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L’Académie Nationale vétérinaire communique

A propos du SRAS-Cov-2, l’Académie Nationale Vétérinaire vient d’envoyer une note d’information, un communiqué de l’Académie Nationale de Médecine (ANM) en date du 13 avril 2022 intitulé « Réservoir animal de SARS-CoV-2 : une menace pour l’Homme. » Vous pouvez le télécharger en cliquant ici. Pour valider le document, nous donnons ci-dessous l’image de l’envoyeur (vous pouvez cliquer dessus).

Le réservoir animal de SARS-CoV-2 expliquerait l’apparition des variants du virus. Nous citons :

« Dans la déclaration conjointe du 7 mars 2022, l’OIE, l’OMS et la FAO insistent sur le risque que représente le réservoir animal de SARSCoV2 et sur son rôle potentiel dans l’émergence de nouveaux variants par mutation ou par recombinaison [11]. De plus, il ne faut pas oublier que le réservoir animal de coronavirus à l’origine de la pandémie de Covid19 était probablement une chauvesouris et que des coronavirus très proches du SARSCoV2 ont été récemment identifiés dans cette espèce qui doit désormais être particulièrement surveillée [12].».

Ainsi, des échanges entre animaux de la faune sauvage expliquerait l’apparition des variants et leur propagation. Attention aux animaux de compagnie.


L’ODAM ajoute son commentaire. Nous avions publié un document le 14 avril 2020 (Cliquez ici pour le consulter) sur les conséquence de l’ingorance de l’écologie animale. Ce document de l’ANM nous donne raison. Si on ne sait toujours pas avec certirude quelle est l’origine du virus SARS-CoV-2, on comprend mieux maintenant que les zoonoses aient été suspectées par l’ANM et le rôle joué par les animaux de compagnie, d’élevage (mustélidés) ou de la faune sauvage. Les visons d’élevage ont été impliqués dès le départ. La liste des animaux de compagnie est longue :

  • chiens et chats, chats errants ou sauvages,
  • hamsters dorés (variant delta chez une employée d’animalerie, …),
  • lapins,
  • etc.

Cerf de Virginie (Wikipedia)

Chez les animaux sauvages de petite ou de grande taille, on note :

  • loutres et visons en Espagne,
  • martres et blaireaux en Bretagne,
  • renard roux, chien viverrin, etc.
  • cervidés américains (cerf de virginie), félins sauvages (tigres, léopards, etc.),
  • etc.

 

Rat d’égoût ou rat gris (Wikipedia)

Le communiqué de l’Académie des Sciences précité a oublié un important réservoir potentiel, la population des rats d’égoûts, des commensaux de l’espèce humaine. Ces rongeurs sont largement répandus, mondialement. Il vivent au contact des effluents issus de l’activité biologique humaine (excréments, lixiviats d’étals de marchés, …) pouvant contenir des éléments de virus sinon des virus entiers.

A surveiller de TRES-TRES près ! Il s’agit de cloaques dangereux à tous points de vue et leurs habitants sont de sacrés vecteurs de maladies.

Les égoûts du marché aux fruits de mer de Wuhan (Chine) ont très bien pu servir de cloaque où les virus portés par les animaux morts (louveteaux, serpents, rats) ont très bien pu échanger pour donner la version mortifère du SRAS-CoV-2. A suivre ! Avec « Un réseau de quelque 150 STEU sentinelles » en France. Nous citons : 

« En France, le réseau Obépine (OBservatoire ÉPIdémiologique daNs les Eaux usées) – consortium de recherche regroupant différents laboratoires (des universités de la Sorbonne, de Lorraine et de Clermont-Ferrand), Eau de Paris, l’Ifremer ou encore l’Institut de recherche biomédicale des armées – s’est constitué à cette fin dès avril 2020 et multiplie depuis les travaux. À l’occasion d’un échange organisé le 16 mars dernier par le réseau Îsée (animé par l’Observatoire régional de santé de l’institut Paris Région), en partenariat avec l’agence de l’eau Seine-Normandie, Laurent Moulin, responsable du département R&D d’Eau de Paris, a notamment mis en avant la constitution en cours d’un réseau de quelque 150 stations de traitement des eaux usées (STEU) dans toute la France, dans lesquelles sont conduites des analyses régulières permettant de suivre la circulation du virus, et donc de mieux anticiper sa réémergence. Un dispositif soutenu par le ministère de la Recherche (qui lui a octroyé 3 millions d’euros), qui a déjà reçu l’accord de nombreuses collectivités et dont les résultats sont régulièrement mis en ligne de manière ouverte sur le site du réseau [OBépine].»

L’écologue examine toutes les possibilités offertes par la circulation des éléments biotiques (vivants) et abiotiques (inertes) dans les écosystèmes. Il étudie TOUTES les combinaisons possibles. Qu’en est-il de notre STEU-STEP Maera et des stations de notre métropole ?

L’eau potable n’est pas concernée, le virus étant très sensible aux désinfectants.


Nous reprenons ici les recommandations de l’Académie de Médecine (voir p. 2 du communiqué) :

  • maintenir une surveillance continue des infections détectées chez les animaux
    domestiques ainsi que dans la faune sauvage et liminaire sensible au SARSCoV2 ;
  • d’effectuer un séquençage systématique pour chaque cas trouvé positif en RTPCR ;
  • d’avertir les personnes infectées, symptomatiques ou non, qu’elles doivent appliquer
    aussi les mesures d’isolement visàvis des animaux vivant dans leur entourage ;
  • d’informer les chasseurs, les travailleurs forestiers et toute personne exerçant une
    activité au contact de la faune sauvage et liminaire (centres de soins spécialisés, zoos…),
    ainsi que les visiteurs des parcs animaliers, sur les risques zoonotiques encourus.

Ce ne sont pas des affirmations en l’air. 12 références bibliographiques de dates récentes sont annexées au document : 

1. Communiqué de l’Académie nationale de médecine et de l’Académie vétérinaire de France « Les animaux contaminés par le SARSCoV2 représententils un risque pour l’Homme ? », 23 juillet 2020.
2. BrugèrePicoux J et al. Rapport « Covid19 et monde animal, d’une origine encore mystérieuse vers un futur toujours incertain ». Bull Acad Natl Med 2021 ; 205 : 879 90.

3. Fritz M et al. First evidence of natural SARSCoV2 infection in domestic rabbits. Vet Sci 2022 ; 9, 49.

4.
HuiLing Y et al. Transmission of SARSCoV2 (Variant Delta) from Pet Hamsters to Humans and Onward Human Propagation of the Adapted Strain: A Case Study. Lancet 2022 ; 399 : 10708.
5. Kuchipudi SV et al. Multiple spillovers from humans and onward transmission of SARSCoV2 in whitetailed deer. Proc Natl Acad Sci USA 2022 ; 119 :e2121644119.

6. Martins M et al. From DeertoDeer: SARSCoV2 is efficiently transmitted and presents broad tissue tropism and replication sites in whitetailed deer.
PLoS Pathog 2022 ; 18 : e1010197.
7. Pickering B et al. Highly divergent whitetailed deer SARSCoV2 with potential deertohuman transmission. bioRxiv (preprint).

8.
AguilóGisbert J et al. First Description of SARSCoV2 Infection in Two Feral American Mink (Neovison vison) Caught in the Wild. Animals (Basel). 2021 ; 1422.
9. Davoust B et al. Evidence of antibodies against SARSCoV2 in wild mustelids from Brittany (France). bioRxiv (preprint).
https://doi.org/10.1101/2022.01.20.477038
10. Colson P et al. Analysis of SARSCoV2 variants from 24.181 patients exemplifies the role of globalization and zoonosis in pandemics. Front Microbiol 2022 ; 12 : 786233.

11. OIE/OMS/FAO. Déclaration conjointe sur l’importance prioritaire de la surveillance de l’infection par le SARSCoV2 chez les animaux sauvages et de la prévention de la formation de réservoirs animaux. 18 mars 2022.
https://www.oie.int/fr/jointstatementontheprioritizationofmonitoringsarscov2infectioninwildlifeandpreventingtheformationofanimal-reservoirs/
12. Temmam S, et al. Coronavirus de chauve-souris liés au SRAS-CoV-2 et infectieux pour les cellules humaines. Nature 2022. doi : 10.1038/s41586-022-04532-4. Epub avant impression. PMID : 35172323.


Le Président de l’ODAM
Docteur en Sciences biologiques

P.S. : nous recommandons de consulter aussi le lien de l’item 11 de la bibliographie ci-dessus ou de cliquer ce lien.

Consultez également les recommandations de l’Union européenne sur les eaux usées.




Le problème de l’eau dans la Métropole de Montpellier

« L’expérience est une lanterne qui n’éclaire que celui qui la porte »
Confucius

L’eau sous trois états : nuages (gazeux : vapeur), océan (liquide, salée), iceberg (solide : glace)

L’eau est une denrée abondante sur la planète, présente depuis les temps géologiques les plus reculés, sous ses trois formes : solide, liquide et gazeuse. C’est une ressource indispensable à la vie dont elle a été le berceau sous sa forme marine. La vie a pris naissance dans les océans. Nos océans et mers actuels sont salés et l’eau qu’ils contiennent n’est pas directement utilisable pour entretenir la vie terrestre. Nous ne pouvons pas boire cette eau salée, elle n’est pas potable, elle est toxique à forte salinité. Nous ne pouvons pas utiliser cette eau pour irriguer nos cultures, elle stérilise les sols lentement mais sûrement si elle n’est pas lessivée par la pluie. L’humanité est donc principalement dépendante des ressources en eau douce, l’eau non salée. Or, ces ressources sont en quantité limitée selon les endroits du globe où on se trouve : l’eau douce de la planète est également très inégalement répartie.

Nous sommes au bord de la Méditerranée, sous un climat méditerranéen. Nous sommes dépendants des précipitations

Les pays de la méditerranée

(pluies, brouillards, neige, etc.) qui alimentent nos fleuves et rivières. Le climat méditerranéen de notre région, dans sa forme canonique, est un type de climat appartenant à la famille du climat tempéré (ou « tempéré chaud » ou « subtropical de façade ouest », selon les considérations), qui se caractérise par des étés chauds et secs et des hivers doux et humides.

La perturbation du climat appelée aussi changement climatique modifie cette définition canonique et on voit apparaître des étés de plus en plus chauds, caniculaires, et des hivers plus ou moins doux mais secs avec des épisodes pluvieux rares mais violents dits « cévenols ». Les ressources en eaux douces souterraines surexploitées s’appauvrissent. Nous allons passer en revue l’état de ces ressources sous l’angle de l’alimentation humaine et de l’agriculture et de leur provenance et surtout ce que devient le déchet que constituent les eaux usées, principalement celles résultant de l’activité humaine dans les villes.

1         Les ressources en eau douce potable

La ressource en eau douce potable doit d’abord être prélevée dans l’environnement, vérifiée, traitée-potabilisée et stockée. Sa consommation (usage) en fait un déchet.

1.1     Prélèvements

La métropole de Montpellier tire ses ressources en eau principalement de la Source du Lez (selon le site

https://www.montpellier3m.fr/vivre-eau/eau-potable#:~:text=La%20principale%20ressource%20du%20territoire,31%20communes%20de%20la%20métropole.

Nous citons « Cette source assure l’alimentation en eau potable de 92% de la population sur les 13 communes gérées par

Source du Lez : vue de la salle du captage souterrain

la Régie et de 74% de la population des 31 communes de la métropole ». Il existe « une alimentation de secours en provenance du Bas Rhône Languedoc. » [BRL]. Il existe en plus « 8 forages locaux sont situés sur les communes de Grabels (forages du Château et Pradas), Montferrier-sur-Lez (forages de Fescau et La Pidoule), Saint-Brès (forages du Stade et des Olivettes), Sussargues (forage des Garrigues Basses) et Villeneuve-lès-Maguelone (captage du Flès) ». Le stockage de l’eau est assuré par 31 réservoirs.

1.2     Le traitement

Le traitement est assuré principalement par (nous citons la brochure « l’eau en toute transparence ») :

  • Entrée de la station Arago

    1 installation de traitement de l’eau potable, l’usine Arago de Montpellier.

  • La station de Vauguières, gérée par la Communauté d’Agglomération du Pays de l’Or, qui alimente directement les communes de Lattes et Pérols.
  • L’usine de potabilisation du Crès, propriété de la compagnie BRL, qui assure une partie de l’alimentation en eau potable du Crès, de Jacou et Vendargues.

Les citoyens propriétaires d’immeubles de ces communes acquittent, en principe, la taxe d’assainissement collectif. Cette taxe est valable pour ceux qui sont reliés au réseau collectif de recueil des eaux usées. Ceux qui ne sont pas raccordés (une minorité) doivent disposer d’une installation d’assainissement individuelle (fosse septique ou mini-station d’épuration et réseau d’épandage, etc.). Ils acquittent une taxe auprès du SPANC. Ces taxes sont payées au prorata du volume d’eau consommée et collectées par le distributeur d’eau potable.

Donc, nous payons pour consommer de l’eau douce potable qui arrive dans nos robinets. Nous payons pour que cette eau qui retourne souillée, usée, etc., soit rendue à la nature sous une forme réutilisable. Nous payons pour la collecte de ce déchet et son assainissement avant restitution. Cette restitution se fait traditionnellement dans les milieux aquatiques (cours d’eau, mers, océans, etc.) à travers une collecte dans des réseaux dits d’« évacuation ». Nous dirons de collecte.

1.3     Les eaux usées à Montpellier-Métropole

L’eau usée résulte de l’usage humain domestique et industriel des eaux potables.

1.3.1        Collecte des eaux usées

Après collectes urbaines (assainissement collectif), les eaux usées sont dirigées vers les stations d’épuration (STEP) ou d’assainissement. L’assainissement permet de (nous citons MMM) :

  • préserver la qualité des milieux aquatiques (rivières, étangs, littoral) et par conséquent,
  • de protéger les ressources en eau potable,
  • mais aussi d’assurer une protection sanitaire des populations, des eaux de baignade et des zones d’activités liées à l’eau.

1.3.2        Qualification des eaux usées

La législation fait état de trois types d’eaux usées (nous citons MMM) :

  • Les eaux usées domestiques proviennent des différents usages domestiques de l’eau : lessive, cuisine, salles de bains, WC…
  • Les eaux industrielles peuvent contenir des produits toxiques (solvants, métaux lourds, micropolluants organiques etc.) et doivent subir un prétraitement de la part des industriels avant d’être rejetées dans les réseaux de collecte.
  • Les eaux pluviales, qui proviennent des pluies, sont évacuées selon un réseau distinct de celui des eaux usées dans la totalité des communes de la Métropole, à l’exception du centre ancien de Montpellier qui a un réseau dit « unitaire ».

Nous citons MMM :

« Les eaux usées sont évacuées selon différents réseaux :

  • Les réseaux unitaires évacuent dans les mêmes canalisations les eaux usées domestiques et les eaux pluviales. Présent dans le centre ancien de Montpellier, ils nécessitent de tenir compte des brutales variations de débit des eaux pluviales dans la conception et le dimensionnement des collecteurs et des ouvrages de traitement.
  • Les réseaux séparatifs collectent uniquement les eaux usées domestiques dans un réseau. Ce système a l’avantage d’éviter le risque de débordement d’eaux usées dans le milieu naturel lorsqu’il pleut. Il permet de mieux maîtriser le flux et sa concentration en pollution et de mieux adapter la capacité des stations d’épuration. »

Il nous faut apporter un léger correctif. C’est l’ancienne ville de Montpellier qui a un réseau unitaire et non le centre ancien. Le passage des lignes de tramway a obligé le long des lignes à construire de réseaux séparés pour les eaux pluviales. Ce qui est vertueux. Mais qu’en est-il des réseaux séparés qui aboutissent à un réseau unitaire ? La STEP de Montpellier, MAERA, est alimentée par des eaux de pluie (EP) mêlées aux eaux usées domestique (EUD). Seuls les nouveaux quartiers récents au sud de la ville seraient équipés en séparatif. La question que nous posons est où est l’exutoire des EP ? Nous avons pu constater qu’en période d’épisodes pluvieux dits « cévenols », la STEP Maera était envahie par une crue provenant du réseau en amont (ville) et ouvrait ses « by-pass » vers la mer et le Lez. Pourquoi s’intéresser à la STEP Maéra ? C’est la plus importante. Il conviendrait de faire le point sur ce que reçoit exactement cette STEP, point de convergence du secteur centre (1.150 km de réseau de collecte prévus).

1.3.3        Les STEP de MMM

L’histoire de MMM nous apprend que le Président de l’Agglo de Montpellier à décrété la suppression des stations d’épuration communales et le regroupement des communes autour d’un nombre réduit de stations modernisées, schéma directeur approuvé le 21 décembre 2004. Nous citons :

« Afin de mettre toutes les communes à un niveau d’équipement et de qualité de service comparable, Montpellier Méditerranée Métropole a lancé il y a 10 ans le Schéma Directeur d’Assainissement, un programme d’investissement d’un montant total de 312,3 millions d’euros. »

Ce schéma s’est accompagné de l’unification des taux de taxation de l’assainissement. Quant à l’efficacité des traitements, en 2022, soit 18 ans après et les exutoires des stations, station par station, secteur par secteur. Nous ne traiterons que le cas de la plus importante STEP, Maéra.

2         La STEP Maera

Vue aérienne de Maéra (ex Cerereide)

Nous prenons pour point focal de la présente étude la STEP Maera, point de convergence des secteurs Centre et Est. Nous avons une étude critique de cette STEP réalisée par « Captain Jack » (Jacques Pelorce, Ingénieur TPE spécialisé en hydraulique, membre d’une association membre de CAPNUBAM, conférence donnée lors d’un Café citoyen à Montpellier en 2005).

Résultat de la modernisation de la Cérereide obsolète et polluant le Lez, Maéra est ciblée dans le Schéma directeur par son extension et la construction d’un émissaire de rejet en mer pour un coût initial de 182 M-€uros. Le rapport d’activité du délégataire (VEOLIA, 2019) fait état de 422.369 habitants desservis et 32.152.399 m3 traités. Un document émis à l’occasion du XIIe World Water Congress (2008) fait état de 14 communes desservies sur les 31 de la Communauté d’agglomération (l’Agglo). Dès le début du projet, en 2005, un collectif d’associations de défense de la baie d’Aigues-Mortes dénonçait ce projet et ses performances annoncées (voir ci-dessus, 2005, et ci-après).

2.1     Les performances dénoncées

Maéra : annonce des travaux de l’émissaire en mer

Le 28 mai 2005, la conférence de Captain Jack dénonçait « un traitement maximum de 90% des polluants » dans sa conférence, donc pas de traitement à 100% des effluents. Il dénonçait aussi « un déversement de 113.000 m3/jour, 1,5 m3/s (41,3 M-m3/an) contenant entre autres, des matières en suspension (3,5t / jour de MEST), des DBO et des DCO (ces deux-là appauvrissent le milieu en oxygène), plus des ions de composés azotés, phosphore, médicaments humains rejetés avec les selles, PCB, etc. Sans compter une impressionnante quantité de germes coliformes. Cette pollution portée par de l’eau non-salée ne se mélangera pas à l’eau de mer et remontera à la surface avec ses polluants, dérivant au gré des vents

dominants. ». Les 10% de polluants MEST-DBO-DCO restants vont polluer la Méditerranée (3,5 T/jour soit 1,277 T/an). Ce n’est pas innocent, sans compter une impressionnante quantité de germes coliformes au rang desquels Escherichia coli (germe coliforme).

Sur 365 jours de fonctionnement, on calcule 41.245.000 m3 d’eau(un maximum selon CAPNUBAM) ce qui est de l’ordre de grandeur de ce qui a été traité en 2019 (à moins 9.092.601 m3 près pour 2019 selon les chiffres publiés).

2.2     Nous disons un énorme gaspillage d’eau douce

Nous avons bien entendu, en 2005, 41 millions de m3 annuels maximum d’eau, nous avons bien lu le rapport de

La bouée au large de Palavas maquant la sortie en mer de l’émissaire

l’exploitant 32 Millions de m3 d’eau traités et déversés. Déversés où ? Au large de Palavas les Flots, à 10 km de la pointe de l’Espiguette et de Frontignan, en plein golfe d’Aigues-Mortes. De l’eau épurée à 90% envoyée en mer pas un tuyau (émissaire) de 20 km de long dont 12 km en mer, 4,5 km en milieu lagunaire, d’un diamètre de 1,60 m (on peut presque y tenir debout). Sur le budget de 182 M€uros de l’ensemble Maéra-émissaire le coût de l’émissaire est publié à 33,5 M€. Il sera finalement d’environ 66 M€, en fin de travaux.

Précisons que, d’après le document de l’enquête publique, c’est « Le Conseil Supérieur d’Hygiène Publique de France, saisi par le Préfet [Idrac], [qui] prescrit la solution d’une station unique avec émissaire et rejet en mer » ! Inoui, incroyable mais vrai : un conseil supérieur d’hygiène publique national qui prescrit le rejet en mer !?

Début des travaux de la section maritime de l’émissaire

Il s’agit là d’une énorme gabegie d’eau douce usée, certes (et de fonds publics), qui pourrait être réutilisée en agriculture après avoir subi une épuration plus poussée en sortie de la station avec création de jardins filtrants à base de plantes lagunaires (joncs, roseaux, etc.). Avec le changement climatique et les épisodes de sécheresse constatés de plus en plus fréquemment, notre agriculture aurait le plus grand besoin d’eau douce : 32 Mm3 envoyés en mer feraient le plus grand bien à nos agriculteurs.

Il convient de la traiter convenablement afin d’en faire un produit recyclé, réutilisable, en vue d’irriguer les cultures locales. Ce qui est parfaitement possible comme nous allons le voir ci-après. Nous changeons de paradigme, nous entrons en économie circulaire.

2.3     La réutilisation de l’eau bien épurée

Illustration de l’économie circulaire

Trente-deux millions de mètres cubes d’eau gaspillés en 2019, combien en 2020, 2021 et 2022 ? Le 2 septembre 2019 nous adressions par écrit nos observations au Président de la Commission d’Enquête d’Utilité publique sur la prétendue modernisation de la STEP Maéra. Il y avait clairement affiché, sous couvert de modernisation une augmentation de la capacité de plus 190.000 EH (équivalents habitants). Nous avons cité le comparatif réalisé par CAPNUBAM avec la station de Caen-la-Mer. Cette STEP scientifiquement conçue n’a pas eu besoin d’émissaire en mer mais rejette ses effluents stérilisés dans des jardins filtrants déversant de l’eau de qualité baignade dans la rivière l’Orne. Il faudra tout de même évaluer l’importance des résidus médicamenteux dans ces eaux, leur impact agronomique et leur épuration éventuelle.

Nous pourrions rêver d’une STEP Maéra équipée de lampes UV en sortie pour éliminer les bactéries et se déversant dans une zone humide artificielle ou naturelle aménagée. Il sera possible de réutiliser une partie terrestre de l’émissaire vers des lagunes d’eau douce équipées de jardins filtrants et stockant la précieuse ressource en eau douce récupèrée en vue de l’agriculture. Un pompage pourrait se faire dans le Lez, vers l’amont, suppléant ainsi aux apports du canal Bas-Rhône-Languedoc (BRL) pour maintenir l’étiage du Lez ! Ce pompage remplacerait les apports du canal BRL, apport payant qui pèse sur les finances de la métropole. De plus, on sait que cette eau, en provenance du Rhône, va en se raréfiant : l’alimentation en eau à l’amont de ce fleuve, du fait des changements climatiques, diminue surtout en été et peut se révéler nocive-toxique à la longue !

Il convient de ne pas perdre de vue qu’une partie importante de l’eau du Rhône sert au refroidissement d’une importante centrale nucléaire qui deviendra un jour prioritaire dans son alimentation en eau.

3         Ne pas abuser de l’irrigation

Les associations de défense de l’environnement signalent qu’en l’état des choses l’irrigation agricole impacte les milieux naturels aquatiques et par là le changement climatique. L’irrigation des vignes concerne dans notre région (plaines du Languedoc-Roussillon) pour plus de 220.000 Hectare (FNE : France-Nature-Environnement septembre 2021). Il y a un transfert d’eau interbassins, du Rhône notamment. D’importantes quantités sont prélevées dans les cours d’eau (canal Bas-Rhône – Languedoc – BRL) et manquent ailleurs (Camargue notamment). Selon FNE, la prise d’eau du BRL est autorisée à 75 m3/s ce qui en période d’étiage représente 15% du débit du Rhône (-500 m3/s à Beaucaire). Les prévisions pour 2060 sont pessimistes avec une réduction du débit du Rhône de -30%. La ressource BRL n’est pas illimitée.

3.1     Salinité des eaux du Rhône

Le Rhone en plein débit non loin de la prise du canal BRL

Les eaux du Rhône contiennent une quantité de chlorure de sodium, entre autres. Une station de suivi en ligne a été installée sur le Rhône, en aval de l’agglomération lyonnaise, les analyses sont inquiétantes (Station de suivi de la qualité des eaux du Rhône, Novatech 2010). Il serait intéressant de connaître la teneur récente, en chlorure de sodium et autres substances, des eaux à la prise de Beaucaire-Tarascon, surtout en période d’étiage. Nous ne disposons que d’une étude ancienne « Problèmes posés par la salinite des eaux du Rhône et de la Saône » (Mission technique d’étude de l’eau Rhône-Méditerrannée-Corse, sa10-67-001, 1967). L’eau d’irrigation, en période d’étiage peut se révéler toxique à long terme et aboutir à la salinisation des sols irrigués.

3.2     Salinisation des sols irrigués

Les faibles quantités de minéraux apportés par les eaux d’irrigation sont habituellement lessivées par les pluies et ne portent pas à conséquences. Il en va autrement dans la situation de perturbation climatique où nous nous trouvons. Les pluies se font rares, les sécheresses sont récurrentes, les sols ne sont plus lessivés et les quantités de chlorures amenés par les eaux d’irrigation s’accumulent. Ce déséquilibre conduit à plus ou moins longues échéances à la stérilisation des sols irrigués (voir Salinisation des sols, Encyclopédie de l’Environnement,
https://www.encyclopedie-environnement.org/zoom/salinisation-sols/

et « observations personnelles, 1965, périmètre irrigué du Rharb (Maroc) par le barrage d’El-Kansera (notule non-publiée) » et DESS[1]. L’évaporation des eaux remontant par capillarité provoquait des dépôts de sels dus à l’évaporation.

3.3     Le changement climatique et la salinisation des sols

Les exemples mondiaux ne manquent pas sur la salinisation des sols de périmètres irrigués en zones sub-tropicales ou sub-désertiques (Murray-Darling – Australie, Tunisie, Sahara algérien, Maroc, Roussillon, etc.). L’organisation des Nations Unies pour l’Agriculture et l’Alimentation estime que « 20% des terres irriguées dans le monde sont des sols touchés par des problèmes de salinité » (op. cit Encyclopédie). Le changement climatique est là, nous entrons en zone sub-tropicale sèche dont la limite nous atteint. Au sud de Beaucaire, en Camargue, des riziculteurs ont perdu leurs semis irrigués à l’eau du Rhône. Quel est l’apport en sel de cette eau ? Quel est l’apport des remontées salées de provenance maritimes ? Il conviendrait d’appliquer le principe de précautions. Nous nous contentons de tirer la sonnette d’alarme et de demander des études. Viendront-elles ? Nous sommes preneurs.

Conclusion

Il convient de récupérer ce qui est acheminé en mer à partir des stations d’épuration et de laisser faire les solutions naturelles, les solutions fondées sur la nature, lesquelles aboutiront à recharger les zones humides. !

L’écologue a, dans sa démarche, la faculté de lever le nez de son guidon et de regarder au loin. Si l’alimentation en eau douce potable est organisée au mieux avec un réseau de sources remarquable (mais nécessitant un apport complémentaire d’eau du Rhône par le canal BRL), il n’en va pas de même en ce qui concerne l’assainissement malgré les publicités dans la presse locale. La régie des eaux contrôle bien toute la partie prélèvement, potabilisation et distribution, elle n’a pris en charge la partie assainissement que tardivement, l’affiche dans la presse n’est que récent (30/03/2022).

La population de la Métropole de Montpellier ne cesse d’augmenter (25.000 habitants supplémentaires attendus d’ici 2026). Ceci suppose une augmentation du volume de déchets et notamment du déchet liquide que représente l’eau usée. Cette eau usée doit cesser d’être un déchet que l’on évacue en mer. Selon les lois de l’économie circulaire, l’eau de l’émissaire de Maera doit devenir une ressource à réutiliser-recycler. Tout ce qui peut réduire les prélèvements dans le milieu naturel (fleuves, rivières, etc.) est à mettre en place d’urgence, pas demain mais hier ! Il y a une artificialisation de la ressource par les villes de la Métropole, Montpellier en tête. Il convient de désartificialiser, ralentir les flux d’eau et restaurer le bon fonctionnement naturel des cours d’eau. L’eau issue des stations d’épuration, si modestes soient-elles, doit être réutilisée en priorité pour les « cultures vivrières alimentant le marché local » (FNE, op. cit. sept. 2021).

La disponibilité de la ressource en eau constitue un facteur limitant au développement de notre métropole. Des économies sont à envisager à l’amont.

Raymond GIMILIO
Docteur en sciences biologiques mention écologie (1971)
Président de l’ODAM
Secrétaire du Comité de quartier « Figuerolles-Autrement »
Délégué au comité de quartier Centre
Délégué au Comité de Développement Montpellier-Métropole (CODEV)
Ingénieur de recherches (ER) du CNRS
Ancien chargé d’études HN au Ministère de l’Environnement (1980-1987 et 1990-1996) détaché du CNRS
Ancien consultant OCDE (1971) et UN-FAO (1971-1980)

 

[1] DESS botanique « Étude de la végétation ligneuse de la vallée de l’oued Mellah, région de Casablanca » (29 juin 1966, ronéo Faculté des Sciences Rabat (Maroc). Salinisation des sols par source salée (terrains du Trias) déviée de l’alimentation en eau de la ville de Casablanca (barrage oued Mellah).




NON A L’EXTENSION DE MAERA !

Gouverner c’est prévoir, or, en dehors d’aggraver la situation en connectant des villes de la Métropole et même des villes hors Métropole, dès alors que Montpellier Métropole avait la connaissance que cette station ne pouvait pas répondre aux besoins, pourquoi n’a-t-elle rien prévu afin de la remettre à niveau depuis cette prise de conscience ?

Le comble de l’indécence, c’est que l’on veut reproduire aujourd’hui ce qui a été un échec hier à partir de la rénovation de la station d’épuration de la Céreirède de Lattes et appelée « MAERA ».

Vue de Maera côté bassins

La Métropole prévoit de nous imposer son extension avec l’objectif (déjà promis mais jamais obtenu) du « ZERO NUISANCE » ? Le plus alarmant, c’est qu’une unité d’incinération des boues y serait associée.

L’extension de MAERA ne permettra pas de corriger toutes les anomalies, elle les réduira tout au plus. C’est un investissement très important et d’une efficacité de court terme. Moins souvent, mais l’exutoire en mer continuera à polluer la Méditerranée et des « by-pass » dans le Lez existeront encore après de fortes pluies. Par ailleurs, rien ne nous assure que des dégradations ne surviendront pas d’ici quelques années suite aux nouveaux besoins à partir de l’augmentation de l’habitat Métropolitain et hors Métropole. A cela, il est nécessaire d’ajouter les contraintes du dérèglement climatique en cours avec le lieu du site de cette station d’épuration qui est située en zone inondable.

Depuis plus de 10 ans il était possible de corriger et améliorer les problématiques de la station d’épuration MAERA et de proposer des alternatives :

  • Etudes pour compléter le système des traitements en sortie de Maera, améliorer et augmenter la capacité épuratoire et le nombre des bassins d’orage, recycler et réutiliser les eaux, pour l’étiage du Lez, les besoins de la station, l’industrie, les espaces verts, la recharge de la nappe phréatique si nécessaire…
  • Etudes afin de permettre d’avoir une station d’épuration performante (voire 2, Nord-Est, Nord-Ouest) avec des villes de proximité au Nord de Montpellier avec le recyclage du phosphore contenu dans les eaux usées et réutilisation des eaux traitées pour l’arrosage… (là où le besoin existe, économie circulaire)

Faut-il moderniser la Station d’Epuration MAERA ? La réponse est : OUI.

Faut-il créer un volume de stockage supplémentaire pour la station de 10 000m3, et/ou doubler la capacité du/des bassins d’orage ? La réponse est : OUI.

Faut-il améliorer et/ou supprimer le réseau UNITAIRE par des réseaux SEPARAFIFS, réduire les pollutions en amont afin de permettre une meilleure prise en compte des besoins et l’amélioration de l’acceptabilité des eaux à traiter à partir des bassins d’orage par MAERA ? La réponse est : OUI.

Faut-il procéder à l’extension de la capacité de la station de 470 000EH à 660 000EH (+40%) ? La réponse est : NON.

Cette initiative n’est pas acceptable car elle ne répond à aucun besoin pour le sud de Montpellier et pas d’avantage pour la Commune de Lattes, elle est également contraire à l’intérêt général (Projet perdant-Perdant pour le Sud et le Nord de Montpellier Métropole).

Si le projet d’extension devait se réaliser sur ce site de la Céreirède, les décideurs seraient responsables de leurs décisions avec des conséquences environnementales probables à venir ainsi que les coûts engendrés par cette réalisation.




MAERA : que s’est il passé à Palavas en novembre 2018

Pinocchio se noie dans la Méditerrannée

Si on cherche sur Internet, ne dérangez pas Google, vous ne trouverez rien, nada, niemals, nothing … La presse locale n’a rien dit, rien vu, rien entendu : un gros mensonge pas omission qui mérite de notre part un Pinocchio d’honneur !

Pour savoir ce qui s’est passé ce jour là, il faut lire le dossier fourni à l’enquête d’utilité publique de la modernisation de la station d’épuration des eaux usées (STEP ou STEU) Maera pour découvrir un reportage photographique (cliquez sur ce lien : https://www.enquete-publique-maera.fr/observations).

Le 16 novembre 2018, le chantier de réparation d’une importante fuite de la canalisation provoquée par une rupture. Les Compagnons de Maguelonne font établir un constat d’huissier car le chantier de réparations pompe les eaux qui s’échappent dans … l’étang du Prévost qui leur appartient. Ainsi, les eaux réputées non polluantes de l’émissaire sont rejetées dans une propriété privée où les Compagnons disposent d’une conchyliculture laquelle est déclassée par arrêté préfectoral. ainsi que la pêche dans la lagune. La Préfecture sanctionne le pot-de-terre, le pot-de-fer de Montpellier-Métropole ne sera pas inquiété ? La Justice tranchera !  En attendant, silence, comme pour les incendies de déchets de l’été. Le pollueur doit payer, c’est la loi. Le pollueur, c’est nous, vous, contribuables de Montpellier qui avez donné le pouvoir de gouverner à des ignorants des lois de l’écologie !

Circulez, il ‘y a rien à voir, pas la peine de déranger la presse et la Télé. On patasse la canalisation par un sanglage, sous couvert d’un chantier de vérification mais le mal est fait : bacilles coliformes et entérocoques n’iront pas le 16 novembre 2018 polluer joyeusement la Méditerranée à 10 km au large, destination finale de ce tuyau à m … ! par lequel Maéra fait son caca. Un caca inoffensif ? Pas si sûr ! En sortie de la STEP Maera, il n’y a pas stérilisation des effluents car, selon un avis d’une commission d’hygiène qui remonte à 1996, on peut déverser des bacilles actifs en mer. Un scandale car il n’y a pas que Maera qui déverse dans le Golfe d’Aigues-Mortes ! Sète y apporte aussi sa contribution !

Un problème en cache un autre. Si la corrosion a agi là, provoquant de gros bouillons, qu’en est-il du reste de la canalisation ? Des micro-fuites sont elles présentes tout le long des 20 km de trajet terrestre ? Il faudrait faire un état des lieux, un ROV pourrait examiner l’intérieur.

Nous avons proposé une autre solution : un meilleur taux d’abattement des polluants pa la station Maéra. Là est la véritable modernisation rejetée par Montpellier-Métropole : rejeter des eaux de qualité baignade comme celà se fait ailleurs et, en ces temps de canicule-sécheresse-stress hydrique, réutiliser les eaux pour l’agriculture. En effet, Montpellier doit ré-alimenter le Lez pour maintenir l’étiage en pompant dans le Rhône via le canal Bas-Rhône-Languedoc. Celà n’est pas gratuit mais surtout le pompage de l’eau à usage irrigation agricole est actuellement interdit dans le Gard pour cause de sécheresse, pour l’Hérault ça va venir. 130.000 m3/jour sortent de Maera et se perdent en mer au large de Palavas avec leur charge de bacilles bien vivants (colibacilles, entérocoques, …). Cette eau devrait pouvoir passer à travers des jardins filtrants et être utilisée pour l’étiage du Lez, réalisant une sérieuse économie. Mais, voilà, Montpellier-Métropole prétend ne pas disposer du foncier nécessaire : on manque de terrains pour les jardins filtrants ! Pauvre argument cas pour bétonner de nouveaux immeubles, on trouve ces terrains. Il suffit de chercher.

En attendant, le projet de modernisation cache une extension de la capacité avouée : passage de 440.000 équivalent-habitants à 660.000 équivalents habitants, soit un objectif d’accroissement de population de 220.000 habitants dans les années à venir ! Vous avez bien lu !

Raymond GIMILIO
Président de l’ODAM
Docteur en sciences biologiques mention Ecologie
Chevalier du mérite agricole

Nouveau logo ODAM

Validé le webmaster

Raymond  GIMILIO

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La soirée des dupes

Gribouille dites-vous ? Le Conseil de Métropole tenu le 18 novembre 2019 a été filmé et diffusé sur le site internet de la Métropole. Nous vous donnons le lien vers l’intégralité des débats. Cliquez ce lien.

L’affaire qui nous intéresse, le projet Maera dit de modernisation (et d’extension ! en vérité), est enterré par de vagues balbutiemments d’un néophyte de l’écologie, nouveau venu, qui évoque vaguement l’urgence climatique et la réutilisation de l’eau pour « laver les trottoirs ». Et hop, à la poubelle !

On remarquera dans le film la carafe d’eau en verre (plus de bouteilles plastiques d’eau minérale !) on est écolos, que diable !

Une belle soirée de dupes !

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Validé le webmaster

Raymond  GIMILIO

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Maera : une station pilote en Méditerranéé




L’ancienne décharge du Thôt à Lattes qui devient une île

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Projection sur 2100

Nous observons, nous informons

L’ANCIENNE DECHARGE DU THÔT A LATTES QUI DEVIENT UNE ÎLE ET L’AMENAGEMENT EN COURS POUR LA PROTECTION CONTRE LES INONDATIONS DE LA MOSSON

Cette ancienne décharge, c’est le constat de l’échec d’une gestion des déchets désastreuse et d’une politique environnementale catastrophique, voire irresponsable, qui aura duré plus de 40 ans. Son faible coût d’exploitation aura primé sur le bon sens, l’écologie et l’intérêt général.
Devons-nous laisser aux générations futures cette « bombe environnementale à retardement » ? N’avons-nous pas un devoir d’information et de mémoire comme guide d’action ? Les enjeux de santé, ne sont-ils pas liés à notre environnement pour notre présent et notre futur ?
En matière de sites et sols pollués, les démarches de gestion mises en place s’appuient sur les principes suivants : prévenir les pollutions futures, mettre en sécurité les sites nouvellement découverts, connaître, surveiller et maîtriser les impacts, traiter et réhabiliter en fonction de l’usage puis pérenniser cet usage, garder la mémoire, impliquer l’ensemble des acteurs.
Le sol est une ressource naturelle non renouvelable à l’échelle humaine. Il est menacé par l’érosion, la contamination, la baisse de la biodiversité, le tassement, la salinisation, l’artificialisation, les inondations…
Malgré l’autorisation d’exploitation de cette décharge en Juillet 1967, on constatera les premiers dépôts dès 1965 jusqu’à son arrêt du 30 Juin 2006. Il a été stocké sur cette décharge de 52 hectares une quantité extrêmement importante de produits très toxiques et microbiologiques en plein marais et sans aucune sécurité d’étanchéité membranaire en fond de ce site.
Lors de son arrêt, la hauteur de cette décharge était de 32 mètres alors qu’elle ne devait pas dépasser 2,50 mètres ?
Elle n’a jamais été en conformité avec la réglementation en vigueur et même la loi n’a pas été respectée non plus dès 2002.
Faits aggravants, elle est située sur un site inondable (en plein marais, entre 0 et 1 mètre de hauteur). Elle est très proche de trois cours d’eaux, la Mosson, le Rieucoulon et le Lantissargue). Elle se trouve également sur une zone humide d’un site classé « Natura 2000 », à proximité de
l’étang de l’Arnel qui peut ou pourrait éventuellement recevoir des transferts d’eau contenant des toxicités chimiques en provenance du site du Thôt (instabilité de la décharge et affaissement sous le poids de la masse des dépôts avec des transferts possibles de pollutions vers la rivière Mosson, le Rieucoulon, le Lez, l’Etang de l’Arnel).
Le site d’une mise en décharge est choisi après une enquête géologique dont on opte de préférence pour des creux à combler, des dépressions naturelles ou des carrières désaffectées. Les décharges doivent être écartées des rivières, des sources ou de tout autre point d’alimentation en eau afin d’éviter la pollution par les lixiviats (jus des ordures et autres produits très toxiques) qui suintent à travers les déchets.
Avec l’évolution des effets du dérèglement climatique, elle est sous la menace d’une élévation du niveau marin et des étangs qui permettrait un impact direct sur le pied de cette ancienne décharge.
Plusieurs types de pollution peuvent intervenir sur cette ancienne décharge, une pollution des sols, des eaux souterraines, de l’air et visuelle. Cependant on manque de données sur les impacts sanitaires des terrains pollués. Les études à ce sujet sont rares et mal documentées pour une
véritable transparence mise à la disposition des citoyens.
Des centaines voire des milliers de polluants médicamenteux, phytosanitaires, microplastiques, restent hors champs de l’analyse.
Les produits contaminants peuvent mettre plusieurs décennies, voire plusieurs siècles à migrer, et peuvent ressortir des kilomètres plus loin que leur lieu de dépôt, soit dans l’eau, le sol ou à l’air libre sous forme de gaz.
A-t-on effectué une évaluation du risque des pollutions de ce site à partir d’une recherche sur la présence ou non dans les milieux de substances chimiques toxiques ?
Il est certain que des gaz à effet de serre continuent d’être produits même après la fermeture de cette décharge.
Le 15 Juin 2020, un courrier (signé par 10 associations environnementales indépendantes) a été adressé au Préfet de l’Hérault afin de rétablir la Commission de Suivi de Site et répondre aux interrogations citoyennes concernant la réhabilitation incertaine et le manque de transparence du suivi post-exploitation de cette décharge. Ce courrier reste sans réponse malgré deux relances (la dernière date du 15 Septembre 2021) ?
Le visuel dégradé de ce site ne répond pas à ce qui avait été annoncé par l’Agglomération de Montpellier après sa fermeture du 30 Juin 2006.
Pourquoi la commission de suivi de site n’a-t-elle pas été encore créée ? Faut-il écarter les citoyens de toute participation démocratique sur des sujets et des enjeux qui les concernent ?
Aménagement de protection contre les inondations de la basse vallée de la Mosson avec le réaménagement en zone humide sur une parcelle de 12 hectares contigüe à la décharge du Thôt.
Les décideurs de notre territoire souhaitent une meilleure protection des inondations de la Mosson : C’est bien et nécessaire, mais n’ont-ils pas oublié la prise en compte du dérèglement climatique en cours avec l’élévation possible du niveau marin, des étangs et l’évaluation des pollutions émises par l’ancienne décharge du Thôt ?
N’oublie-t-on pas l’importance de l’anticipation à l’adaptation au dérèglement climatique en cours de nos zones côtières ?
Comment ne pas imaginer cette ancienne décharge de 52 hectares entourée d’eau avec des enchainements environnementaux négatifs très graves ? Une situation cauchemardesque avec la remontée des eaux salines par le Lez, le Rieucoulon, la Mosson et à l’intérieur des terres ?
Faut-il déterrer les erreurs du passé pour améliorer notre environnement sanitaire présent et préserver notre futur ?
Les cinq propositions prioritaires :
• de vérifier la sécurisation sanitaire et environnementale de cette décharge en associant une représentation citoyenne ;
• de prévoir un programme de surveillance de la qualité des eaux souterraines avec l’évaluation du contexte des impacts hydrologiques et géologiques ;
• d’avoir la certitude qu’il n’existe pas de transferts de pollutions de lixiviats vers l’étang de l’Arnel ou les cours d’eau de proximité ;
• le contrôle de l’étanchéité du captage de biogaz ;
• de permettre la transparence de ces informations qui seraient à publier une fois par an.

Jacky Chanton
CIDES-34

Projection 2100, 2050, …


Source BRGM

<<== Cliquez sur l’image pour agrandir.




Palavas-sous-les-Flots en 2040

Palavas-les-Flots vs palavas-sous-les-Flots


Photo Fr3-Hérault

Ce n’est pas nous qui l’affirmons mais le site de France-3 Hérault (34). Cliquez ce lien.

Hérault : en 2040, Palavas pourrait devenir Palavas-sous-les-Flots.

Nous citons Fr3-Hérault ( • 

Les Assises de la Mer à Montpellier ont reçu la visite du président Macron alors que la planète bleue [la nôtre : Gaïa ou Gé] est en grand danger En attendant de savoir si « le 21ème siècle sera maritime« , il y a urgence climatique. L’Arctique fond, le niveau des mers monte et rien ne semble pouvoir arrêter ce phénomène.

Jacky Chanton commente

Palavas sous les flots en 2040, c’est possible. Cette menace st bien réelle.

Cette menace est bien réelle. Et l’un des facteurs qui précipite cette révolution environnementale, c’est notamment la fonte de la glace de l’Arctique.

Les modèles de prévisions même les plus optimistes démontrent qu’il sera difficile voire impossible d’inverser la tendance dans un avenir proche. Et cet avenir, c’est non plus 2100, mais 2040.

« L’élévation du niveau de la mer de 1 mètre en Méditerranée française pourrait aller plus vite qu’annoncé. 2100 ça ne parle pas aux gens. Mais 2040 c’est demain »  (Hervé Le Goff Océanographe au CNRS).

Une ville comme Palavas pourrait bien se retrouver les pieds dans l’eau à la vue de ces chiffres. Les conséquences ne seront pas qu’humaines mais aussi économiques. D’où l’importance de prendre en compte ces données pour anticiper ce phénomène de submersion.

Jacky Chanton
Secrétaire du CIDES34
Secrétaire de l’ODAM
Citoyen de Lattes




Le Thôt : état actuel

Constat : état actuel

Nous avons fait le point sur l’histoire récente de cette décharge (ISDND : installation de stockage de déchets non-dangereux) et contesté, en citoyens, la définition des déchets non-dangereux (tous les déchets sont plus ou moins dangereux).


Envahi par les chardons

8 août 2020 une décharge dans une décharge


Lors de la visite des membres de l’ODAM le 8 août 2020, voici, ci-contre, le triste spectacle offert à l’extrémité sud-ouest : une décharge dans la décharge. Ce qui complète la vue ci-dessus d’une parcelle voisine envahie par les chardons Marie (Sylibum marianum), une plante des décharges non-entrenues.

Jacky Chanton écrivait (4 mars 2020) :

« Après une visite du contour de cette ancienne décharge, on peut constater une réhabilitation au rabais avec des installations prévues et annoncéespar l’Agglomération en 2011 mais inexistantes sur le site aujourh’hui.
C’est une décharge sur une décharge sauvage où l’on peut constater que le grillage qui l’entoure laisse apparaître des passages orchestrés pour la chasse aux sangliers ou autres animaux au vu des collets posés. Des immondices jonchent le sol et un « puits couvert  ressemblant à une station de relevage ? » qui dégage une très forte odeur pestilentielle d’H2S (sulfure d’hydrogène) plus … ? Les roubines qui longent la décharge sont gorgées d’une eau polluée, de couleur différente selon le lieu, jonchées de vieux pneus, de plastiques de toutes sortes. Sur la décharge, des bassins de retenue des eaux de ruissellement dont plusieurs sont bordées de boudins mais non munis d’échelles afin de pouvoir éviter la noyade ou l’asphyxie de certains animaux. Au nord-est de la décharge se trouve une station de pompage où de l’eau, pas vraiment transparente se vide dans la joinction du Rieucoulon et du ruisseau de Gramenet, certainement pour éviter le transfert d’eau vers le pied de la décharge ou réceptionner puis vider l’eau des bassins du pluvial ?.


Un boîtier de communication vandalisé

Ce boîtier de communication (télésurveillance) découver dans cet état le 8 août 2020 témoigne de cet état d’abandon des lieux (extrémite sud-ouest près des pompes à relevage).

Aujourd’hui, après plus de 50 années d’une gestion catastrophique des déchets par (Montpellier / District / Métropole, est-ce que ces principes ont été ou sont respectés ?. La réponse est NON. »


portail d’accès aux pompes


Le rieucoulon


Ruisseau de gramenet

ce que nous proposions (4/03/2020)

Jacky Chanton écrivait :

Il est proposé comme objectifs aux futurs élus de Montpellier Métropole :

  • de vérifier la sécurisation sanitaire et environnementale de cette décharge, ci possible avec une représentation citoyenne [CSS ?] ;
  • de prévoir un programme de surveillance de la qualité des eaux souterraines après une analyse avec évaluation du contexte des impacts hydrologiques et géologiques ;
  • d’avoir la certitude qu’il n’existe pas de transferts de pollutions de lixiviats vers l’étang de l’Arnel ou les cours d’eau à proximité ;
  • de permettre la transprence de ces informations qui seront à publier une fois par an.

nous sommes le 4 novembre 2021 : quid ?

venez en discuter avec nous

Venez en discuter avec nous, rejoignez l’ODAM, adhérez à notre association, faites-en la vôtre, faites entendre votre voix ! Soyez un citoyen responsable, un contribuable qui demande des comptes et propose des solutions.

Eau


Air




Rapports sur les inondations du Lez

Les rapports de M. Philippe Quévremont, Inspecteur général de l’Environnement

Sous deux titres et à quelques mois d’intervalle :

Résumé : ces rapports porten sur l’expertise du projet préparé par la communauté d’agglomération de Montpellier en vue de renforcer la protection contre les inondations de la ville de Lattes. Cette expertise s’est développée dans plusieurs directions : la détermination des aléas de référence, la protection de Lattes, les solutions alternatives, la protection des populations, la préservation des milieux naturels, la cohérence des actions envisagées à l’échelle du bassin, leurs relations avec le schéma d’aménagement et de gestion des eaux (SAGE), les plans de prévention des risques naturels (PPRN) et l’action des services de l’Etat. En conclusion, estimant la situation de Lattes très inquiétante au regard du risque d’inondation, le rapport recommande des mesures rigoureuses dans le domaine de la protection civile, la mise en oeuvre rapide du projet préparé par la communauté d’agglomération, le renforcement de la sécurité juridique par adaptation du SAGE et l’adoption « par anticipation » du PPR de Lattes.

EXPERTISE DES PROJETS D’ACTION DE PRÉVENTION DES INONDATIONS SUR LE BASSIN DU LEZ

Rapport du 4 juillet 2006.

Expertise des projets d’action de prévention des inondations sur le bassin du Lez

Rapport de novembre 2006.

nous l’utilisons

Á l’ODAM, Jacky Chanton s’y réfère très souvent. Ils émanent d’un Ingénieur général du génie rural, des eaux et forêts (IGGREF), membre de l’Inspection Générale de l’Environnement.

J’ai eu personnellement travaillé avec ce corps éminent quand, chargé d’études de haut-niveau et chef de la Mission des Systèmes d’information, j’ai eu à assurer la structuration de la future informatique du Ministère en 1983 sous la mandature de Mme Huguette Bouchardeau.

Raymond GIMILIO
Président de l’ODAM
Licencié és-sciences de la Terre
Docteur en Sciences biologiques mention écologie
Délégué au Conseil de Développement de Montpellier-Méditerranée-Métropole
Ancien chargé d’études de Haut-Niveau aux Ministères de l’environnement-écologie