes, brochets et autres sandres. Des poissons habituellement consommés et connus pour leur potentiel d’accumulation de polluants. «Ces analyses ont confirmé une pollution nettement plus forte en aval du barrage de Pierre-Bénite, dans un contexte d’imprégnation globale, observe Jean Pierre Faure, directeur technique de la Fédération. Avec des concentrations 2 à 20 fois plus élevées selon les espèces».

Et ce ne sont pas forcément les plus grands poissons les plus concernés, certains silures s’en sortent ainsi bien. «Plus le poisson grandit et moins il contient de perfluorés», précise Jean-Pierre Faure, soulignant une différence avec la pollution aux PCB des années 2010 pour laquelle l’accumulation s’accentuait au fil de la vie. «Certaines espèces arrivent à métaboliser et à excréter certains perfluorés», poursuit-il. Point de convergence avec les PCB cependant, les perturbations endocriniennes observées avec des difficultés de reproduction et des pondaisons moins abondantes par exemple.

Le port de Lyon aussi source de perfluorés

Le site de Pierre-Bénite est pointé parmi les quelques points noirs français en matière de rejets de perfluorés. La vallée de la chimie est particulièrement touchée avec la présence d’une deuxième source, l’usine Daikin, dans des concentrations bien plus réduites en raison de l’existence d’un processus de traitement relativement efficace. Une rareté aujourd’hui car s’il «existe des technologies permettant de limiter fortement les rejets industriels de PFAS», selon le rapport, «l’élimination des PFAS avant rejet dans le milieu aquatique apparaît très peu maîtrisée aujourd’hui». Ces substances résistent aux traitements en station d’épuration et l’utilisation du charbon actif ne permet que de les piéger sans les détruire.

L’Igedd précise que «d’anciens sites d’incendies à hydrocarbure où la lutte contre le feu a nécessité l’utilisation de mousses contenant des PFAS», comme Lubrizol en 2019, mais aussi le port Édouard Herriot de Lyon en 1987, sont également à l’origine de cette pollution. En plus de la demi-douzaine de commune touchée, jusque dans les cours d’écoles, autour de Pierre Bénite, le bassin-versant du Garon, plus au sud est également pollué. «Il n’y a pas d’industrie rejetant des perfluorés mais il y a une contamination, ce qui interroge sur sa provenance, questionne Jean Pierre Faure. Elle pourrait être issue du réseau d’eau potable consommée par les habitants puis rejetée dans les eaux usées, ou du réseau d’irrigation, voire des retombées atmosphériques». D’autant qu’on en retrouve jusqu’en amont dans la région maraîchère de Thurins, «avec un bruit de fond équivalent à ce qu’on trouve dans le Rhône, alors qu’il draine nettement plus de polluants».

Vigilance pour les pêcheurs en étang

La Dreal poursuit ses études à ce sujet mais on s’achemine sur une pollution d’ampleur. Sur la commune de Charly, le maire a recommandé samedi aux pêcheurs de ne pas consommer les poissons de l’étang du Virieux. Des analyses commandées au laboratoire Antea, comme d’autres villes alentour, ont montré des traces de PFAS, à des niveaux réduits. Les analyses dans l’eau potable ont déjà montré une contamination de certains points de captage. Près de 90% des stations de contrôle opérationnel des eaux de surface sont contaminés sur le bassin Rhône Méditerranée Corse, selon l’Igedd, et 9% présentent des taux élevés. Si les eaux souterraines sont moins touchées 37% des points de contrôle sont concernés, 42% en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Un rapport de 2011 sur la pollution aux PCB notait déjà une contamination des poissons aux perfluorés de Lyon à la Méditerranée sur tout le Rhône. «Peu connus, ils ne sont devenus un sujet de préoccupation pour la communauté scientifique et les pouvoirs publics que depuis une vingtaine d’années dans le monde et plus récemment en France», retrace l’Igedd. La réglementation est encore lacunaire, puisqu’une directive européenne doit être transcrite à horizon 2026 pour l’eau potable alors qu’il n’en existe aujourd’hui aucune.

Dans une présentation récente faites aux communes du bassin lyonnais, la fédération de pêche se désespérait d’un «défaut systémique dans l’évaluation, la détection, la gestion des composés de ce type ». Et de pointer une «navigation à vue» ainsi qu’un «système d’alerte institutionnel inefficace» engendrant des «conséquences lourdes». La problématique semble désormais prise en compte, alors qu’on retrouve encore dans le Rhône des traces d’un perfluoré interdit en 2009.

Le webmestre

 

 




Prométhée et le Soleil : énergies propres

Nous allons faire briller, enfin, le E de l’Environnement qui figure dans la dénomination de l’ODAM, « OBSERVATOIRE INDEPENDANT DES DECHETS ET DE L’ENVIRONNEMENT DE MONTPELLIER-METROPOLE » (ODAM) telle que reconnue dans le récépissé de déclaration du 22 juin 2015. Nous sommes des généralistes de l’Environnement avec des spécialités (Eau, Déchets, Energie, etc.) formant un tout.

Notre association a déjà publié un article sur l’energie solaire “Le solein sait chauffer l’eau“. La revue scientifique de vulgarisation “Sciences et Avenir” vient de publier un numéro spécial de juin-septembre 2023 n° 214 consacré à “Le soleil”. A côté des mystères dévoilés de sa couronne, l’origine de la vie, l’avenir su photovoltaïque en France (Savoie) et consorts, nous avons noté le remarquable article de Pierre Vandeginste (pp. 68 à 71) sur l’utilisation directe de producion de chaleur par des centrales sous le titre “Une autre énergie solaire est possible“. Nous y apprenons bien des choses sur une source d’énergie pratquement propre et illimitée.




le Plan Eau, 53 mesures : urgence REUT

En cette première moitié de l’année 2023, l’état de sécheresse oblige, enfin, nos gouvernants à se pencher sur le problème de la gestion de la ressource « Eau ». Et à edicter et publier “Le Plan Eau“, en 53 mesures. Le changement climatique se traduit par un déficit des ressources en eaux continentales. Que faire ?

Problèmatique EAU

L’eau n’est pas inépuisable. Il est paradoxal de constater que l’eau est abondante sur la planète ! Les océans en contiennent des milliards de métres cubes. Le problème est que cette eau est salée, elle est impropre à tout usage alimentaire : ce n’est pas de l’eau potable. Nous citons Wikipedia

L’eau est distribuée partout à travers l’hydrosphère terrestre . La majeure partie de l’eau de l’atmosphère et de la croûte terrestre provient de l’eau de mer salée de l’océan mondial , tandis que l’eau douce ne représente que 2,5 % du total.

Le problème est là : l’eau douce (dont l’eau potable)  est rare, elle se raréfie. Or, il y a une demande mondiale. Nous n’avons pas la prétention de traiter le problème à l’échelle mondiale. Nous intéresserons à la métrooole montpelliéraine.

Les sources d’eau de la métropole montpellièraine

L’alimentation en eau potable de la métropole est décrite sur le site ad-hoc. La plus connue est la source du Lez qui alimentait la ville capitale par un aqueduc aboutissant au Peyrou. L’aqueduc a été remplacé par une canalisation arrivant au Centre Arago. Les études du professeur Avias, hydrogéologue, ayant limité le prélèvement de cette source, un canal amène l’eau du Rhône et des forages complètent ponctuellement. La Métropole s’est dotée d’une régie des eaux concernant les eaux potables et les eaux brutes. Le site donne une abondante documentation bien fournie en données. Un rapport attire notre attention : il est question d’assainissement [des eaux usées]. L’eau ne se perd pas mais elle s’use et, ce faisant, devient un déchet à traiter avant son rejet dans l’environnement (notre doctrine défendue depuis les débuts de l’ODAM). Il faut assainir l’eau qui est usée et recueillie dans le réseau de collecte des eaux usées.

Le problème des eaux usées et leur assainissement

La consommation humaine transforme une ressource vitale pour la vie en un déchet qui est chargé en toxiques de toutes sortes. La vie est dépendante de l’eau et dans nos sociétés, l’eau douce potable ou potabilisée est un produit de consommation gaspillé. 

La consommation humaine domestique

 La consommation alimentaire est un des aspects du problème, le plus important. Les robinets de nos logements urbains délivrent de l’eau potable consommée pour des usages non alimentaires :

  • alimentation des chasses de toilettes (WC),
  • alimentation des machines à laver (lave-linges, lave-vaisselles, …) etc.

dispositifs produisant les eaux usées. Ces eaux, notamment celles des WC, sont chargées en résidus de médicaments très divers allant jusqu’à des isotopes radio-actifs. Ces eaux sont collectées par un réseau d’égouts (voir site gouvernemental). 

La collecte des eaux usées

 Les eaux usées sont collectées puis transportées via un réseau de canalisations vers une station d’épuration qui se chargera de la dépollution. Les industriels usent aussi de l’eau et constituent un problème que nous ne traiterons pas ici, ils doivent traiter leurs eaux usées. Les égoûts sont anciens à Montpellier, ils collectent aussi les eaux de pluie dans des canaux uiques : le réseau unitaire. En théorie ! Où vont les eaux dépolluées ? Elles vont dans des STEP ou stations d’épuration des eaux usées.

Le traitement des eaux usées

Le traitement est fait dans des stations d’épuration des eaux usées (STEP). Nous vous orientons sur le site Natura-Sciences qui nous propose le schéma le plus écologique. Ici, à Montpellier-Méditerrannée-Métropole, nous avons la “Rolls” des STEP, j’ai nommé Maéra ainsi nommée par un de nos défunts présidents d’Agglo, Georges Frèche. Nous avons fait appel au compte-rendu que nous avons fait de la conférence de Monsieur Jacques Pelorce, Ingénieur des Travaux Publics de l’État (ITPE), Hydraulicien. Captain Jack (son surnom) s’exprimant en 2004, dénonçait une gigantesque gabegie, dont un futur gaspillage d’eau qui pouvait être réutilisable. Je cite d’après mes notes d’il y a 19 ans ! Voyons plutôt : 

« avec un traitement maximum de 90% des polluants. Les effluents ne sont donc pas épurés à 100% »

Donc on pollue la Méditerrannée, au large de Palavas, au bout d’une conduite terrestre pluis sous-marine qui déverse : 

«Vont se déverser au large des métaux lourds (cuivre, zinc, chrome, plomb, mercure, nickel. etc) dans un lieu situé à 10 km de la pointe de l’Espiguette et de Frontignan, en plein golfe d’Aigues-Mortes : 113.000 m3/jour, 1,5 m3/s (41,3 Mm3/an) contenant entre autres, des matières en suspension (3,5 T/jour de MEST[1]), des DBO[2] et des DCO[3] (ces deux-là appauvrissent le milieu en oxygène), plus des ions de composés azotés, phosphore, médicaments humains rejetés avec les selles, PCB, etc. Sans compter une impressionnante quantité de germes coliformes. Cette pollution portée par de l’eau non-salée ne se mélangera pas à l’eau de mer et remontera à la surface avec ses polluants, dérivant au gré des vents dominants.».

[1] Les matières en suspension totales, ou Mest, sont l’un des paramètres de la qualité et, à contrario, de la pollution d’une eau. Ces particules en suspension non dissoutes sont obtenues par filtration, séchage et pesage d’échantillons d’eau. Les Mest sont exprimées en milligramme par litre.

[2] La demande biochimique en oxygène ou DBO est la quantité d’oxygène nécessaire pour oxyder les matières organiques par voie biologique. Elle permet d’évaluer la fraction biodégradable de la charge polluante carbonée des eaux usées

[3] La demande chimique en oxygène ou DCO est la consommation en dioxygène par les oxydants chimiques forts pour oxyder les substances organiques et minérales de l’eau. C’est l’une des méthodes les plus utilisées pour évaluer la charge globale en polluants organiques d’une eau.

Vous avez bien lu : 113.000 m3/jour ! qui partent saloper la mer au large de Palavas et qui ont fait réagir Captain Jack, membre actif éminent du CAPNUBAM et nous font réagir à l’ODAM depuis 2008. La lecture du Plan eau nous donne, 19 ans après, RAISON ! Nous avons eu, nous avons raison ! En plus de polluer, nous gaspillons. Nous l’avons dit au Commissaire enquêteur, lorsque la Métropole a décidé de lancer une enquête d’utilité publique (EUP) pour nous placer comme modernisation de Maera une extension des capacités de la STEP.

En conclusion : la REUT

La réutilisation des eaux usées (REUT) et un des enjeux du Plan Eau, une des 53 mesures urgentes. Quand Montpellier-Métropole va faire aboutir sa canalisation de 12 km en mer et la diriger vers des jardins filtrants d’où on pourra pomper l’eau réhabilitée pour arroser les cultures de nos agri-culteurs. La REUT n’est plus une utopie d’écolos. La sécheresse qui a frappé notre été 2022, la perspective de l’été 2023, doivent nous motiver pour passer, sans aucun observatoire (prévu dans les 53 mesures), à la réalisation urgente d’un plan REUT vers notre agriculture.

Raymond GIMILIO
Président de l’ODAM
Docteur en Sciences biologiques mention Ecologie (USTL 1971)
Ancien chargé d’études Haut-Niveau au Ministère de l’Environnement (1980-1996)

 




Concertation PLUVIAL Montpellier-Métropole

CONCERTATION « PLUVIAL » de Montpellier Métropole du 17 Avril au 16 Mai 2023

Nous avons été pris de court sur la « Concertation Pluvial » lancée par Montpellier-Métropole du 17 avtil au 16 mai 2023. La publication de cette “concertation” a été très discrète, sans bruit, sans tapage publicitaire. La consultation est fermée, nous avons manqué de vigilance. Dommage !

Le problème du Pluvial à Montpellier est une donnée environnementale fondamentale pour la santé de l’Environnement. Nous sommes en période de sécheresse. Des pluies violentes risquent de tomber.

Jacky Chanton nous sommunique un courriel (ci-dessous) dont nous citons une partie.


Suite à l’urbanisation galopante de Montpellier ainsi que  celles des villes qui sont traversées par le Lez et/ou la Mosson, l’artificialisation des sols entrainent des ruissellements problématiques qui sont de plus en plus importants et qui deviennent difficilement maitrisables par Montpellier Métropole. Ils peuvent provoquer l’aggravation du risque d’Inondation par secteur mais également celle du fleuve Lez ou de la Mosson par des débordements en aval.

Ce n’est pas une concertation sur le sujet qui supprimera les dangers du risque d’inondation par le pluvial ou par débordement des cours d’eau, mais plutôt par une véritable maitrise de l’urbanisation. Elle devra être confortée par une étude globale du bassin hydraulique du Lez/Mosson de la source à son exutoire en mer en prenant en compte les surfaces déjà bâties et/ou artificialisées.

Une étude complémentaire est nécessaire sur le rôle régulateur hydrologique des étangs palavasiens en prenant en compte les effets des dérèglements climatiques auxquels s’ajoutent les pressions anthropiques, le réchauffement de la Méditerranée et l’élévation du niveau marin. Mieux anticiper les effets bénéfiques des étangs qui peuvent permettre d’amortir les conséquences du risque d’inondation pour une meilleure sécurisation des villes littorales.

L’ensemble des zones humides, y compris les lagunes, ont la capacité d’absorber une partie des crues d’un bassin versant et protègent ainsi les zones urbanisées des inondations. En Occitanie, cette capacité de stockage des lagunes est estimée à 200 millions de m3.

Beaucoup d’immeubles sont actuellement programmés par Montpellier Métropole, parfois sur des zones basses avec des remontées de nappes en sous-sol ou le risque d’inondation par le pluvial est inéluctable. Ces surfaces bâties permettent l’artificialisation des sols, le ruissellement des eaux de pluies et l’aggravation du risque d’inondation. C’est et ce sera également le cas, entre autres, des projets de Port Marianne, Ode à Mer, Acte 1 et 2, l’extension de la station d’épuration Maera et du projet de valorisation du traitement des boues par incinération.

Tous ces ruissellements sont chargés d’une pollution souvent invisible, pernicieuse, probablement irrémédiable avec des eaux chargées de contaminants ultratoxiques avec pour autres conséquences, l’aggravation importante de polluants drainés dans le Lez ou la Mosson et une dégradation environnementale de Montpellier sud et de notre littoral.

Pour information : La seule ville de Montpellier, en 12 ans, entre 01/2009–01/2021 a déjà artificialisé plus de 180 hectares, soit 3.15 % de la surface communale consommée.

On constate que les travaux effectués pour la protection des inondations du sud de Montpellier à la mer, ne permettent peut-être plus d’assurer une protection acceptable des biens et des personnes qui sont implantés sur des zones d’expansion de crues du Lez, de la Mosson ou à la merci d’une élévation du niveau marin, mais aussi par la concomitance d’une crue en amont et d’une élévation du niveau marin en aval.

On peut légitiment se poser, à nouveau, la question sur les travaux de prévention des inondations du Lez réalisés par la création du déversoir de crues la création du chenal de la Lironde permettant d’orienter une partie du surplus d’une inondation du Lez (d’une capacité de 200m3 maximum) vers l’étang du Méjean : A-t-il été réalisé pour la sécurisation des biens et des personnes en protection des inondations du fleuve Lez ou bien afin de permettre une urbanisation intensive de son bassin versant et le Sud de Montpellier en particulier ?

Existe-t-il des études, groupes de travail ou actions en cours par Montpellier Métropole pour une adaptation de notre territoire aux dérèglements climatiques en cours ?


Nous ajoutons que le phénomène d’imperméabilisation des sols sur les hauteurs qui forment une cuvette parcourue par le Lez, la Mosson et leurs affluents. Les pluies venant de la mer par vents du Sud ne s’infiltrent plus, les eaux ruissellent sur les toits, les rues et trottoirs asphaltés, sur les parkings, en un mot sur les surfaces imperméabilisées artificiellement par un urbanisme galopant. Cet urbanisme n’a jamais été aussi florissant dans l’agglomération de Montpellier que depuis que notre maire, malgré ses engagements, poursuit une large distribution de permis de construire, laissant raser des villas et leurs jardins.

Nos eaux vont grossir le Lez et la Mosson qui déversent leurs inondations au sud de Montpellier. On se lave les mains des inondations qui surviennent au sud de la ville et impactent les villes de Lattes, Pérols, etc.

Raymond GIMILIO
Président de l’ODAM




CONCERTATION PRÉALABLE DU PROJET DE VALORISATION ÉNERGÉTIQUE DES BOUES DE LA STATION DE TRAITEMENT DES EAUX USÉES MAERA

PLUSIEURS TEMPS D’ÉCHANGES AVEC LE PUBLIC AURONT LIEU :

Un forum participatif de lancement le mardi 7 mars 2023 à 18h30 à l’espace Lattara (place Jean de Lattre de Tassigny – 34970 LATTES)

Des ateliers thématiques à destination des riverains du site Maera le mercredi 15 mars 2023 à 17h30

Une réunion publique de clôture le vendredi 31 mars 2023 à 18h30

https://www.montpellier3m.fr/actualite/concertation-prealable-du-projet-de-valorisation-energetique-des-boues-de-la-station-de

Mes premières remarques suite à la volonté d’une Extension de la station MAERA et la valorisation des boues sur le site de la Céreirède :

COMMENT PEUT-ON ACCEPTER L’INACCEPTABLE ?

ALORS QU’IL ÉTAIT URGENT DE RÉDUIRE LE NOMBRE DES VILLES RACCORDÉES À MAERA EN CRÉANT UNE, VOIRE DEUX STATIONS D’ÉPURATION AU NORD DE MONTPELLIER AFIN DE RECYCLER ET RÉUTILISER LES EAUX POUR L’AGRICULTURE … LÀ OU LE BESOIN EXISTE ET CENTRALISER LE TRAITEMENT DES BOUES DE TOUTES LES STATIONS SUR UN MÊME LIEU, À L’ÉCART DES HABITATIONS, POURQUOI FAIRE LE CONTRAIRE ?

COMMENT PEUT-ON ACCEPTER QUE LA COMMUNE DE LATTES CONTINUE D’ÊTRE LA POUBELLE DE MONTPELLIER MÉTROPOLE ?

ALORS QUE L’EAU EST UN BIEN PRÉCIEUX À PRÉSERVER, ALORS QUE SA RARÉFACTION DANS LE MONDE CONDUIT VERS DE NOUVEAUX USAGES DE L’EAU PERMETTANT DE RÉDUIRE CETTE PÉNURIE A PARTIR DE SA RÉUTILISATION, MONTPELLIER MÉTROPOLE A PRÉVU D’AUGMENTER SA CAPACITÉ DE TRAITEMENT AFIN DE L’ENVOYER EN MER EN PURE PERTE POUR LES BESOINS DES SOLS ET LA POLLUER ?

UN PROJET QUI NE RÉPOND, NI À L’INTÉRÊT GÉNÉRAL, NI À L’ADAPTATION AUX DÉRÈGLEMENTS CLIMATIQUES

AUJOURD’HUI, ON VEUT REPRODUIRE, EN PIRE, CE QUI A ÉTÉ UN ÉCHEC HIER, A PARTIR DE L’EXTENSION/RÉNOVATION/MODERNISATION DE LA STATION D’ÉPURATION DE LA CÉREIRÈDE, MISE EN SERVICE EN 2006

ENCORE UNE FOIS, LE BON SENS ET LA DÉMOCRATIE CITOYENNE NE SERONT PAS RESPECTÉS

BIENVENUE EN ABSURDISTAN !…

Jacky CHANTON  – Lattes le 01 Mars 2023




CONSULTATION DU PUBLIC : INCINERATEUR

Conspiration du silence ?

Etrange est la présente « consultation du public » . La préfecture peut-elle prétendre qu’elle « consulte le public » alors qu’elle ne donne aucune publicité à ladite consultation ? Une enquête publique est toujours annoncée dans divers organes de presse.  Ce n’est pas le cas de la présente consultation sur l’incinérateur biterrois.  Pour comble, le quotidien Midi Libre, sollicité par nos soins, a jusqu’au 12 janvier négligé d’informer ses lecteurs qu’ils sont « consultés » par la préfecture sur un problème qui concerne leur santé. Est-ce une conspiration du silence pour éviter  que la population soit alertée et donne son avis  sur l’incinération des déchets ?

La directive-cadre européenne N° 2008/98/C.E.

Rappelons que cette directive, apparemment inconnue de la préfecture et de la MRAE (Mission régionale d’autorité environnementale), classe les divers traitements de déchets par ordre de préférence. Cette directive préconise  la prévention, le réemploi et le recyclage. Elle déconseille incinération et mise en décharge. Une T.G.A.P. (taxe générale sur les activités polluantes) est prélevée par le fisc sur incinérateurs et décharges. L’Etat reconnaît ainsi officiellement que ces 2 pratiques sont polluantes. La fonction de la T.G.A.P.  est de s’alourdir au fil des ans jusqu’à devenir financièrement insupportable afin d’abolir progressivement ces 2 mauvaises pratiques.

La préfecture de l’Hérault, sans choquer la MRAe, autorise  à Béziers un incinérateur de boues et de graisses au mépris de la directive-cadre ci-dessus. Et au mépris de beaucoup d’autres dispositions du droit français comme nous allons le voir.

Réchauffement climatique.

Brûler un combustible quelconque ce n’est rien d’autre que  l’oxyder.  Dans un incinérateur, le carbone des déchets se combine à l’oxygène de l’air pour donner du C02. Brûler à Béziers 15.000 tonnes/an de boues et de graisses (déchets très riches en carbone) issus du traitement des eaux usées, c’est produire annuellement des milliers de tonnes de CO2, principal gaz à effet de serre. Un crime contre le climat.

L’agglo prétend que déshydrater les boues biterroises à Agde ou les faire composter plus loin encore produit plus de CO2 que le traitement sur place par incinération. Peut-être mais pourquoi ne pas  valoriser ces boues en les compostant à Béziers ? Le compostage est techniquement si facile et financièrement si bon marché que beaucoup de ménages compostent à domicile sans aucune dépense et sans difficulté tous leurs déchets fermentescibles. Les boues et graisses biterroises actuellement incinérées pourraient donc être compostées à Béziers. L’agglo dispose à cet effet d’une plate-forme de compostage qui jouxte l’usine VALORBI et qui est disponible depuis que l’agglo a renoncé à y faire du compost.

L’incinération augmente  les transports routiers

Préfecture et MRAe ne semblent pas conscientes des dégâts provoqués par le transport routier :

1- La dégradation qu’un véhicule cause aux routes est égale à la quatrième puissance de la charge à l’essieu, ce qui signifie qu’un camion endommage la chaussée des milliers de fois plus qu’une automobile de tourisme.

2- Le camionnage, par ses hydrocarbures, ses gaz d’échappement et ses particules fines, pollue l’air mais aussi le sol et l’ eau.

3- Le transport routier blesse ou tue d’innombrables personnes.

Les déchets constituent le tiers des matériaux transportés en France (Rapport ADEME été 1997). C’est sans doute pourquoi la loi du 13/07/92 se donne pour second objectif  de « limiter les transports de déchets en distance et en volume ».

Or pour rentabiliser le gros équipement onéreux qu’est l’incinérateur biterrois, on y brûle non seulement  les boues et  graisses  de Béziers  mais aussi celles de 16 autres  communes  qu’il faut aller chercher au loin et transporter jusqu’à Béziers. De plus l’incinérateur ne peut fonctionner sans se faire livrer de très loin  les réactifs (bicarbonate, charbon actif, « urée » et chaux) qui lui sont nécessaires. Il faut aussi pendant les longs « arrêts froids » de l’usine transporter (jusqu’où?) les  boues  qu’on additionne de  chaux faute de pouvoir les brûler. Les REFIB (résidus d’épuration des fumées) sont enfouis  à Bellegarde (Gard). Quant aux cendres, si elles sont actuellement enfouies elles aussi à Bellegarde, on les a pendant une longue période transportées en Allemagne avec l’espoir de les valoriser  dans la fabrication d’un mortier « souple ».

En conclusion, par rapport à la déshydratation  sur place et au compostage dans la commune de Béziers puis à l’épandage local (notamment sur les espaces verts municipaux) l’incinération allonge et multiplie considérablement les transports routiers au mépris de la loi.

 Epuisement des ressources naturelles

Les concepts de développement durable et d’économie circulaire font désormais partie du droit français.  Ces concepts exigent tous deux le recyclage intégral de tous nos déchets et excluent l’incinération qui transforme des matières premières de plus en plus rares et précieuses  en fumées définitivement inutilisables. L’incinération contribue cyniquement à l’épuisement des ressources naturelles. La MRAe ne relève pas cette atteinte à l’environnement.

L’incinération multiplie la quantité des déchets.

Sans oxygène aucun feu n’est possible car une combustion n’est rien d’autre qu’une oxydation c-à-d une réaction chimique au cours de laquelle  un combustible quelconque se combine avec de l’oxygène pour former des oxydes. Le carbone contenu dans les déchets, en brûlant, devient de l’oxyde de carbone (CO2) le soufre devient oxyde de soufre (SOx) l’azote devient oxyde d’azote (NOx) etc. La cendre est la partie du combustible qui n’a pu s’oxyder. Certains matériaux (ferraille, cailloux, verre…) rebelles  à l’oxydation par le feu,  sortent de l’incinérateur sans avoir été altérés.

Un incinérateur, pour consommer de l’oxygène, est obligé d’employer une grande quantité d’air. L’atmosphère ne contient en effet que 21% d’oxygène. Le reste  est presque uniquement de l’azote. En d’autres termes l’atmosphère terrestre contient environ un cinquième d’oxygène et   quatre cinquièmes d’azote. Pour brûler (c-à-d pour oxyder ) entièrement une tonne de déchets ménagers (ou de boues et graisses d’assainissement ) il faut donc  arithmétiquement 4 à 5 tonnes d’air. Mais  un incinérateur qui n’emploierait que cette quantité d’air produirait beaucoup d’imbrûlés. En effet l’azote atmosphérique, au lieu de rester en dehors de la combustion, s’oxyde  lui aussi, diminuant de ce fait la  quantité d’oxygène disponible pour les déchets. Cette oxydation de l’azote atmosphérique s’observe dans toutes les combustions. Par exemple l’essence  des moteurs  d’ autos et de camions est un hydrocarbure (mélange d’hydrogène et de carbone) qui ne contient aucun azote. Et pourtant, les gaz d’échappement de ces véhicules contiennent du dioxyde d’azote (N02). C’est pourquoi les incinérateurs de déchets fonctionnent toujours avec un excès d’air d’environ 80 % par rapport à la théorie. La réglementation va même plus loin : pour calculer les taux de polluants dans les fumées d’incinération, elle se fonde sur un excès d’air de 110 %.

En pratique, un incinérateur, pour brûler une tonne de déchets, consomme environ 6 tonnes d’air. Cet air se pollue au cours de la combustion et sort par la cheminée sous forme de fumée toxique. C’ est le principal déchet de l’incinération. Puisqu’une tonne de déchets produit environ  6 tonnes de fumée, l’incinération, loin de réduire la quantité des déchets, la multiplie par 6. Mais ce n’est pas tout :

La réglementation exige que les fumées, en raison de leur toxicité,  soient traitées avant d’être évacuées par la cheminée. Pour ce traitement on utilise divers réactifs. Ainsi l’incinérateur biterrois de boues et graisses  utilise bicarbonate,  charbon actif et ammoniac  en grosses quantités.

Tous ces réactifs incorporent les polluants qu’ils retirent des fumées, deviennent donc déchets toxiques et s’ajoutent aux fumées. Au total un incinérateur, pour brûler une tonne de déchets, produit environ 7 tonnes de déchets. Or les lois sur les déchets se donnent toutes pour premier objectif de prévenir, d’éviter, de réduire la production de déchets. Parce qu’elle va à l’encontre de cet objectif légal l’incinération devrait être purement et simplement interdite.

 L’incinération aggrave la toxicité des déchets

A partir de déchets  peu ou pas toxiques, l’incinération génère d’innombrables polluants qui contaminent l’air, le sol et les eaux. La combustion est en effet une réaction chimique au cours de laquelle des molécules se décomposent pour former d’autres molécules, différentes des premières.  Les boues et graisses  d’assainissement contiennent des substances  très diverses et leur recombinaison au hasard dans un incinérateur donne naissance à des  composés chimiques très divers. Beaucoup d’entre eux sont très toxiques, comme les organochlorés et, parmi eux, les furanes et dioxines. Les dioxines sont de redoutables dérégulateurs de l’organisme. Très solubles dans les matières grasses (viande, lait, etc), chimiquement très stables et nocives même à faible dose, elles s’accumulent dans la chaîne alimentaire au sommet de laquelle se trouve l’homme. L’incinération de déchets est la principale source des dioxines qui empoisonnent notre environnement. 

L’incinérateur biterrois de boues et graisses se contente pour toute dépollution, de filtrer les poussières et les dioxines, de désacidifier les fumées et de désodoriser les rejets gazeux. En quoi cela empêche-t-il l’émission de gaz toxiques dans l’environnement?  Comment empêcher la formation de molécules nocives très variées pendant la phase de refroidissement et de condensation des gaz APRES le traitement ? Or l’arrêté préfectoral autorisant l’incinérateur biterrois ignore complètement ces recombinaisons comme il ferme les yeux sur  les effets cocktails susceptibles de se produire dans la cheminée et après expulsion dans l’atmosphère.

Sur les innombrables  molécules recensées dans les fumées d’incinérateurs, une  douzaine seulement est soumise à des limites d’émission  et à des contrôles réglementaires.

En outre la composition chimique des boues et graisses d’assainissement n’est pas analysée  avant incinération. Leur combustion équivaut donc à brûler une matière inconnue. On déclenche ainsi des réactions chimiques inattendues et incontrôlables. Les pires polluants peuvent ainsi se former et s’échapper de l’usine. L’incinérateur (aujourd’hui démoli) de Lamalou, près de Béziers et celui de Toulouse Le Mirail, à la suite de réactions chimiques imprévisibles, ont plusieurs fois explosé. Si l’incinérateur biterrois explose, c’est toute la station d’épuration voisine qui sera endommagée ou détruite. Or on vient d’y investir plus de 27 millions d’euros HT. Et pendant les travaux de reconstruction de la station d’épuration il faudra jeter à l’Orb ( unique ressource en eau potable de nombreuses communes )  sans épuration le contenu des égouts. . C’est irresponsable.

La très grande majorité des boues d’assainissement dans le département de l’Hérault et ailleurs sont épandues, avec autorisation préfectorale, sur des terres cultivées. Dans un passé récent, les boues et graisses de la station d’épuration biterroise ont été elles aussi épandues comme matière fertilisante. C’est la reconnaissance officielle qu’elles sont peu dangereuses. Mais au cours de l’ incinération ces boues et graisses produisent des REFIB (résidus d’épuration des fumées) si toxiques qu’on est contraint de les enfouir dans une  décharge pour déchets industriels spéciaux c-à-d les déchets les plus dangereux de l’industrie. On reconnaît ainsi officiellement que l’incinération fabrique des déchets très dangereux qui n’existaient pas dans les boues et graisses avant l’incinération.

Tout cela est parfaitement incompatible avec le droit en vigueur qui se donne pour premier objectif de prévenir ou réduire la quantité et la nocivité des déchets. Parce qu’ils aggravent cette nocivité, les incinérateurs devraient être interdits.

On nous objectera peut-être que nos observations ci-dessus sont purement spéculatives. Pour convaincre même les plus incrédules notre association a demandé plusieurs fois pendant les réunions de la commissions de suivi de site  et par courriers postaux adressés à la communauté d’agglomération qu’un laboratoire indépendant soit chargé de dresser la liste complète des molécules contenues dans les fumées de l’incinérateur biterrois.  Cette demande n’a été acceptée ni par la préfecture ni par la communauté d’agglomération.  Puisqu’elles  ne veulent pas savoir ce que contiennent les fumées de l’incinérateur, comment la préfecture et l’agglo peuvent-elles prétendre que ces fumées sont inoffensives ? La loi sur l’air du 30/12/96  dans son article premier reconnaît à chacun le droit de respirer un air qui ne nuise pas à sa santé. La population biterroise a donc  le droit de savoir quel air l’incinérateur  lui fait respirer. Mais ce droit ne lui est reconnu ni par l’exploitant de l’incinérateur ni par la préfecture. La MRAe n’en est pas choquée.

 Si on ne les brûle pas, que faire des boues et graisses biterroises ?

Riche en excréments et en urine, le contenu des égouts, comme le fumier des étables, a vocation à fertiliser les sols cultivés. Encore faut-il que ce fertilisant ne contienne rien de polluant pour les sols et les cultures.

L’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse a publié un rapport intitulé « Qualité des boues recyclées des stations d’épuration urbaines : évolution de 2000 à 2014 ». Dans ce rapport on  lit que :

1- Au sortir des stations d’épuration les boues sont  le plus souvent valorisées comme fertilisant sur des sols cultivés .

2- 98,5%  des STEP (stations d’épuration) ont produit, en continu, des boues de qualité conforme à l’arrêté du 08/01/98.

3- 70% des collectivités ont produit …des boues de qualité suffisante …pour fabriquer du compost normé, soit d’une qualité 3 à 8 fois supérieure à l’arrêté de 1998.

Remarque de  notre association : pourquoi Béziers et sa STEP font-elles partie de la petite minorité qui produit des boues de mauvaise qualité ?

4- Entre 2.000 et 2.014 la quantité des polluants métalliques dans les boues de la zone Rhône Méditerranée Corse a beaucoup reculé : cadmium – 10%, chrome – 22%, plomb – 44, 7 %, mercure – 48%, etc.

            Remarque de  notre association : L’agglo assure qu’elle a renoncé à épandre  les boues biterroises  comme fertilisant à cause des 5 polluants qu’elles contiennent (arsenic, cadmium, plomb, nickel et mercure). Ce ne sont pas les habitations qui jettent arsenic et  métaux lourds à l’égout. Seules certaines entreprises produisent ce genre de  déchets. Pourquoi l’agglo Béziers Méditerranée, légalement chargée de la police des égouts, ne met-elle pas fin au déversement par ces entreprises de ces polluants dans le réseau d’égout ?

Nous avons découvert au contraire que l’agglo, par arrêtés et par conventions, autorise de nombreux industriels à jeter à l’égout leurs déchets liquides. Même GAZECHIM, usine chimique sise dans la zone industrielle du Capiscol  et classée Seveso seuil haut (donc officiellement très dangereuse), et même l’usine Metallic Sud Industrie (également installée au Capiscol) qui utilise des métaux lourds et en rejette dans ses déchets,  ont obtenu des autorisations de déversement à l’égout. Et cela alors que les entreprises n’ont pas le droit d’utiliser le réseau d’égout et doivent légalement traiter elles-mêmes les résidus (qu’ils soient solides, liquides ou gazeux) de leur activité industrielle.

Ainsi, parce que l’agglo permet à des industriels de polluer les égouts, les boues et l’Orb nous devrions accepter qu’en brûlant les boues  l’agglo pollue aussi l’air que nous respirons tous?

Le rapport de l’agence de l’eau  conclut que les boues recyclées dans la zone Rhône Méditerranée Corse « sont d’une qualité très satisfaisante et continuent à s’améliorer ». C’est pourquoi entre 2009 et 2014 la part des boues utilisées pour la fertilisation agricole  est passée de 56% à 63%. Pour progresser dans cette voie, l’agence de l’eau recommande de renforcer les investigations sur l’origine des pollutions observées dans les égouts et invite à orienter ces investigations  vers les activités industrielles.  Qu’attend l’agglo pour suivre ce conseil si salutaire? 

 

Un enjeu gravissime : l’eau potable

La station d’épuration biterroise chargée d’épurer le contenu des égouts  est une installation biotechnologique qui utilise des microbes.  Ces microbes  dévorent et éliminent ainsi les polluants organiques qui sont pour eux des aliments  mais n’ont  aucun appétit pour les métaux lourds et autres polluants minéraux d’origine industrielle. Ceux-ci traversent donc les installations et passent dans les boues ou dans les eaux « épurées » déversées dans le fleuve Orb. Or ce cours d’eau est la seule ressource   en eau potable de Béziers et de nombreuses autres communes . Autoriser des déversements industriels à l’égout c’est  polluer le cours d’eau qui alimente nos robinets.  Un crime contre la santé publique.

 L’iceberg des déchets

On devrait jeter à l’égout uniquement ce que les stations d’épuration sont capables de traiter. Le tout à l’égout est donc dépassé. Le tri sélectif a été généralisé  pour les ordures ménagères mais pas pour les rejets à l’égout. Or ces rejets sont beaucoup plus massifs  que les ordures ménagères. Dans l’iceberg des déchets nous ne voyons que la partie émergée (les poubelles) et ne voulons pas voir la partie immergée (les égouts).   Il faut sortir de ce périlleux aveuglement.

Robert CLAVIJO
comité biterrois du MNLE (Mouvement national de lutte pour l’environnement)




EXTENSION MODERNISATION ET INCINERATION DES BOUES DE MAERA

CONCERTATION PREALABLE DU 7 MARS 2023 À LATTES

par Jacky Chanton, citoyen de Lattes, vice-Président de l’ODAM

Avant de commencer la présentation j’ai émis quelques observations auprès du Maire de Lattes, en espérant, dans le cadre de l’intérêt général et dans l’intérêt des habitants de Lattes et de notre Commune, qu’il allait refuser ce très mauvais projet (extension/modernisation de Maera + Incinération des boues sur ce site). Sa réponse a été NON, il reste favorable ce projet.
Dans ce cas, s’i venait à être accepté, je pourrais devenir le meilleurs opposant aux décisions de Montpellier Métropole et de celles du Maire de Lattes. Il est à noter qu’une très large majorité des habitants de Lattes, mais aussi chacune des associations environnementales de Montpellier Métropole qui se sont exprimées lors de l’enquête publique sur l’extension/modernisation de la station d’épuration MAERA, ont dit NON à son extension sur ce lieu (ou elles la regrettent).
En fin de présentation et après quelques questions de l’auditoire, j’ai confirmé l’absurdité de l’extension de MAERA qui ne répond ni à l’intérêt général, ni à l’adaptation aux dérèglements climatiques.
Il est évident qu’avec le projet présenté, on prend, une fois encore, notre commune pour la « POUBELLE DE MONTPELLIER METROPOLE ». Des élus qui font chez les autres ce qu’ils n’accepteraient pas de faire sur leurs territoires !?…
À prendre en compte également que Montpellier Métropole a fait connecter des villes (même hors Métropole) à MAERA alors qu’elle avait connaissance que son bon fonctionnement était limité, qu’il y avait des retards dans son actualisation/modernisation et des problématiques techniques avec la non maitrise du pluvial en particulier pendant les périodes de pluies intenses avec des « by-pass » de pollutions directement vers le Lez par les eaux non traitées.
Moi qui ai effectué toute ma carrière professionnelle dans le privé, si j’avais pris une telle décision, j’aurais été probablement licencié.
Une fois la réunion terminée, j’ai eu, à nouveau, un bref entretien avec le Maire de Lattes. Je lui ai communiqué une autre vision globale pour l’avenir de MAERA, plus logique, plus écologique, qui répond à une adaptation aux dérèglements climatiques et à l’intérêt général. J’ai ressenti que cette vision l’interpelait, même s’il me trouvait des raisonnements d’acceptabilité défavorables ?
Quant au projet du traitement des boues sur le site de la Céreirède, je le perçois comme une indécence environnementale et un manque de respect vis-à-vis des habitants de Lattes Centre puisqu’il est possible de faire autrement, comment :

  • réduire le nombre des villes qui sont raccordées à MAERA aux villes de Montpellier et uniquement celles qui sont en aval,
  • de créer deux stations d’épurations « ou plus selon les besoins) », l’une au nord Est de Montpellier, l’autre au Nord-Ouest, et chacune avec une capacité de 50 000 EH « Équivalent Habitant », extensible à 100 000 EH avec recyclage et réutilisation des eaux recyclées, là où le besoin en eau existe afin d’alimenter les sols et recharger la nappe phréatique,
  •  de créer une plateforme centralisée (hors Lattes) pour le traitement des boues « par compostage ou valorisation thermique en fonction d’un choix « coût/bénéfice »,
  • de créer une conduite permettant un transfert direct, sans manutention, ni transport des boues des stations directement vers la plateforme de traitement.

Il était également possible de poser des questions ou transmettre des commentaires au personnel de Montpellier Métropole, Eau Assainissement. J’en ai profité pour leur communiquer ma vision et poser des questions dont je n’avais pas pu obtenir au cours de l’enquête publique sur l’extension modernisation de MAERA par les commissaires enquêteurs ni de la direction eau assainissement, à savoir : « Comment sont traitées les lixiviats du THÔT (ancienne décharge de déchets ménagers à ciel ouvert) ainsi que les traitements des perméats qui sont acheminés par camions citernes à MAERA après les pré-traitements des lixiviats qui sont effectués à l’ISDND de Castries ? par ailleurs, est-ce qu’une recherche de polluants est effectuée sur les perméats avant l’envoie ou à la réception à MAERA ?. Mais aussi, existe-t-il des recherches ou un pré-traitement des PFAS (polluants éternels, très dangereux pour la santé humaine et dont les sites de la Mosson et du Lez y sont parmi des cinq les plus élevés de l’hérault) ?

DIAPORAMA : vues de la conférence-ateliers

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PFAS (Polluants chimiques éternels) : 5 sites dangereux dans l’Hérault

PFAS : des substances chimiques dans le collimateur

Les per et polyfluoroalkylées, plus connus sous le nom de PFAS, sont des substances aux propriétés chimiques spécifiques qui expliquent leur utilisation dans de nombreux produits de la vie courante : vêtements techniques, mousses à incendie, emballages alimentaires, etc. Extrêmement persistants, les PFAS se retrouvent dans tous les compartiments de l’environnement et peuvent contaminer les populations à travers l’alimentation ou l’eau consommée. La problématique des PFAS traversant largement les frontières, c’est aujourd’hui à l’échelle européenne que leur surveillance et leur évaluation sont menées.

Que sont les PFAS et où les trouve-t-on ?

Les substances per- et polyfluoroalkylées, également connues sous le nom de PFAS, sont une large famille de plus de 4000 composés chimiques. Antiadhésives, imperméabilisantes, résistantes aux fortes chaleurs, les PFAS sont largement utilisés depuis les années 1950 dans divers domaines industriels et produits de consommation courante : textiles, emballages alimentaires, mousses anti-incendie, revêtements antiadhésifs, cosmétiques, produits phytosanitaires, etc.

Ces substances chimiques sont très nombreuses et varient selon le nombre de carbones qui les constituent. Plus elles contiennent de carbone et plus elles sont persistantes dans l’environnement. L’une des sous-familles les plus connues sont le PFOA (acide perfluorooctanoïque) et le PFOS (sulfonate de perfluorooctane), ces derniers étant les plus persistants dans l’environnement.

Les aliments, en particulier avec les produits de la mer, constituent des sources conséquentes d’exposition de l’Homme à ces composés. Pour les aliments courants, les concentrations les plus élevées de PFOA et PFOS sont retrouvées dans les crustacés et les mollusques. L’eau destinée à la consommation humaine (EDCH) peut également être une source de contamination.

Au cours des dernières décennies, les perfluorés à longue chaîne carbonée ont été en partie substitués par des perfluorés à chaîne courte, plus mobiles dans les sols par exemple. Ces derniers restent néanmoins persistants et peuvent présenter un niveau équivalent de préoccupation.

Pourquoi appelle-t-on les PFAS les « produits chimiques éternels » ?

Les PFAS contiennent tous des liaisons carbone-fluor très stables. Ils varient selon la longueur de leur chaîne carbonée. Ces liaisons chimiques stables en font des composés chimiques très peu dégradables une fois dans l’environnement. C’est la raison pour laquelle on les surnomme parfois les « forever chemicals » ou « produits chimiques éternels ».

Pourquoi ces composés sont-ils préoccupants et quels risques présentent-ils pour notre santé ?

L’utilisation variée de ces composés chimiques, combinée à leur caractère très persistant entraîne une contamination de tous les milieux : l’eau, l’air, les sols ou encore les sédiments. Certains s’accumulent dans les organismes vivants et se retrouvent dans la chaîne alimentaire. D’autres, plus mobiles, sont transportés sur de très longues distances par l’eau ou l’air et peuvent se retrouver jusque dans les océans Arctique et Antarctique.

Nous pouvons ainsi être exposés aux PFAS dans notre environnement intérieur, parfois sur notre lieu de travail, à travers notre alimentation ou encore via l’eau potable que nous consommons.

Concernant les effets sur la santé, la toxicité de ces composés chimiques est multiple : ils provoquent une augmentation du taux de cholestérol, peuvent entraîner des cancers, causer des effets sur la fertilité et le développement du fœtus. Ils sont également suspectés d’interférer avec le système endocrinien (thyroïde) et immunitaire. Cet effet des PFAS sur le système immunitaire a récemment été mis en exergue par l’EFSA qui considère que la diminution de la réponse du système immunitaire à la vaccination constitue l’effet le plus critique pour la santé humaine.

Comment les PFAS sont-ils réglementés ?

Au niveau international

La convention de Stockholm, accord international (2001) visant à encadrer certains polluants organiques persistants, réglemente plusieurs composés de la famille des PFAS au niveau mondial : le PFOS est restreint depuis 2009 et le PFOA est interdit à l’import, l’export et à la production, depuis 2020. La famille de l’acide perfluorohexane sulfonique (PFHxS), ses sels et composés apparentés sont envisagés pour une inclusion prochaine dans ladite Convention.

Au niveau européen

En Europe, plusieurs actions sont en cours pour compléter la convention de Stockholm sur d’autres familles de perfluorés.

L’ensemble des initiatives européennes sur le sujet ont récemment été mises en avant dans la stratégie de l’Union européenne pour la durabilité dans le domaine des produits chimiques. Cette stratégie est le premier pas sur la voie de l’ambition «zéro pollution» pour un environnement exempt de substances toxiques annoncée dans le pacte vert pour l’Europe.

Via le règlement REACH 1907/2006

La stratégie mentionne spécifiquement les PFAS comme étant d’intérêt prioritaire pour la gestion des risques. Dans ce contexte, une restriction globale des PFAS, portée par 5 Etats membres – Suède, Norvège, Danemark, Pays-Bas et Allemagne – a été annoncée. Une analyse est en cours pour définir les contours de cette mesure d’envergure.

Réglementation dans les eaux de consommation

Les PFAS font partie des nouveaux paramètres introduits à l’occasion de la refonte de la directive européenne 2020/2184 du 16/12/2020 relative à la qualité des EDCH. Ainsi, 20 PFAS sont ciblés et une limite de qualité (0,10 µg/L) est fixée pour la somme de ces 20 molécules dans les EDCH. Un autre paramètre plus global, intitulé « PFAS (total) », est également introduit avec une limite de qualité associée de 0,50 µg/L.

Par ailleurs, le PFOS et ses dérivés figurent dans la liste des substances prioritaires de la directive cadre sur l’eau. Ils sont donc intégrés dans la surveillance et le contrôle des masses d’eau à l’échelle de l’Union européenne pour améliorer la qualité des eaux, tant au regard de l’état chimique que de l’état écologique. A l’échelle nationale, il faut se référer à l’arrêté du 25 janvier 2010 modifié établissant le programme de surveillance de l’état des eaux en application de l’article R. 212-22 du code de l’environnement. Dans ce cadre, le PFOS et plusieurs autres PFAS sont surveillés en France dans les milieux aquatiques depuis 2019.

Réglementation dans les matériaux au contact des denrées alimentaires

Certains PFAS sont utilisés dans la formulation des matériaux au contact des denrées alimentaires ou MCDA. Actuellement, il n’existe pas de liste définitive référençant l’ensemble des PFAS utilisés dans ces matériaux. Néanmoins, en 2020, l’OCDE a mené des travaux afin de lister l’usage de ces substances dans les MCDA. Ces substances sont principalement utilisées dans les emballages en papier/carton comme constituants de barrières étanches vis-à-vis des aliments, notamment liquides. L’Agence sanitaire allemande (BfR) a référencé 12 substances pour ce type d’application. Concernant les MCDA à base de matière plastique (règlement 10/2011), le sel d’ammonium du PFOA est autorisé comme additif technologique uniquement pour une utilisation dans des objets réutilisables. Cette substance est également répertoriée dans la liste ESCO (inventaire de substances utilisées par les Etats membres de l’Union européenne) pour un usage dans les encres d’imprimerie.

Quels sont les travaux menés par l’Agence sur ces composés ?

L’Agence a mené d’importants travaux sur les PFAS pour :

  • mieux comprendre les usages, les sources d’exposition (PDF) et la toxicité (PDF) de ces composés ;
  • élaborer des valeurs toxicologiques de référence pour certaines substances (PDF) ;
  • évaluer le risque associé au relargage de PFOA par les revêtements des ustensiles de cuisine antiadhésifs ;
  • établir un état des lieux de la présence de PFAS dans les ressources en eaux et dans l’eau destinée à la consommation humaine.

Parce que ces substances traversent les frontières et que leur surveillance et leur évaluation demandent des moyens financiers considérables, des études sont aujourd’hui menées au niveau européen et l’Anses est impliquée dans les comité d’experts en charge de l’évaluation de ces dossiers dans le cadre de REACH.

A ce titre, l’Anses et l’INSERM ont co-construit avec des partenaires européens un programme ambitieux de surveillance de nos expositions aux substances chimiques. Le programme européen de bio-monitoring HBM4EU inclut cette large famille de substances et a permis de définir la répartition des expositions en Europe. Les objectifs de HBM4EU sont multiples et permettront de répondre aux questions que se posent les régulateurs sur cette large famille : niveaux d’imprégnation des populations, développement de biomarqueurs et de méthodes analytiques, recherche sur les alternatives aux substances déjà interdites, etc.

Cinq sites pollués à un niveau dangereux dans l’Hérault

Les experts, interrogés dans le cadre de l’enquête, considèrent qu’une contamination est jugée dangereuse pour la santé quand elle dépasse les 100 nanogrammes par litre. Dans la cartographie interactive publiée par le quotidien français, 10 sites sont contaminés dans l’Hérault dont cinq à des niveaux dangereux (17.000 en Europe dont 2.100 à des niveaux dangereux). Ils présentent des concentrations de PFAS entre 500 à 600 nanogrammes par litre. Il s’agit du Vidourle au niveau de Marsillargues (574,8), du Lez à Lattes (574), le Pallas à Mèze (566), la Mosson à Villeneuve-lès-Maguelone (559,3) et le Salaison à Mauguio (537,4).

Au fur et à mesure que des données sur les effets des PFAS sont collectées, le tableau se noircit. Le Monde indique que cela peut passer par une diminution du poids des bébés à la naissance, de la réponse immunitaire aux vaccins chez les enfants, par augmentation des risques de cancers du sein ou des testicules ainsi que par une hausse du taux de cholestérol.

Les autorités sanitaires allemande, danoise, néerlandaise, norvégienne et suédoise ont déposé mi-janvier auprès de l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) un projet visant à bannir ces composants, appuyé par d’autres pays dont la France qui a récemment présenté son propre “plan d’action”. Un plan jugé trop timide et trop lent par France nature environnement.

Carte des lieux cités dans l’article

Liens utiles à consulter

https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2023/02/23/polluants-eternels-explorez-la-carte-d-europe-de-la-contamination-par-les-pfas_6162942_4355770.html 

https://pfasproject.com/pfas-sites-and-community-resources/

 




Hommage à Martine Petitout, la combattante

La presse locale de l’agglomération de Montpellier-Métropole nous apprend que Madame Martine Petittout-Ourniac est décédée le 13 mars 2023 à l’âge de 72 ans. Ses obsèques seront célébrées ce vendredi 17 mars 2023 au Centre funéraire de Grammont à partir de 14h30.

A l’Observatoire des Déchets, de l’Environnement et de la Santé (ODAM) nous pésentons à sa famille et à ses amis nos condoléances les plus attristées et l’assurance de notre considération la plus haute que nous puissions exprimer à notre marraine, elle qui est à l’origine de la création de l’ODAM et lui a apporté le parrainage de l’Association des Contribuables de l’Hérault (ACH34).

La maladie l’a emportée, nous continuons le combat contre le mésemploi de nos contributions, notre argent.

Au moment où de lourdes accusations pèsent sur l’état des finances de Montpellier (voir l’Agglorieuse), le dècès de Madame Petitout est d’autant plus ressenti “l’endettement de la ville aurait quasiment triplé en 3 ans” ! Qui aurait pu reprendre le flambeau tombé à terre du fait de la maladie. La moisson est abondante, les ouvriers peu nombreux.

Le CA de l’ODAM

 




Plan national de résorption des décharges littorales …

PLAN NATIONAL DE RÉSORPTION DES DÉCHARGES LITTORALES PRÉSENTANT DES RISQUES DE RELARGAGE DE DÉCHETS EN MER

https://www.ecologie.gouv.fr/berangere-abba-presente-au-havre-plan-national-resorption-des-decharges-littorales-vendredi-18

Liste des décharges littorales à risques de relargage de déchets en mer soumises aux aléas érosion et/ou submersion marin : Dossier de presse :

https://www.ecologie.gouv.fr/sites/default/files/2022.02.18_DP-Decharge-littoral.pdf

 La résorption de l’ancienne décharge du THOT, située sur la commune de Lattes, dépend toujours du bon vouloir de Montpellier Métropole…, et malgré cela :

Bien qu’il y ait une opportunité à saisir suite au dispositif d’accompagnement financier de l’État, pourquoi le site du THOT EST-IL TOUJOURS OUBLIE ?

Comment ne pas dénoncer le fait que l’on s’est moqué des citoyens pendant plus de 40 ans lorsque cette décharge était opérationnelle et que ça continue encore aujourd’hui, en particulier pour les habitants de Lattes et Villeneuve-lès-Maguelone car leurs territoires sont directement impactés ?

Les habitants et associations de ces villes se sont pourtant mobilisés afin de dénoncer sa gestion catastrophique, voire irresponsable de cette ancienne décharge, mais sans être écoutés.

Depuis 2008 les habitants et/ou associations ne sont plus autorisés de s’occuper de ce qui les regarde pour le suivi de sa réhabilitation puisque la CSS (Commission de Suivi de Site) a été supprimée.

Malgré le courrier adressé au Préfet de l’Hérault le 15 Juin 2020, signé ou cosigné par 10 associations environnementales afin de la rétablir et malgré deux relances (4 Décembre 2020 et 15 Septembre 021) destinées au Préfet, nous n’avons reçu aucune réponse à nos requêtes (La préfecture ayant fait suivre nos courriers à la Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement-Unité Départementale de l’Hérault « DREAL-UD34 » pour instruction) … On peut supposer quelles sont toujours en cours d’instruction ?…

LE PARADOXE :

Questionnée par une association représentative de notre Région, il a été demandé à la DDTM34 pourquoi la décharge du Thôt n’était pas dans la liste, voilà sa réponse :

« C’est parce qu’un des critères du plan est une distance de 100 mètres du trait de côte, ce qui n’est pas le cas de la décharge du Thôt qui est au ras des étangs ».

Alors que la DDTM34 n’a pas documenté la Préfecture depuis plus d’un an suite à nos courriers, cette réponse est, à la fois, INADMISSIBLE et INCOHERENTE si l’on tient compte du lieu, des négligences de gestion, de la superficie, de la nature des déchets stockés et de la dangerosité de cette ancienne décharge et sa proximité avec l’étang de l’Arnel et de la Méditerranée.

ET POURTANT, voici ce que dit la loi relative à l’aménagement, la protection et la mise en valeur du littoral du 25 août 2022 :

Elle concerne plus de 1 200 communes riveraines des mers et océans, des étangs salés, mais aussi des plans d’eau intérieurs d’une superficie supérieure à 1 000 hectares, d’estuaires ou de deltas. Face à la pression urbaine, aux phénomènes d’érosion ou de submersion marine subis par ces territoires, elle tente de concilier préservation et développement du littoral.

A noter que plusieurs des 55 décharges déjà recensées sont beaucoup moins dangereuses que les relargages toxiques vers l’étang de l’Arnel via la Méditerranée, les cours d’eaux de proximité et de la zone humide « Natura 2000 » par le site du Thôt.

J’ai suivi les aberrations de la gestion opaque, voire irresponsable du site du Thôt depuis 1971 à ce jour. Compte tenu du volume important et nocif des déchets stockés sur ce lieu (zone humide « Natura 2000 » à proximité de trois cours d’eau et de l’étangs de Arnel), je considère qu’elle doit faire partie des décharges de déchets ménagers des plus polluées de France et des plus dangereuses sur le plan environnemental.

L’ancienne décharge à ciel ouvert du Thôt est située en plein marais en zone sensible (altitude entre -0 et 1 mètre), ou il a été déposé des déchets dangereux qui présentent un danger spécifique pour l’homme et l’environnement. On y constate des dépôts dès 1965 malgré son officialisation en 1967, jusqu’à son arrêt en 2006, sans aucune sécurité d’étanchéité membranaire en fond de site permettant de capter les lixiviats.

Il a été stocké sur cette décharge de 52 hectares sur 32 mètres de hauteur (alors que sa hauteur ne devait pas dépasser 2,50 mètres) une quantité extrêmement importante de produits très toxiques et microbiologiques et une formation très volumineuse de lixiviats. Faits aggravants, elle est située sur une zone inondable et très proche de trois cours d’eaux, la Mosson, le Rieucoulon et le Lantissargues).  Elle se trouve également sur une zone humide d’un site classé « Natura 2000 », à proximité de l’étang de l’Arnel qui peut ou pourrait éventuellement recevoir des transferts d’eau contenant des toxicités chimiques en provenance de ce site (instabilité de la décharge et avec son affaissement sous le poids de la masse des dépôts et/ou transfert par la rivière Mosson lors d’une inondation du Rieucoulon, du Lantissargues ou de la Mosson).

Avec l’évolution des effets des dérèglements climatiques, elle est également sous la menace d’une élévation du niveau marin et des étangs permettant un impact direct sur le pied de cette ancienne décharge, surtout lorsqu’il y a concomitance avec une crue en amont (par la Mosson, le Rieucoulon, ou le Lantissargues, ce fut le cas en 2002 puisque le pied de la décharge était sous les eaux avec la noyade de plusieurs animaux de la SPA qui se trouvait alors sur ce site.

Devons-nous laisser aux générations futures cette “bombe environnementale à retardement” ?

Les enjeux de santé, ne sont-ils pas liés à notre environnement pour notre présent et notre futur ?

Le sol est une ressource naturelle non renouvelable à l’échelle humaine. Il est menacé par l’érosion, la contamination, la baisse de la biodiversité, le tassement, la salinisation, l’artificialisation, les inondations…

OUI, la décharge du THOT située à Lattes doit impérativement être prise en compte pour la sécurité environnementale dans les meilleurs délais.

Survol du littoral de Palavas

Lattes le 29 Novembre 2022
Jacky Chanton
ODAM : (Observatoire indépendant des déchets, de l’environnement et de la santé de Montpellier-Métropole)




Lutte contre les risques de pollution en mer

LA DECHARGE DU THÔT NON PRISE EN COMPTE ET AUCUNE ACTION POSITIVE DE MONTPELLIER METROPOLE OU DE LA DDTM34 (Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement-Unité Départementale de l’Hérault « DREAL-UD34 ») POUR SAISIR CETTE OPPORTUNITE.

Le Ministère de la Transition écologique, conscient de l’urgence à intervenir sur les sites fortement exposés aux risques de submersion marine et d’érosion du trait de côte, s’engage aujourd’hui dans un programme décennal complet de résorption de ces décharges littorales.

Notre littoral à Palavas




De qui se moque-t-on ?


Bioseau 2022

La question “de qui se moque-t-on” s’est posée pour la diaine de citoyens réunis le 29 décembre 2022 à la salle “Pelloutier” de la Coupole Sud du 15 place Zeus à Montpellier.

En qualité de membre du Conseil de quartier Centre, j’ai reçu un courriel (mail) daté du 23 décembre 2022 19h44 (je cite) :

« Monsieur,

De nombreuses évolutions se dessinent en matière de collecte des déchets. Elles correspondent à de nombreux engagements pris devant les Montpelliérains : hausse de la collecte des bacs jaunes et donc hausse du tri sélectif, zéro déchets au sol.

Avant la mise en place, le 4 janvier prochain, Montpellier Méditerranée Métropole convie les conseils et comités de quartier concernés à une réunion d’information :

Jeudi 29 décembre de 18h à 19h30, à la salle Pelloutier, située à La coupole Sud 15 place de Zeus Montpellier.

Cordialement,».

Le tout signé par la Direction des Relations institutionnelles et de l’Évênement (tel. 04 67 34 71 31) quecequsa ?

Je suis arrivé à 17h55 et découvre une immense salle et une dizaine de personnes éparpillées dans les cinq premiers rangs de la rangée centrale. Sur l’écran, un message “La collecte des déchets évolue dans le centre de Montpellier et les faubourgs” et l’identité des deux intervenants Jean-David Cadet et Karl Abram. 

18h25 La salle s’énerve

Sur l’estrade, on s’interroge. Je brandis la convocation et précise que la réunion était convoquée pour 18h00, ce que nos intervenants semblent ignorer ?

Dans la salle, on demande où sont les élus ? Où est Monsieur François Vasquez ? En congés ? Mauvaise réponse ! La salle s’énerve : on nous a convoqués un 29 décembre, en pleine période de congés, c’est irresponsable. Ces gens sont payés sur nos impôts locaux, sur une Taxe d’enlèvement des ordures ménagères, dans une ville ravagée par la saleté de ses rues et de ses squares, par les travaux qui défoncent les rues.

Les deux intervenants se présentent et tentent d’imposer leur conduite des exposés. La salle s’énerve et les invectives fusent.

Je me présente comme Président de l’ODAM, secrétaire du comité de quartier “Figuerolles autrement”, membre du comité de quartier Centre et membre du Conseil de développement de Montpellier-Métropole (CODEV). Je cite la saleté qui règne sur la placette du Mas-de-Merle de la Cité Gély ! Un espace vert qui sert de dépôtoir et des poubelles absentes. Je quitte la salle rejoint pas deux autres participants.

Nous n’en resterons pas là !

Votre Président
Raymond GIMILIO




Le soleil sait chauffer l’eau : zéro gaz, zéro CO2

L’ODAM, par principe, n’est lié statutairement à aucune entité politique, industrielle ou commerciale. Cependant, le domaine traité ici est fondamental pour notre avenir. Nous n’hésitons pas à citer un industriel unique en France et ses première grandes réalisation. Plus de gaz mais un carburant gratuit, plus d’émission de CO2. Seulement un investissement dans du matériel et son entretien.

Nous sommes des écologistes INDEPENDANTS.


Le soleil sait chauffer l’eau, nous ne l’utilisons pas !

Les panneaux solaires thermiques ne sont pas une nouveauté mais ils ont été mis de côté comme solution de capture d’énergie solaire. On a vu fleurir les centrales thermiques diverses (atomiques, au gaz ou au charbon, etc.) pour produire de l’énergie électrique et chauffer de l’eau avec cette électricité. La crise énergétique qui frappe l’Europe nous amène à réfléchir sur nos paradigmes, notamment sur notre manière de chauffer de l’eau. Le rayonnement de la naine jaune que nous appelons le Soleil nous apporte, entre autres, de l’énergie. Ce rayonnement traverse l’atmosphère et la troposphère entre l’ultra-violet et l’infrarouge. La lumière nous éclaire, l’infra-rouge nous chauffe. Faisons-nous l’effort d’utiliser cette énergie gratuite ? Nous préférions utiliser l’atome et les combustibles fossiles dont le gaz naturel.

Logo réduit 300x93
Logo société NewHeat réduit 300×93

Une équation très simple : nous ne consommons que 17% en gaz d’origine russe (8% aux dernière nouvelles 6/09/2022). Les statistiques officielles nous disent que 47% de la consommation du gaz sert à chauffer de l’eau ! C’est la société NewHeat qui nous le dit ci-dessous :

« L’utilisation d’énergie sous forme de chaleur est le premier poste de consommation d’énergie primaire dans le Monde et en représente environ 47%. Cette énergie thermique dépend aujourd’hui à 80% des énergies fossiles.
Leur substitution par des énergies renouvelables est un enjeu prioritaire pour réduire les émissions de CO2. La sobriété énergétique et l’utilisation de l’énergie solaire, ressource locale, inépuisable et compétitive apporte une réponse durable à la pérennisation des activités humaines.
Source : European Technology Platform on Renewable Heating and Cooling (RHC : 2017), basée sur les statistiques Eurostat et les calculs de l’AIE : 
Les EnR dans la consommation finale d’énergie de l’UE (2017) »

Graphique utilisation énergie
Graphique utilisation énergie de ETPRHC

La France commence, modestement, à s’équiper en centrales thermiques solaires et NewHeat fait partie des industriels qui équipent des consommateurs d’eau chaude dans l’industrie, l’urbain et l’agriculture. Citons le chauffage d’une partie de Narbonne (près de chez nous : EMASOL, ) et de Pons (en Charentes-Maritimes : EMASOL, m.e.s. le 21 juin 2021).

Réseau de chaleur urbain © NewHeat
Réseau de chaleur urbain © NewHeat

A propos de Narbonne, NewHeat déclare :

« Aujourd’hui, toutes les collectivités qui veulent décarboner massivement les consommations de leurs villes doivent penser à créer un réseau de chaleur, du solaire thermique ou d’autres moyens de production de chaleur renouvelables. »
Hugues Defréville, président de Newheat, constructeur de la centrale »

A quand une telle réalisation à Montpellier-Métropole ?

Ça n’est pas une fiction, ça existe à Narbonne (cliquez ce lien) et à Pons (cliquez ce lien). Á quand ici, à Montpellier, dans l’Hérault, en Occitanie ? Vu le prix du gaz ?

Installation de chauffage industriel
© NewHeat Installation de chauffage industriel

NewHeat chauffe aussi avec le Soleil des installations agricoles. 

Installation de chauffage agricole
© NewHeat Installation de chauffage agricole

Solaire à tous les niveaux

L’énergie solaire est gratuite, pas les infrastructures. Leur coût varie selon l’importance de la population à desservir. Mais, vu le prix du gaz le coût devient attractif. Tant pis pour les grands producteurs et négociants de gaz « naturel ». Notamment GazProm (cliquez pour voir). Mais il faut faire vite, l’automne approche.

Chauffe-eau maison individuelle

Il existe cependant un niveau qui est à la portée d’un bon bricoleur : un chaufe-eau solaire individuel pour une maison individuelle. Des constructeurs existent, nous sommes en train de les consulter.

L’installation comporte un panneau captant la chaleur dans un serpentin, un ballon d’accumulation d’eau chaude calorifugé relié par des tuyaux, un raccordement au chauffage traditionnel et un système de régulation pour éviter les surchauffes.

Chauffe-eau solaire pour habitat collectif

Dans une copropriété, la production d’eau chaude sanitaire et même un apport au chaufage central sont disponibles. Á ce niveau, on passe au chauffage urbain industriel (voir ci-dessus).

En conclusion : une énergie propre zéro CO2, zéro gaz consommé !!!

Nous sommes en retard en France, désepérément en retard mais il n’est jamais trop tard pour bien faire. Il y une urgence vitale à priver Poutine de son joujou de guerre. Il vend son gaz à la Chine qui nous le revend 4 fois son prix ! Abject !

Raymond GIMILIO
Président de l’ODAM
Conseiller au développement de Montpellier-Métropole (CODEV)




A L’OMBRE DE SON BETON MONTPELLIER ARTIFICIALISE …

A L’OMBRE DE SON BETON MONTPELLIER ARTIFICIALISE SES SOLS ET AGGRAVE LE RISQUE INONDATION.

Depuis cinquante ans on est passé de l’insouciance à l’incompétence et maintenant de l’incompétence à l’inconscience.

Les recommandations des associations et des citoyens n’ont pas été prises en compte par les élus majoritaires du District, de l’Agglomération et de la Métropole.

DES INDICATEURS ET DES CHIFFRES SUR L’ARTIFICIALISATION DES SOLS DU BASSIN VERSANT DU LEZ :

Indicateurs pour mesurer la consommation des espaces, l’étalement urbain et les échanges entres classes d’occupation des sols pour la période 01/2009 à 01/2021.

L’observatoire de l’artificialisation vise à documenter les données utiles au suivi de l’artificialisation des sols et de la consommation d’espace.

Voir tableau joint avec le hit-parade de l’artificialisation des villes traversées par le fleuve Lez.

LES RISQUES DE L’INTENSIFICATION DE L’URBANISATION :

L’enjeu est important puisque l’attractivité des territoires est subordonnée à la politique d’aménagement et doivent être adaptées aux phénomènes hydrosédimentaires entraînant l’érosion du littoral, à la disponibilité en eau potable et de toutes les infrastructures (gestion des déchets, propreté, assainissement, gestion du pluvial, routier, qualité de l’air…) ou encore à la réduction du risque d’inondation compte tenu de la vulnérabilité de la basse vallée du bassin hydraulique du Lez et de la Mosson.

La basse plaine du Lez concentre à elle seule 65% de la population et 85% du bâti exposés. Autrement dit, c’est la pérennité du système « eau-territoire » qui est menacée par l’aménagement irrationnel de l’espace et peut provoquer un manque d’eau en période de sécheresse ou le trop d’eau en période de pluies (période de pluies de type cévenol).

L’adaptation au dérèglement climatique en cours est urgente et nécessaire, or celle-ci, n’est pas, ou mal prise en compte dans sa globalité par la Métropole de Montpellier.

DISPARITES DES COMMUNES EN AMONT PAR RAPPORT AUX COMMUNES EN AVAL :

L’intégration du risque inondation dans les projets de territoire sur les communes en aval est plus complexe qu’à l’amont compte tenu d’une urbanisation importante sur des zones d’expansion des crues habitées. Pourtant la ville de Montpellier, le District, l’Agglomération et aujourd’hui, la Métropole, ont considérés le sud de Montpellier et Lattes en particulier, comme « UNE POUBELLE METROPOLITAINE ENVIEE »

« POUBELLE » car aucune commune de 3M ne subit autant de pollutions (Gestion des déchets, station d’épuration, Doublement autoroute A9, passage LGV, Inondations…)

Depuis 1967, sur un site « Natura 2000 », à proximité de deux cours d’eau et de l’étang de l’Arnel, il a été stocké sur l’ancienne décharge du Thôt (52 hectares), Commune de Lattes, une quantité extrêmement importante de produits très toxiques et microbiologiques, en plein marais et sans aucune sécurité d’étanchéité membranaire en fond de ce site. Après une gestion catastrophique, voire irresponsable, lors de son arrêt le 30 Juin 2006, la hauteur de cette décharge était de 32 mètres alors qu’elle ne devait pas dépasser 2,50 mètres et qu’elle n’a jamais respecté la réglementation en vigueur.

Aujourd’hui sous les effets du dérèglement climatique, elle est sous la menace d’une élévation du niveau marin et des étangs, ce qui permettrait un impact direct sur le pied de cette ancienne décharge avec les conséquences de pollutions que l’on peut imaginer. Pourtant on constate un déni de réponse sur cette possibilité par l’autorité préfectorale et les élus locaux.

« ENVIÉE » de par sa position géographique entre Montpellier et la Mer, son important territoire plat, cultivable, diversifié et sa proximité avec les grands axes routiers. Dès 1980, ce fut un axe rêvé par Raymond Dugrand et Georges Frêche. L’idée était de ne plus étendre Montpellier vers les garrigues et le nord pour l’orienter vers le sud, c’est-à-dire vers le grand courant d’échanges Est-Ouest et le port de Sète. Cette obsession s’est concrétisée avec l’axe d’Antigone, puis avec Port-Marianne et, enfin, avec le projet de l’avenue de la Mer. C’est la porte vers les nouveaux moyens de transport : autoroute, TGV et transport aérien.

CREER UNE RELATION PLUS DIRECTE DANS LES PROJETS CITOYENS ET INSTITUTIONS :

Suite aux importantes réalisations ou investissements couteux et non efficaces par l’Agglomération/Métropole, nous sommes maintenant devant l’évolution d’une certaine inconscience des décideurs avec d’autres projets qui vont mettre nos communes et notre littoral dans une situation environnementale critique et permettre d’aggraver la détérioration de notre qualité de vie et de notre santé.

Afin d’éviter de telles situations, pourquoi n’implique-t-on pas les citoyens dans les actions publiques urbaines ? Ils permettraient aux habitants de valider le bien fondé des projets, et pour les collectivités de s’assurer de leurs adhésions. Aujourd’hui la démocratie participative n’existe pas puisque les populations locales impactées n’ont jamais été écoutées.

– La station d’épuration « MAERA »

L’ancienne station a été réhabilitée en 2006 avec le choix pour un rejet en mer après traitement, à 20 km de cette station et à 11 km en mer. Depuis, elle pollue en permanence la Méditerranée et le Lez après de fortes pluies. Alors qu’elle n’a pas bénéficié des adaptations nécessaires à son bon fonctionnement, malgré ce constat et contrairement à ce l’on pouvait attendre, la Métropole a fait connecter des villes, même hors du territoire Métropolitain, permettant d’aggraver les problématiques, car au lieu de la réactualiser et de prévoir la mise en place du recyclage et la réutilisation des eaux après un traitement secondaire (très ancienne demande citoyenne mais non écoutée. Il en est de même pour l’enquête publique relative à son extension).

A contre sens de l’intérêt général et pour cacher ses déficiences, Montpellier Métropole projette son extension alors que le bon sens voudrait de créer une station d’épuration performante au Nord-Est, voire une autre au Nord-Ouest de Montpellier en regroupant des villes de proximité avec recyclage et réutilisation des eaux, là où le besoin en eau recyclée existe. Aujourd’hui, c’est « un boulet environnemental » supplémentaire pour la ville de Lattes en zone inondable et proche des habitations.

– La gestion des déchets

Montpellier Métropole est dans l’incapacité de traiter efficacement et économiquement ses propres déchets de son territoire depuis la fermeture du Thôt. La construction contestable d’une usine de tri mécanique « AMETYST », c’est le constat d’un dossier accablant pour les Collectivités locales, avec des promesses non tenues, un échec technique, environnemental et financier, dangereux pour la santé des habitants et des personnels des entreprises de proximité (et là encore les citoyens et associations environnementales n’ont pas été écoutés, même avec une pétition qui avait récolté plus de 5 000 signatures).

– Le doublement de l’autoroute A9

Au lieu de la doubler(A709) puisqu’elle n’empêche pas les bouchons aux entrées de Montpellier, le bon sens aurait voulu de faire le contournement autoroutier de Montpellier à partir d’un lien entre

l’A750 au Nord de Montpellier vers l’A9, l’un à l’est et l’autre à l’Ouest et permettre des entrées et sorties dans la ville (et encore une fois l’enquête publique n’a pas répondu aux demandes et souhaits des habitants et associations).

Prévention des inondations et de l’artificialisation des sols.

Depuis la création du chenal de la Lironde sur la commune de Lattes, il est dit que Lattes centre est à l’abri d’une crue du Lez à 1200m3/s, voire 1500m3/s, une véritable imposture suite aux surfaces bâties et de l’artificialisation des sols des villes en bordure du Lez.

Aucune étude globale du bassin versant du Lez/Mosson n’a été diligentée « de sa source à son exutoire en mer en la complétant par une étude de gestion comprenant les étangs Palavasiens.

La question qui reste posée (la même que celle qui a été émise lors de l’enquête publique) : Est-ce que le chenal de la Lironde a été réalisé afin de protéger les Communes de Montpellier sud, Lattes Centre, Pérols et Palavas d’une inondation ou bien de permettre une urbanisation intensive de Montpellier sud vers la Mer « Port Arianne – ODE à la Mer » ?.

– Extension de l’urbanisation de Montpellier Sud vers la Mer.

Les conséquences environnementales à risques par les surfaces bâties de Port Mariane :

Cette zone urbanisée est et sera impactée à la fois, par les pollutions de l’A709, nuisances aux bruits et qualité de l’air et par ailleurs, par le risque d’inondation puisqu’elle est soumise aux effets du pluvial en provenance du Millénaire-Grammont et des débordements du Lez et/ou de la Lironde. Ce sont les conséquences de l’imperméabilisation du bassin du Lez en amont, de l’importance des surfaces bâties (doublement A9, LGV) et l’anthropisation de Port Marianne.

Une fois ces programmes, d’une superficie de 400 hectares achevés, Port Marianne comptabilisera à terme 15 000 logements soit environ 50 000 équivalents habitants et représentera entre 15 et 20% de la population de Montpellier.

Dans ce contexte, sous les effets de l’urbanisation galopante de Montpellier, Agglomération Métropole, en particulier sur Montpellier sud, Lattes et Pérols, de l’importance des surfaces bâties et l’imperméabilisation des sols, l’aggravation de la vulnérabilité humaine face aux risques d’inondations est à envisager.

Lors des inondations de Septembre 1976 de Lattes centre, la zone de Richter jusqu’au droit du pont de l’autoroute A9 a servi de bassin de rétention en permettant de réduire considérablement l’intensité de la crue de référence en minimisant l’impact de la crue sur le territoire de Lattes. Aujourd’hui, le risque d’inondation est aggravé suite aux nombreuses surfaces bâties et artificialisées des sols de port Marianne qui sont devenus des accélérateurs de crues.

Ce danger est tout particulièrement présent en zone littorale, du fait d’une concentration de facteurs convergents « érosion côtière, forte pression démographique et environnementale, élévation du niveau marin, épisodes cévenol, contraintes touristiques, … ».

Plusieurs menaces pèsent sur les populations des littoraux : l’une d’elles est l’élévation du niveau des océans causée par la dilatation de l’eau sous l’effet du réchauffement climatique et la fonte des glaces au Groenland et en Antarctique ( qui fera monter plus vite que prévu le niveau des mers ).

ODE à la MER Acte 1 et 2 se développe au sein d’un périmètre d’environ 288 hectares sur les communes de Lattes et de Pérols.

Son programme global prévisionnel de constructions comprend 900 000 m² de Surface Plancher nouvelles, réparties de façon prévisionnelle comme suit :

6 à 8000 logements, soit entre 18 000 et 24 000 habitants ou encore, environ 25 000 équivalents habitants par les diverses attractivités des commerces et activités diverses (CARREFOUR, AUCHAN, L’ARENA, FOIRE EXPOSITION, REGION) et dans l’attente de l’enquête publique pour l’acceptation ou non du STADE DE FOOT. L’excès de population par une fréquentation anarchique de ces lieux, qui pourrait conduire à la dégradation des paysages, à des atteintes aux milieux naturels et aux sols, à l’existence de conflits d’usages (routier, qualité de l’air, usage des parking…).

  • 155 000 m² de bureaux et d’activités,
  • 138 000 m² de commerces, en renouvellement des surfaces existantes (+/- 5%),
  • 45 000 m² d’équipements publics.

L’acceptation de promouvoir une urbanisation intensive sur un territoire aussi proche de la bande littorale la fragilise. La volonté de Montpellier Métropole d’anthropiser la zone de Montpellier sud vers la mer, actée à différents niveaux de décision et reliée à la conscience de chacun, cette urbanisation doit interroger les acteurs de ce processus.

Le choix du Président de Montpellier Métropole qui veut imposer le stade Nicollin sur Pérols « Ode Acte1 ». De par sa position géographique, ce lieu est particulièrement sensible aux aléas de pollutions diverses, en particulier par l’anthropisation de cette zone qui cumule déjà de nombreux commerces et structures en direction de la mer.

Qu’il s’agisse de ceux qui le décident (Delafosse et Nicollin, pour le choix du lieu du stade de foot) qui en bénéficient et ceux qui qui le subissent (les habitants de Montpellier sud, Lattes, Pérols ainsi que la zone littorale), il est nécessaire d’appréhender ce que les décideurs sociaux, économiques et politiques en pensent (les élus de 3M).

Le projet Ode à la Mer « Ode Acte 2 » tel qu’il est proposé, complète cette incohérence avec le risque d’inondabilité, la dégradation de la zone humide de l’Estanel et les conséquences négatives des pollutions générées par un réseau routier saturé, un impact calamiteux pour la ville de Lattes et de notre littoral, un déficit écologique et une détérioration de notre qualité de vie sans précédent.

– LES STRATEGIES POUR UN DEVELOPPEMENT TERRITORIAL DURABLE

Réfléchir à un projet de territoire mixant toutes les thématiques de préservation et de valorisation des ressources au regard du développement et partagé.

Adosser une stratégie foncière globale pour mettre en oeuvre le projet de territoire.

Réfléchir à la mutabilité et à la réversibilité des aménagements.

Mettre les habitants au coeur de projets valorisant la sobriété foncière, c’est :

Sensibiliser puis convaincre les citoyens de l’intérêt de la sobriété foncière en les invitant à imaginer collectivement et différemment leurs territoires.

S’assurer que les projets répondent aux besoins des usagers, présents et futurs, sans oublier les enjeux environnementaux et de sobriété foncière.

Mais également…

De permettre aux habitants de s’approprier plus directement les projets, pour qu’ils comprennent les enjeux de sobriété, quels que soient l’échelle et le périmètre des projets.

De créer une relation plus directe dans les projets entre citoyens et institutions pour qu’ils convergent vers des objectifs vertueux.

C’est aussi d’associer les habitants à la réalisation, au suivi et à l’évaluation des projets, pour qu’ils deviennent acteurs et participent, à leur niveau, à l’objectif de sobriété.

L’ADAPTION DE NOTRE TERRITOIRE AU DEREGLEMENT CLIMATIQUE EST UNE PRIORITE

L’élévation du niveau marin en cours et le phénomène de l’érosion côtière (ou retrait du trait de côte) nécessitent d’adapter l’aménagement du littoral au changement climatique.

Avec des périodes de sècheresses et de pluies de plus en plus fréquentes et de plus en plus intenses, l’adaptation de notre territoire à ces changements est une priorité.

Lattes le 15 Septembre 2022
Jacky Chanton




Les pines jaunes ou blanches

La vignette Crit’Air n’est pas un outil technique permettant de prévenir la pollution des voitures à moteur thermique. C’est un outil politique destiné à faciliter la mise à la casse de ces véhicules au profit de véhicules à moteur électrique jugés, à tort, moins polluants. Le prix de ces véhicules est prohibitif pour un salarié modeste qui doit se déplacer pour aller travailler, les batteries ne sont pas produites en France mais dans la lointaine Chine où a été délocalisée la production et la pollution qui va avec.

Un bel enfumage !

Le classement est fait sur l’année de mise en circulation ! Avec la complicité des communes ZFE. Comme par exemple, à Montpellier-la-Surdouée.


1 – Empignolage à Montpellier

Les rues de Montpellier sont devenues impossibles pour les automobilistes. Le motif : le foisonnement de barrières de pines blanches ou jaunes dressées fièrement au milieu des rues et intedisant la circulation. Il y en a partout ! Des blanches ou des jaunes. Nous sommes des automobilistes en colère ! Tout est fait pour nous empêcher de circuler dans Montpellier et bientôt dans la Métropole. Vous avez l’habitude d’emprunter un itinéraire, vlan : une haie de pines se dresse, barrant la rue en entier ou laissant une voie en sens inverse de celui dans lequel vous voulez vous engager. Là où des pines ont été jugées trop faciles à violer, ce sont des blocs de béton qui barrent la route ! Impossible de sauter ou de passer par dessus. Alors, on cherche un itinéraire de déviation. 

La route de Lavérune est un exemple de ce fatras. Vous venez de Figuerolles, vous avez emprunté la rue du Faubourg mise en sens unique sur 300 m pour vous rendre au centre commercial Estanove ches votre pharmacien. Vous arrivez au carrefour avec la rue des Chasseurs et pan ! Route barrée, vous êtes dévié à droite, vous vous engagez dans la Chamberte. Impossible d’emprunter la rue des Chasseurs, elle est barrée ! Il faut connaître le quartier pour anticiper un passage ailleurs ! 

Ne manquons pas le petit théatre de l’extrémité sud du boulevard Gambetta ni celui de la rue Saint-Louis condamnée aux automobilistes

2 – L’excuse écologique

Nos écolos-peau-de-lapin mettent en avant l’apaisement de la circulation et la vélorution. Il faut une écologie répréssive anti-automobiles ! Il faut emmouscailler celui qui prétend consommer du carburant fossile : les hydrocarbures (essence super, super 85, gazole, etc.). L’opportunité s’appelle Zones à faible émission et vignette Crit’air. Nous penchons pour Zone à fort enfumage.

2.1 Zones à faible émission

Les zones à faible émission sont, sur le principe, vertueuses ? En réalité, elles visent à interdire l’accès des centres villes à des automobiles jugées polluantes ou dont on veut le remplacement forcé ! Anciennement dénommée en France « zone à circulation restreinte » (ZCR), l’ancienne dénomination était très parlante. Cette appellation a été écoblanchie (écoblanchiment ou greenwashing), c’est à dire modifiée pour faire croire aux contribuables et citoyens automobilistes qu’on lutte pour le sauvegarde du climat de la planète en empêchant les mauvais véhicules anciens, polluants, de circuler bientôt ! On oublie de dire qu’il existe en France le contrôle technique des véhicules à moteur qui mesure, entre autres, le taux de pollution ou émissions à l’échappement. Les normes existent, vous pouvez les consulter. Elles sont très sèvères et, sauf complaisance impossible du contrôleur, elles suffisent à éliminer les voitures poubelles. Compte-tenu de la faible présence des forces de l’ordre sur nos routes, il nous arrive de croiser ou de suivre des poubelles crachant une fumée noire inquiétante et toute illégalité. On en voit dans certains quartiers de Montpellier.

2.2 La vignette Crit’Air

L’autorisation de circuler dans les zones à faible émission (ZFE ou à circulation restreinte) est liée à l’apposition sur le parebrise de la voire (dans un coin inférieur) d’une vignette délivrée par le Ministère de la Transition écologique … Le site vous questionne sur votre carburant. Problème : le bioéthanol ne figure pas dans la liste ! Pourtant ce carburant existe distribué par des pompes (peu nombreuses mais ayant pignon sur rue). Comme ont pignon sur rue et consultables sur Internet les boîtiers de contrôle à faire poser sur votre véhicule à essence (non gazole), boîtiers homologués officiellement avec la liste des professionnels agréés. Passons ! Il existe un tableau officiel des classements, consultez le.

Un de mes amis possède une voiture Renault Clio 2 en parfait état mécanique. Il s’est vu attribuer une vignette Cirt’Air niveau 3. Il roulait à l’essence super dans une voiture datant de 2004. Une horloge régulièrement entretenue, contrôle technique en règle.

Un autre ami possède un véhicule Dacia diesel mis en circulation en 2012. On lui a attribué une vignette niveau 2. Les deux amis ont parcouru environ 190.000 km et pour rien au monde ne changeraient de voiture. Ils sont en règle sur le contrôle technique et entretiennent leur voiture. La Renault Clio au bio-éthanol (boîtier Biomotors) émet 50% de CO2 en moins que si elle roulait au super98. La Dacia est dépolluée !

Logo Biomotors

Une proposition de loi est dans les tuyaux pour supprimer les ZFE, argumentant que seuls les plus riches peuvent de payer des voitures neuves et circuler dans les ZFE. Les ZFE contreviennent au principe d’égalité des citoyens et à liberté de circulation ! Nous sommes contre l’enfumage.

Nous ajoutons que la vignette Crit’Air va porter préjudice à l’activité ReNew d’un de nos grands constructeurs nationaux qui fait de la publicité sur les ondes pour ses véhicules d’occaion rénovés, vendus comme neufs !

3 – La folie des grandeurs

Les écolos Canada Dry et leurs amis écolos-peau-de-lapin sont pressés. Ils ont sauté sur l’occasion de dépenser beaucoup d’argent. Ces pines en plastique, ces blocs en béton coûtent très cher aux contribuables que nous sommes ! La construction d’une nouvelle ligne de tram, la 5, a commencé et sert de justificatif à cet étranglement lent de l’activité économique de notre ville. A la réduction des voies de circulation par les pignoles s’ajoute celle du nombre de places de parking sur la voie publique. Ces places sont payantes, il y aura moins de recettes. A celà s’ajoute de fait que la circulation des vélos, des trottinettes, des planches à roulette est devenue anarchique. Ces nouveaux véhicules circulent de façon désordonnée et ne respectent même plus les trottoirs, zones réservées aux piétons ! Des vélos montés par de fiers vélorutionnaires circulent d’un trottoir à l’autre passant par les passages à piétons, tournent aux feux rouges  droite sans s’arrêter ou montent sur les trottoirs et descendent de l’autre côté du carrefour alors que les voitures sont sagement arrêtées attendant le feu vert (il en coûte 4 points de permis pour avoir tourné à droite au feu orange !). Depuis quelque temps un petit triangle autorisant les cyclistes à passer le feu sous réserve de respecter la priorité des piétons !

Cédez le passage
Extrait du Collectif cycliste de Tours

L’article précise « Attention cyclistes ! Vous n’êtes jamais prioritaires sur les autres usagers ». A Montpellier, c’est cause toujours tu m’intéresse !

Conclusion

Un bel enfumage, des zones à forte émission ? Des écolo-administratifs ou des écoloe « Canada Dry » ont imaginé ce dispositif anti-écologique !

Le Père Mixon

 




Il faut prioriser les utilisations de l’énergie

Oui, il faut (pas hifo-yaka) mais sérieusement, éliminer des consommations d’énergie TOUT ce qui peut utiliser des énergies altenatives. Il est impératif de le faire pour ne pas mettre à terre notre économie nationale. 47% de chaleur produite peut l’être par l’énergie solaire thermique.


Une information provenant d’une source indiscutable (Eurostat, ADEME) nous affirme que 27% de la consommation du gaz sert à chauffer de l’eau sanitaire (ECS) ! Un individu, c’est 1.400 kWh de gaz ! D’autres chauffent leur eau chaude à l’électricité.

Graphique utilisation énergie
Graphique utilisation énergie (source NewHeat)

Produire de l’eau chaude

Nos centrales nucléaires ont eté mises en maintenance, nous menaçant d’une pénurie d’énergie électrique, d’électricité, cet hiver ! Le bon vieux chauffage central par chaudières au fuel a été peu à peu amélioré par le remplacement des chaudières classiques par des chauffages à chaudières à gaz à condensation.

Les statistiques fournies par la société française NewHeat sont sans contestation possible, nous les reproduisons. Nous donnons aussi la source indiscutable. Nous citons la société NewHeat :

« L’utilisation d’énergie sous forme de chaleur est le premier poste de consommation d’énergie primaire dans le Monde et en représente environ 47%. Cette énergie thermique dépend aujourd’hui à 80% des énergies fossiles.

Leur substitution par des énergies renouvelables est un enjeu prioritaire pour réduire les émissions de CO2. La sobriété énergétique et l’utilisation de l’énergie solaire, ressource locale, inépuisable et compétitive apporte une réponse durable à la pérennisation des activités humaines.

Source : European Technology Platform on Renewable Heating and Cooling (2017), basée sur les statistiques Eurostat et les calculs de l’AIE ». (Les EnR dans la consommation finale d’énergie de l’UE (2017)).
 
Contribuables et Citoyens de l’Hérault nous allons payer très cher le développement de réseaux de chaleur pour distribuer de l’eau chauffée au gaz, à Montpellier et dans des communes voisines est une hérésie anti-écologique, le gaz dit naturel est un hydrocarbure, une énergie fossile dont le prix vient de tripler, retombée économique de la guerre d’agressions russe en Ukraine.
 
Le gaz est un combustible précieux qu’on peut remplacer par des panneaux solaires thermiques. NewHeat le montre avec ses réalisations industrielles de réseaux de chaleur urbains (Narbonne, Pons en Charentes, et autres en cours). Elus et décideurs de Montpellier, pensez-y ! Vous êtes comptables et vous vous dites écologistes ! La vraie écologie consiste à économiser le gaz du chauffage de l’eau par un combustible gratuit, le soleil, au prix d’un investissement en panneaux solaires non-voltaïques simples à produire (voyez le site Le Panneau solaire.com). Pour un bon bricoleur, l’eau chaude de son pavillon ou sa villa ne consommera plus de gaz.
 

Les utilisateurs de gaz exclusivement

Les verriers

Les verreries industrielles qui fondent le verre et produisent des récipient écologiques (bouteilles, verres à boire, pots à conserves, etc.) ont absolument besoin du gaz pour chauffer leurr fours (ou d’électrcité) pour obtenir des hautes températures pour faire fondre le verre recyclé ou produit à neuf.

Les boulangers

Pour cuire notre pain, les boulangers doivent chauffer leur four au gaz ou à l’électricité. Leur activité est indispensable à notre nourriture.

Et il y a d’autres professions qui on besoin du gaz ! Assez de chauffer de l’eau au gaz ou à l’élecricité.

Conclusion

Le gaz ne doit plus servir à produire de l’électrcité ni à chauffer de l’eau pour les réseaux de chaleur et chauffer nos maisons et immeubles. Nous avons un carburant gratuit, durable et inépuisable : l’énergie rayonnes par le soleil. Il ne faut plus payer l’énergie consommée mais investir dans les capteurs qui sont à amortir. Le gaz c’est de la consommation, les panneaux solaires sont de l’investissement durable !

Assez d’entendre nos polytechniciens bornés du gouvernement venir larmoyer sur le prix du gaz qui a triplé !  Assez d’entendre que le prix de l’électricité produite en France par les centrales nucléaires soit indexé sur le prix du gaz alors que le gaz n’est impliqué en rien dans cette production. Inadmissible que la commission européenne vienne régenter ce prix et que personne dans notre gouvernement ne s’y oppose ! L’électricité nucléaire française doit être vendue à son prix de revient ! Rien à voir avec le gaz.
 
Raymond GIMLIO
Président ODAM
 
 
 

 




Le bétonneur du Clapas et les ZFE

Notre maire est qualifié de « bétonneur » par l’hebdomadaire satirique “L’Agglorieuse”. Nous ajouterons à ce qualificatif celui de bétonneur du Clapas. Le Clapas, c’est l’ancien nom de la montagne des épiciers (Mount Espeliers). Il faut y ajouter les différentes ceintures qui se sont ajoutées depuis que notre grand Rabelais fréquentait notre bonne ville. Donc, ça bétonne et la bonne excuse était les permis de construire laissés par la précédente équipe de Monsieur Saurel. Mais il y a ceux récemment délivrés par l’équipe Delafosse. Répugnants, les murs de béton se dressent partout dans la ville alors que les rues se rétrécissent selon la fantaisie des vélorutionnaires de l’équipe ! 

On revient aux biclous du XIXe siecle passé, aux triporteurs et autres vélos-és-cargos ! Une régression ? Un retour chez les Mormons nous dit l’Agglorieuse. Cette pseudo politique écologique faite par des écologistes peau-de-lapin a des conséquences fâcheuses sur l’économie de notre ville et de son agglomération.

1 – Impact sur les déchets.

La multiplication des logements attire une augmentation de la population urbaine, il faut les loger que diable, les caser dans les nouveaux clapiers de luxe construits en béton ! Chaque nouvel habitant qui s’installe à Montpellier produit des déchets qui vont saturer les installations de traitement déjà à la limite de leur capacité de traitement, qu’il s’agisse de déchets solides (Ocreal, Amétyst et Démeter) ou de déchets liquides (eaux usées : Maera et autres).

La verticalisation-densification de l’habitat au détriment de villas entasse plus de monde qui produit plus de déchets.

2 – Impact sur les transports-mobilités

La multiplication des logements avec l’augmentation des résidents entraîne une augmentation du nombre de possesseurs de voitures qui ont les moyens de s’en payer et qui ne voient les embarras de circulation résultant de l’attrition des voies de circulation que quand ils emménagent dans leurs immeubles où ils ont au moins un box souterrain. Où loger la deuxième voiture, celle de Madame, dans des rues déjà encombrées par les anciens résidents. L’attrition des voies de circulation  va de pair avec l’attrition des emplacements de stationnement et la multiplication des places payantes !

Une politique de gribouille : on attire des automobilistes dans des logements de luxe pour la plupart et ils sont condamnés à ne pas sortir leur voiture du box de garage et à rouler en bicyclette ou en transports en commun (trams et bus). La 5e ligne de tram censée faciliter la mobilité est « Attendue pour 2025, la ligne 5 du tramway va entrer dans une nouvelle phase déterminante. C’est un vieux serpent de mer dont la facture s’élève à 495 M€ qui devrait enfin relier Lavérune à Clapiers d’ici 2025 » ! En attendant, vive la vélorution, le biclou pour tous ! Même ma grand-mère doit faire du vélo ?

3 -Un faux prétexte : Crit’Air

La vignette Crit’Air est censée être « un certificat qualité de l’air, un document sécurisé délivré en France à partir des informations figurant sur le certificat d’immatriculation d’un véhicule, attestant de son niveau d’émissions de polluants sur la base de la norme européenne d’émission auquel il répond ».

Cette définition donnée par Google est complétés par celle donnée par le site officiel de demande de ce certificat, nous citons :

« La vignette Crit’Air (certificat qualité de l’air) permet de classer les véhicules en fonction de leurs émissions polluantes en particules fines et oxydes d’azote. »

3.1 Super E10 95

Le SP95E10 est l’essence sans plomb qui contient jusqu’à 10% d’éthanol en volume. Le SP95 contient 7,5 % d’éthanol (en pur ou en dérivé). C’est ce que vous pouvez trouver dans toutes les stations service qui se respectent. J’ai adopté ce carburant pour ma Clio 2 (mise en service en 2014). Récemment, poussé par l’arrivée des ZFE, j’ai fait ma demande de vingnette Crit’Air. J’ai dû répondre à un questionnaire pointilleux et acquitté les droits. J’ai reçu une vignette Crit’Air 3. 

Or, avec les prix des carburants montant en flèche, j’ai découvert un nouveau carburant.

3.2 Le superéthanol-E85 ?

Tous ceux qui ont fait la demande d’un  “certificat” Crit’Air ont pu constater que la liste des carburants proposés est incomplète. Il existe un carburant officiellement autorisé et homologué, le superéthanol-E85 qui ne figure pas dans la liste des carburants reconnus. Pourquoi ?

J’ai eu l’idée de commander et de faire poser un boîtier officiellement homologué, construit en France, posé par un artisan mécanicien agréé et j’ai demandé la modification de mon certificat d’immatriculation (carte-grise) réglementairement avec un contrôle technique en régle. Je suis heureux quand je passe à la pompe : 0,639 € le litre de E85 dans les stations Intermarché ou Total. Dans ces dernières, les pompes super et gazole ont fermé, j’ai trouvé des pompes délivrant du E85. Puis-je faire modifier ma vignette Crit’Air ? Ce n’est pas sûr.

3.3 Une arnaque ?

Lorsque le garagiste homologué m’a livré mon boîtier BioMotors, j’ai installé sur mon smartphone l’application BioMotors qui me donne un certain nombre de paramètres de mon moteur en direct et me permet de suivre l’amortissement de mon matériel :

  • total des pleins à ce jour 8 octobre 2022 : 93,58 €,
  • équivalent en super 95 ——————- : 157,20 € soit 63,26 € d’économie sur 1.000 km parcourus,
  • CO2 économisé ————————— : 124 kg.

Et je suis maintenant en norme Eiro 3 qui me donnerait le droit de passer en Crit’Air 2. A suivre !

Le contrôle technique (Société Norisko agrément 034D1352) que j’ai passé (29/09/2022) pour pouvoir faire ma demande de modification de certificat d’immatriculation indique les émissions suivantes :

  • CO ralenti (=<1,3) 1,01 CO ralenti accéléré (=<0,2) Lambda (0,97 à 1,03) : 0,999.

Lors du contrôle de 2020 (Société Sécuritest), nou étions à :

  • (=<1,3) : 0%   CO ralenti accéléré (=<0,2%) 0%  Lambda (0,97 à 1,03) : 1.000.

Je note que le tableau officiel de classement des véhicules ne prend toujours pas en compte le E85 dans le critères et que ce tableau ne tient en aucun moment compte de l’état mécanique du propulseur (moteur) dans le classement Crit’air, uniquement la nature du carburant et l’année de mise en circulation de la voiture. Est-ce là équitable ?

4 – Crit’Air en réalité

Crit’Air est attribué sans tenir compte de l’existence d’un biocarburant, j’ai nommé le superéthanol-E85 qui ne figure pas dans le questionnaire de demande. D’autre part, il semble que seul le critère d’année de mise en circulation du véhicule soit pris en compte ? Rien n’est pris en considération pour l’état du moteur du véhicule et les émissions réelles mesurées par le contrôleur technique. Le Crit’Air actuel  ne permet pas de classer les véhicules en fonction de leurs émissions polluantes en particules fines et oxydes d’azote mais en fonction de leur âge. Lorsqu’un véhicule change de carburant et de catégorie Crit’Air, comment faire modifier son classement. ?

Crit’Air = pompe à fric qui envoie les voitures à la casse ? Les voitures comme celles motorisées en électrique produisent une pollution délocalisée mais réelle, dans les pays producteurs des batteries (Chine, Taïwan, …) et de moteurs électriques ; il en va de même pour les motorisations hybrides pour leurs batteries et moteurs. L’électricité va manquer, nos centrales ont subi une attrition, elles redémarrent au compte-goutte. Vive les biocarburants !

Raymond GIMILIO
Président de l’ODAM
Ancien chargé d’études de Haut-niveau
au Ministère de l’Environnement (1980-1996)

A suivre.

 




La consommation d’espace en France

Le changement d’occupation des sols marche bien en France mais dans le mauvais sens. Entre 2006 et 2015, l’évolution est éloquente. Les sols naturels récupèrent 863 milliers d’hectares du fait de la cession de sols agricoles mais perdent 620 milliers d’hectares au profit des sols agricoles. Le bilan est quand même positif

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Nous vous laissons faire le bilan. Cliquez sur l’image pour télépcharger notre document PDF original.

Jacky Chanton




Madame Borne est … bornée


Graphique utilisation énergie
Graphique utilisation énergie

Madame la titulaire du poste de Primat des Ministres, la Dame Elisabeth Borne est Ingénieure générale des Ponts-et-Chaussées passée par l’Ecole Polytechnique (on dit de c’est une X-Ponts). Elle devrait savoir calculer et résoudre un problème simple de pourcentages, la science des Ponts et Chaussées doterait ces ingénieurs de la capacité de tout résoudre, ce qui est démenti par l’Écologie et ses lois naturelles qu’ils semblent ignorer. 

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Logo © NewHeat

Un autre polytechnicien mais pas X-Ponts, fondateur de NewHeat, a su aller à la pêche aux statistiques et nous révêler que 49% du gaz consommé en France sert à chauffer de l’eau ! « Cette énergie thermique dépend aujourd’hui à 80% des énergies fossiles et une partie (entre 19% et 7%) enrichit la Russie de Monsieur Poutine. On peut aussi éviter d’utiliser de l’électricité pour chauffer de l’eau ! Celà soulagerait nos centrales thermiques défaillantes et dont le nombre a décru.

Leur substitution [gaz naturel liquéfié] par des énergies renouvelables est un enjeu prioritaire pour réduire les émissions de CO2. ». 

C’est le Polytechnicien Hugues Defréville, cofondateur de Newheat avec Pierre Delmas qui le dit. NewHeat met en avant ses solutions industrielles qui ne rejettent plus de gaz carbonique (CO2) et ne consomment plus de gaz dit « naturel » en le brûlant. Or le 7 septembre dernier, l’ODAM a abordé le problème de l’utilisation de l’énergie renouvelable, l’énergie thermique du soleil, gratuite et renouvelable mais ignorée. Au contraire, l’énergie électrique photovoltaïque est constamment mise en avant par les médias.

Pourquoi l’énergie solaire thermique est ignorée ?

Nous nous sommes heurtés à un plafond de verre en essayant d’alerter les médias sur l’enfumage dont nous abreuvent le Président, le Primat des ministres et le Ministre de l’Ecologie. Qui bloque et pourqoi ? Est-ce le coût des infrastrures ? ou l’autisme des gouvernants imposé aux médias ?

Le coût des infrastructures ?

L’énergie thermique solaire utilise pourtant des capteurs très simples, des caisses vitrées exposant au soleil un tube enroulé en serpentin, le tout (tube et intérieur de la caisse) peint en noir. Pas besoin de plaques de silicium produites en Chine a grands coups de pollution et transportées à grands coups de transports maritime pas coneneurs. Ces caisses sont disposées comme les panneaux photovoltaïques dans des champs de panneaux. Des tubes calorifugés conduisent vers l’utilisateur une eau dont la température peut avoisiner 100 °C. L’utilisateur stocke cette énergie thermique dans des silos enterrés calorifugés en vue de mettre en réserve ces précieuses calories solaires en vue de la consommation nocturne et hivernale (quand il y a moins de soleil). 

La température de l’eau des serpentins peut dépasser 100%C quand le soleil tape fort. Il faut un dispositif de rideaux mobiles à enrouler-dérouler pour éviter la surchauffe. Il faut donc un système de régulation.

L’autisme des autorités et des médias

Il est impossible de taxer, de vendre ou de s’approprier une énergie gratuite alors que les énergies fossiles sont appropriées par des états qui les concédent à des entreprises plus ou moins privées (GAZPROM, …). Privées que quoi ? De juteux bénéfices, commissions et rétrocommissions et super-bénéfices en touts genres. Est-ce-là que se trouve la réponse à la question du silence de nos gouvernants et des médias ? Qui fait en sorte d’ignorer cette énergie solaire thermique ? Et quels intérêts, raisons que la raison ingnore s’opposent à ce qu’une campagne digne de ce nom ne nous permettent de sensibiliser nos compatriotes vers des solutions de bon sens.

La meilleure énergie fossile

La meilleure énergie fossile est celle qu’on ne consomme pas. Economiser les 49% de gaz naturel liquéfier permettrait de rédéployer ces calories vers les industriels qui ne peuvent utiliser le thermique solaire.

Nous avons lancé dans notre résidence montpellièraire un modeste projet de production d’ECS (eau chaude sanitaire) pour 49 logements en vue de remplacer l’ECS produite par une chaudière à gaz.

A suivre …

Raymond GIMILIO
Président de l’ODAM




Engie-Storengy : gaspillage de gaz

Storengy est une entreprise, filiale d’Engie, créée en 2005 et spécialisée dans le stockage souterrain de gaz naturel. Cliquez vers Wikipedia. Une entreprise stratégique pour le stockage de nos réserves en gaz naturel, au moment où le déclenchement de la guerre en Ukraine, guerre provoquée par la Russie de Monsieur Poutine. Notre dépendance française et européenne du gaz russe (Fédération de Russie) est, nous dit-on, compensée par l’importance de nos réserves. Nous en prenons acte. Peut-on dormir tranquilles sur nos deux oreilles ? Non, car il y a des nouvelles inquiétantes que nous avons trouvées sur YouTube, nouvelles données par RMC.

Un gazpillage ?

Le fim RMC mis sur YouTube en mars 2022 (10/03/2022, 14e jour de la guerre) se passe de tout commentaire.

https://www.youtube.com/watch?v=2nanC6ZsZJI

Cette vidéo informe que des milliers de m3 de gaz sont rejetés dans l’atmosphère alors que ce gaz poutrait être récupèré !

Il s’agit de méthane, 2,5 Millions de m3 ! Un gaz 30 fois plus actif sur l’effet de serre que le CO2 (dioxyde de carbone ou gaz carbonique) qui sert de base de référence.




Port-Marianne

Rappels

Le changement climatique va affecter les littoraux français métropolitains, en bouleversant certains écosystèmes et en aggravant les risques naturels, de sècheresse, d’inondation, d’érosion et de submersion.

Aujourd’hui, on fait le constat d’une très grande insuffisance des mesures prises jusqu’à présent pour anticiper ces enchainements.

Les solutions fondées sur la désimperméabilisation des sols urbains et la renaturation des cours d’eau répondent à des critères de durabilité et de faible coût, mais demeurent insuffisantes.

Pour s’adapter face à l’élévation du niveau de la mer, les modalités d’une indispensable stratégie de relocalisation ne sont toujours pas fixées.

Une troisième option consiste à réduire les enjeux exposés, en particulier en maitrisant l’urbanisation des zones vulnérables notamment par des Plans de Prévention et d’Adaptation aux Risques (PPAR) suffisamment rigoureux.

La mise en place d’un « Observatoire du Trait de Côte » permettant de disposer de données localisées sur l’évolution de l’érosion marine de façon à prévoir la relocalisation indispensable des activités et des biens.

Une meilleure maîtrise des pollutions terrestres (et de l’ancienne décharges de déchets du THÔT), du pluvial, des rivières et des fleuves. Eviter que la pollution n’arrive jusqu’à la mer avec des démarches visant à réduire les pollutions à la source.

Anticiper le risque d’inondation en amont du Lez par un ou deux bassin(s) d’écrêtement de crues et pallier partiellement au manque d’eau en période de sécheresse estivale par le recyclage et réutilisation des eaux usées des stations d’épuration telles que Maera (Lattes).

Documents à l’appui, à consulter

 




Les lois sont-elles respectées ?

Nouveau logo ODAM

Cet article écrit en 2014 est touours d’actualité.


Depuis plusieurs années, l’ODAM et les associations, qui luttent au sein du Collectif Inter-Associatif des Déchets de l’Hérault (maintenant Collectif Inter-Associations Citoyennes des Déchets, de l’Environnement et de la Santé), dénoncent le non-respect des lois par ceux qui sont chargés de les appliquer.

La loi la plus couramment bafouée est la Charte de l’Environnement, « LOI constitutionnelle n° 2005-205 du 1er mars 2005 relative à la Charte de l’environnement (JORF n°0051 du 2 mars 2005 page 3697) ». Il existe dans notre pays « Le Conseil National de la Protection de la Nature (CNPN) est une commission administrative à caractère consultatif, missionnée pour donner au ministre chargé de la protection de la nature, qui en assume la présidence, son avis sur les moyens propres à préserver et à restaurer la diversité de la faune et de la flore sauvage et des habitats naturels. ».

Quand l’état et/ou une collectivité territoriale décide(nt) d’un aménagement de son territoire, comme l’a fait le Conseil général du Tarn, le « décideur » essaie de faire déclarer son projet d’aménagement « d’utilité publique » : il entame une « DUP ». Une enquête est menée en vue de la consultation populaire menée par des commissaires enquêteurs. L’enquête publique, quand elle permet un débat argumenté et éclairé, est considérée comme l’un des moyens de la démocratie participative. Mais l’une des principales critiques faites à la procédure de DUP est qu’elle arrive en fin de processus, souvent alors que la décision est considérée comme déjà prise. Des opposants à des projets ont accusé les préfectures de « saucissonner » les enquêtes, empêchant d’avoir une vision globale du projet, voire de fournir des données trompeuses. À la suite des critiques sur les limites de cette procédure, une loi dite « loi Barnier » a mis en place une procédure de débat public en créant la Commission nationale du débat public (CNDP) pour les grandes infrastructures. Environ 70 débats ont été organisés depuis !

Le cas du projet du barrage de Sivens (Tarn) est révélateur des embrouilles de ceux qui passent en force et se moquent de la loi et des avis des DUP. A Sivens, l’historique est révélateur. En novembre 2012, une enquête publique est réalisée qui émet un avis favorable mais subordonne cet avis favorable à l’avis des scientifiques concernant les enjeux écologiques du site. En décembre 2013, le Conseil Scientifique Régional du Patrimoine Naturel (CSRPN) émet un avis défavorable au projet. En avril et septembre 2013, le Conseil National de la Protection de la Nature (CNPN) exprime deux avis négatifs. Toutefois, ces deux instances n’ayant qu’un rôle consultatif, le 3 octobre 2013, le projet du barrage est déclaré d’intérêt général par la préfecture du Tarn. La Préfecture a fait son deuil des articles de la Charte de l’Environnement et des avis des deux instances « consultatives ». Le Conseil général, fort de ses moyens financiers, fait front aux recours en justice. La violence s’installe à partir de 2013 avec la contestation populaire, laquelle ira crescendo jusqu’à la mort d’un manifestant qui aurait reçu une grenade offensive (dans la nuit du 25 au 26 octobre). Qui décide, qui conseille le Préfet ? Celui-ci dispose des services déconcentrés de l’état (Directeur régionaux et départementaux nommés par les Ministres) : il s’adresse à eux et signe les arrêtés qui lui sont proposés. Mais il a passé outre, avec ses « conseillers », à l’avis du CRSPN, organisme scientifique placé auprès de lui, de par la loi. Dans la mesure où il n’y a pas eu le moindre respect de la démocratie participative, l’appel à la force publique est contestable. Des militaires (gendarmes) ont été utilisés pour imposer une décision funeste, à coup de grenades lacrymogènes et offensives ; certains ont été blessés, parfois grièvement ! Réponse lamentable !

Nous savons dans notre région, département, agglomération et commune, comment sont traités les établissements Classés pour la Protection de l’Environnement que nous ne cessons de dénoncer, notamment ceux relatifs au traitement des ordures ménagères (incinérateurs, usines de TMB dites de méthanisation, décharges dites ISDND, STEP, etc.). Nous n’avons jamais eu recours à la violence dans la rue et n’avons jamais cassé quoi que ce soit, nous contentant depuis 10 ans (déjà) de réclamer l’application des lois et de proposer des solutions raisonnables et écologiques. Comme Sisyphe, nous continuerons à rouler notre rocher contre la pente. Une question : pourquoi le CNPN, les CRSPN et assimilés, la Charte de l’Environnement de notre constitution ?

Notre constitution, par la Charte, « PROCLAMME :

Article 1er. Chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé.

Article 2. Toute personne a le devoir de prendre part à la préservation et à l’amélioration de l’environnement. » !

Est-ce cause toujours, tu m’intéresse ? Est-ce là le concept de démocratie participative ? Un alibi ? Nous espèrons que non. Mais 10 années de non-dialogue local nous rendent dubitatifs. A quoi a servi le Grenelle de l’Environnement ? Nous en appelons à Madame la Ministre de l’Environnement.

Raymond GIMILIO
Président de l’ODAM-OIEDAM
Docteur en Biologie végétale option Ecologie
Chevalier du Mérite Agricole


Rappelons l’existence d’un Conseil National du Débat Public.

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Le Lanceur d’alerte

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Compostage collectif de quartier à Montpellier

Nouveau logo carré

INFO

Nous avons le grand plaisir de vous annoncer l’inauguration au Square du Père Bonnet (cliquez ce lien)

le samedi 29 janvier 2022 à 10heures du

Composteur collectif

à l’angle des rues du Faubourg Figuerolles et du Père Bonnet.

A cette occasion, vous pourrez recevoir de 10h00 à 12h00 un bioseau, participer à des échanges, des rencontres, recevoir des informations.

L’ODAM sera présent avec le Comité de quartier “Figuerolles-Autrement”. Cliquez sur ce lien pour télécharger l’affichette recto-verso.

Raymond GIMILIO
Président de l’ODAM
secrétaire-trésorier du Comité de quartier Figuerolles-Autrement
Délégue au Conseil de Quartier centre
Délégué au Comité de développement Montpellier-Métropole

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Le président

Raymond  GIMILIO

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Des polluants éternels dans notre eau à Montpellier ?

Notre attention a été attirée par les différents articles sur les PFAS (substances per- et polyfluoroalkylées), des polluants éternels, des produits de synthése de l’industrie chimique (PFOSPFOA et PFNA notamment). Nous avons réagi sur ce site. Les pollutions par ces substances sont loin d’être anodines (produits préoccupnts). Un article publié dans le site du quotidien « Le Figaro » (17/04/2023) sous la plume d’Antoine Sillières est passé inaperçu jusqu’au début de 2024. Il s’agit d’une réaction à « Un rapport de l’Inspection générale de l’environnement et du développement durable [IGEDD] confirme le rejet dans le Rhône d’environ 3,5 tonnes d’eau polluée aux perfluorés à des niveaux élevés chaque année, par l’usine Arkema de Pierre-Bénite. ». Ces substances sont dites « polluants éternels » car leur molécule est quasiment indestructible (stabilité chimique).

En publiant la contribution de Jacky Chanton, nous avons réalisé l’importance de ce type de pollution et une voie d’entrée « royale » par le biais de l’approvisionnement en eau de notre ville-métropole. Une partie de l’eau qui va être potabilisée pour alimenter notre métropole vient du Rhône par le canal dit du Bas-Rhône Languedoc. Rappelons que le fleuve, au sud de Lyon, trverse une importante zone dédiée à l’industrie chimique, la vallée de la Chimie où deux firmes sont dans le collimateur.

Approvisionnent en eau : métropole de Montpellier

L’approvisionnement en eau de la métropole de Montpellier est décrit sur le site de cette collectivité. La collectivité a mis en place une régie des eaux.

« Pour les communes de Grabels, Jacou, Juvignac, Lattes, Le Crès, Montferrier-sur-Lez, St-Brès, Montpellier, Prades-le-Lez, Sussargues, Pérols, Vendargues, Villeneuve–lès-Maguelone », nous lisons et reproduisons « Origines de la ressource en eau : source du Lez = 92% + canal du Bas-Rhône languedoc (Lattes et Pérols) + forages locaux ».

« Pour les communes de Baillargues, Beaulieu, Castelnau-le-Lez, Castries, Clapiers, Montaud, Saint Drézéry, St Géniès des Mourgues, Restinclières » nous lisons et nous reproduisons « Origines de la ressource en eau : captages locaux dont ceux de Fontbonne Mougères et de la Crouzette et le canal du Bas-Rhône languedoc ».

« Pour les communes de Cournonsec, Cournonterral, Fabrègues, Lavérune, Murviel-les- Montpellier, Pignan, Saint Georges d’Orques, Saint jean de Védas et Saussan », nous lisons et reproduisons « Origines de la ressource en eau : nappe alluviale de l’Hérault + canal du Bas-Rhône Languedoc + forages locaux ».

Nous citons « Montpellier Méditerranée Métropole dispose d’une unité de traitement : l’usine François ARAGO ». « Le traitement peut être très simple, avec juste une désinfection au chlore lorsque l’eau captée est déjà de bonne qualité, ou plus complexe, et l’on doit alors passer par une usine de traitement de l’eau ». Cette usine traite l’eau du canal du Bas-Rhône Languedoc (BRL). Nous citons un site qui décrit le traitement de l’eau dans l’usine Arago. C’est un traitement classique, il n’est question nulle part des PFAS que le canal du Bas-Rhône véhicule avec l’eau du Rhône. Quels PFAS ? Ceux qui polluent l’eau de ce grand fleuve si on en croit l’article du quotidien « Le Figaro » cité au début de notre article.

Conséquences de l’apport d’eau du BRL

Nous lisons dans l’article d’Antoine Sillières que « l’élimination des PFAS avant rejet dans le milieu aquatique apparaît très peu maîtrisée aujourd’hui ». Qui peut, documents scientifiques en mains et preuves à l’appui, certifier que les potentiellement dangereux PFAS qui transitent par le Rhône par le canal du Bas-Rhône Languedoc vers la station Arago et le Lez ont été éliminés et se sont gentiment évanouis dans l’espace intersidéral, pompés par une lointaine galaxie ? Il est écrit que « Leur toxicité est encore méconnue, mais des effets nocifs et toxiques sur le métabolisme humain ont été observés pour plusieurs PFAS et leur caractère cancérigène est suspecté », selon l’IGEDD. Il est également dit que « «l’élimination des PFAS avant rejet dans le milieu aquatique apparaît très peu maîtrisée aujourd’hui». … « Ces substances résistent aux traitements en station d’épuration et l’utilisation du charbon actif ne permet que de les piéger sans les détruire ». Il y a de quoi s’inquiéter quand on voit des PFAS tout autour de Lattes (et peut-être ailleurs ?). Quels sont les dosages dans l’eau potable produite par la station Arago de Montpellier ?

Vite, des études et de mesures par notre DREAL. Soyons rassurés !

Raymond GIMILIO
Président
Docteur en Sciences biologiques mention Écologie
Licenciè en chimie systématique
Ancien chargé d’études HN au Ministère de l’Environnement (1980-1996)