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Amétyst : la réalisation de Montpellier

Article écrit le 7 juillet 2007

Nous observons que  la réalisation de l’Usine de Montpellier a été longuement retardée par divers aléas. Le site d’Actu Environnement rend bien compte de l’historique de cette réalisation.L’info est un peu ancienne (datée du 05/08/2004) mais rend bien compte des déboires juridiques de l’Agglo avec le Groupe Industriel Montpelliérain Valorga lors du premier appel d’offres.

Le second appel d’offres a vu se dresser devant lui les habitants de tout un quartier, riverains du site de l’Usine et dont les maisons les plus proches sont à 50 mètres de la clôture de la future usine. Ces habitants n’ont pas été dissuadés de construire là, ainsi du reste que les PME qui finissent de s’installer tout autour. L’usine est en cours de construction, l’Agglomération fournit une fiche descriptive du futur site que vous pouvez consulter.

Sachant que des recours juridiques ont été déposés et que la justice doit se prononcer prochainement, nous nous pouvons qu’observer ce qui se passe. La future usine traitera 100.000 tonnes/an en méthanisation.

Observons néanmoins que

  • l’usine de Varennes-Jarcy a récemment subi un arrêt pour causes de nuisances olfactives sévères qui ont dû être corrigées. Pourtant elle est située en pleine campagne et entourée d’une zone « non-aedificandi » de 1800 m.
  • aucune des réalisations helvétiques, dont on nous a tant rebattu les oreilles  quand à la qualité de leur technologie, ne dépasse, sur le territoire fédéral, la capacité de 50.000 tonnes/an avec une exception récente à Sierre (prévue pour démarrer en 2009). La photo du site de Kompogas montre un site dépourvu de maisons alentour (zone estimée visuellement à 1.200 m).

Le site de Montpellier devrait produire de l’énergie (électricité). Quelle quantité de biogaz est contenue dans l’usine ? Mystère que nous pouvons éclaircir en partie, en lisant une brochure Kompogas AG Download brochures, données pour une Unité de 20.000 tonnes/an (un module) :

  • surface totale : 5.000 m2,
  • hauteur de construction ; 9 m,
  • production journalière de biogaz : 6.500 m3/jour,
  • équivalent en fuel : 4.000 t/jour,
  • quantité journalière de compost : 25 m3/jour,
  • puissance électrique installée : 310 kW,
  • énergie brute totale ? : – 40.000 kWh/j,
  • autoconsommation électrique ? : – 2.500 kW/j,
  • excédent électrique net pouvant être vendu ? : – 10.000 kWh/j.

Source : Kompogas AG® : Le savoir-faire de Kompogas (2 pages). Il va y avoir 5 modules sur le site de Montpellier (capacité de méthanisation de 100.000 tonnes/an).

Le journal Midi-Libre du 4 août rend compte d’une visite du chantier de l’usine. Les ingénieurs et techniciens présents sur le site confirment bien que :

il y aura bien production d’énergie électrique à partir du biogaz (« C’est le méthane qui sera brûlé dans des énormes moteurs et transformé, enfin, en électricité » : déclaration de M. Karl Abram, directeur adjoint du service Environnement de l’Agglo à Midi-Libre) ;

il y aura bien une cheminée (« conduit d’une hauteur de 21,5 m »). Deux éléments qui ont donné lieu à contestations devant l’opinion publique !




Pacte écologique Hulot : découvrez le et signez le

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Info 2007

Nicolas Hulot a fait appel à un comité d’écologues, économistes, agronomes, forestiers, scientifiques … , au nombre de 24, qui l’ont aidé à rédiger sa proposition d’un pacte écologique. Il en a publié un livre que nous allons vous résumer (Pour un pacte écologique, Calman-Lévy, 2006). Il propose :

  • 10 objectifs pour un changement de cap,
  • 5 propositions concrètes pour changer.

L’ODAM est heureuse de retrouver dans ce livre la prise en compte de solutions écologiques de traitement des déchets (p. 68) … à réduire, à récupèrer, à réutiliser, à réparer, à refabriquer et à recycler les productions ; à transformer les déchets en ressources et les matières utilisées en matières premières …. Cliquez ce lien.

M. Nicolas Sarkozy, candidat aux élections présidentielles avait signé ce pacte que M. Nicolas Sarkozy, Président élu se fera un devoir de faire appliquer par le nouveau Ministre d’Etat, Ministre de l’Ecologie et du développement durable ? Téléchargez la déclaration du candidat.

Découvrez qui, dans l’Hérault, a signé le Pacte Ecologique ! Cliquez sur ce lien.

Merci Merci Nicolas Hulot! Ici, à Montpellier et dans sa région, un rapport de Commissaires enquêteurs au Préfet[1], a qualifié nos propositions de sagesse (opposées à une grande réalisation industrielle, nous parlions des 4R) « de peu réalistes » ! (Rapport d’enquête publique sur l’usine de Garosud). En conséquence, le Préfet a signé la déclaration d’utilité publique. L’usine se construit ! Le même préfet accorde des dérogations à un incinérateur condamné à être fermé par la justice pour sa non-conformité.

Nicolas Hulot précise que pour le développement d’une nouvelle stratégie industrielle, la puissance publique doit s’engager. Si nous sommes d’accord avec « Un système où, en quelque sorte, la réduction à la source l’emporte sur la croissance en volume », alors nous devons faire en sorte que tout le système de gouvernement depuis le Président jusqu’aux députés que nous envoyons au Parlement, en passant par les Sénateurs et les services extérieurs de nos ministères, changent de mentalité.

Ce n’est pas une utopie mais la stratégie du « zéro déchet ultime » que nôtre association prêche depuis sa création, est mise en oeuvre dans de nombreux pays du Monde avec les ECOPARCS (Espagne, Suisse et particulièrement canton de Genève, Danemark, Canada, Suéde, Allemagne, Autriche, USA, Chine, …). Le Parc à ressources ou l’Ecoparc, les bourses au déchets ne sont pas une utopie de petit écologiste de province[2] ni de Collectif Interassociatif des Déchets de l’Hérault ! Espérons que le récent séjour québecquois d’un an, de notre nouveau Ministre d’Etat au Développement durable, lui aura montré la voie à suivre dans son Ministère[3]. Le rôle primordial des Services extérieurs du Ministère chargé de l’environnement et du développement durable (quel que soit le nom exact qu’on lui donne) doit faire que ces services soient enfin dotés des moyens et des personnels propres à faire aboutir leurs missions. Pour cela, les missions du Ministère chargé de l’Environnement ne sauraient continuer à être déléguées aux services extérieurs d’un autre Ministère (DRIREs, DREs), fussent-ils ceux de l’Equipement ou de l’Industrie (et encore moins à ce dernier!).

Aucun permis de construire une usine de traitement des déchets, aucune dérogation de poursuite d’exploitation d’incinérateur ne devront être désormais délivrés sans la mise en place effective des mesures de réduction des déchets à la source, de tri sélectif efficace en vue de recycler, réutiliser, réparer, … La mise en place des Commissions Locales d’Information et de Sécurité (CLIS) doit être effective et générale, sans réticences de la puissance publique avec application stricte des lois existantes et surtout, (surtout !), du principe de précautions  inscrit dans notre Constitution. Le doute sur les dangers d’une installation classée ou non, dès lors qu’il existe, doit profiter aux citoyens et obliger la puissance publique et ses représentants, sans complaisances, à un travail effectif de concertation et d’explications conformément aux lois en vigueur ! La parole d’un industriel ne doit plus suffire et le caractère expérimental d’une usine sans précédents doit conduire à la plus grande prudence voire à son interdiction si située en zone urbaine.


[1] sur l’implantation d’une unité de méthanisation en milieu urbain (3 avril 2006). Rapport Llamas, Corp et Breuil. En novembre 2013, cette usine de traitement d’ordures ménagères par TMB-M est une source de nuisances olfactives pour les riverains et sa ligne « écologique » de traitement de biodéchets ne fonctionne plus.

[2] Je suis fier d’avoir fait partie, d’avril 1980 à juillet 1985 de la Mission des Etudes et de la Recherche puis du Service de la Recherche et du Traitement de l’Information du Ministère de l’Environnement comme Chargé de mision de haut-niveau.

[3] Il n’est pas resté longtemps et a été remplacé par M. J.L. Borloo, un des fondateurs de Génération Ecologie.

Raymond GIMILIO
Président de l’ODAM
Ancien chef de la Mission des Systèmes d’information du SRETIE du Ministère de l’Environnement
Ancien chargé de Mission auprés du Directeur de la Nature et des Paysages du Mnistère




Collecte de déchets divers

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Info

Des chiffres venant de l’Agglo. La revue Harmonie n° 240 publie des chiffres sur l’activité de recyclage de l’Agglomération de Montpellier. Chaque matin, ce sont près de 80 tonnes de déchets recyclables qui arrivent par camion au centre de tri Demeter à Montpellier. Les bouteilles et flacons représentent en moyenne 5% de ces déchets. Ce sont 24 millions de bouteilles en plastique qui sont récupérées dans l’Agglomération chaque année, soit 1200 km de bouteilles alignées.

Mais ce n’est pas tout, en Mars dans l’Agglo on a récupèré :

  • 1.668 tonnes de déchets recyclables,
  • 182 tonnes de papier,
  • 6.497 tonnes dans les Points propreté dont 400 tonnes de bois,
  • 25 tonnes de déchets d’équipement électriques et électroniques,
  • 46 tonnes chez les commerçants de l’Ecusson.

Qu’en pensez-vous, peut-on faire mieux? Ces chiffres vous paraissent-ils importants pour une agglomération de 360.000 habitants?

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Le président

Raymond  GIMILIO

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La Charte de la Concertation du Ministère de l’Environnement

Info

Le Ministère de l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement a publié un texte, la  charte de concertation  qui est un chef d’oeuvre en matière de concertation. Si ce texte était appliqué, bien des conflits seraient évités.

Merci au Collectif Inter-Associatif des Déchets de l’Hérault d’avoir localisé ce texte et de l’avoir diffusé à ses membres. N’hésitez pas à le télécharger et à l’opposer à vos interlocuteurs mauvais démocrates, si bien entendu

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Rémunération des matériaux récupérés

Info

Comment rémunère-t-on en France la collecte sélective et le tri des citoyens ? Il existe dans notre pays un organisme dénommé Eco-Emballages qui proclamme fièrement sur son site Internet sa mission et ses métiers, jugez-en par vous-mêmes. Eco-Emballage rémunère les collectivités qui devraient, en toute transparence, en informer les citoyens trieurs.

Dany Dietman, dans son livre « La terre Trop belle pour mourir » se livre à une comparaison très instructive entre le France (Eco-Emballages) et l’Allemagne (Dual System Deutsch). Nous reproduisons le tableau ci-dessous, qui se passe de commentaires.

Contribution au poids (en €uros/kg)

Dual System

Eco-emballages

Acier

0,286

0,007

Aluminium

0,766

0,015

Papier/carton

0,204

0,074

Plastique

1,508

0,083

Verre

0,076

0,001

Briques de boissons

0,864

 

Autres composites

1,073  

Matériaux naturels

0,102  

Comment expliquer une telle différence. La concurrence ne joue-t-elle pas ?

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Le président

Raymond  GIMILIO

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Collecte des bouteilles plastiques

Article du 2007-07-02

Il existe des régions à côté desquelles notre ville bien-aimée, dite « surdouée », passe pour être très en retard, pas du tout douée.

En Touraine, dans les plus petits villages, nous avons vu, en plus des conteneurs à verres et à papiers des conteneurs destinés aux plastiques (polyéthylènes, térephtatlates).

Il s’agit de grandes cages en fil inoxydable, à claire voie, disposés côte-à-côte et destinés à recevoir :

  • les bouteilles PET colorées (un conteneur par couleur ?),
  • les bouteilles PET incolores,
  • les bouteilles à lait,
  • etc. (on peut en mettre autant que de besoin)

Le tri est fait par les habitants, bons citoyens! Il est évident que si on ne fournit pas les conteneurs, les citoyens de l’Agglo de Montpellier ne peuvent pas les inventer. La capacité du Centre de tri des déchets recyclables de DEMETER est-elle suffisante, il faut y séparer industriellement ce qui aurait pu être collecté séparément à la source.




Collecte : conteneurs à résidus ménagers

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Info

La conception et l’étiquetage des conteneurs est important, tout comme la préparation et la formation des usagers. Que dire, quand nous prêchons le recyclage et la récupération, de voir sur un conteneur à résidus la mention «Déchets non-recyclables»! C’est une aberration de voir cela sur une poubelle grise destinée bientôt à alimenter un méthaniseur. Le vocabulaire compte beaucoup : par négligence ou manque d’imagination, on continue à faire croire au citoyen de base qu’on ne peut rien faire du contenu de sa poubelle grise, du «non-recyclable»! Tout comme on continue à brûler le biogaz qui est capté dans les décharges (au Thôt, en particulier).

Les conteneurs verts eux, sont du «recyclable». Bien ! Cependant, le tri est vite fait. Ce type de conteneur reçoit pêle-mêle des bouteilles de plastique ayant contenu de l’eau, des bouteilles et packs à lait, des cartons, des papiers. De temps à autres, un contrôle est fait et gare si un voisin indélicat et incivique a nuitamment fait cadeau à votre conteneur d’un paquet de fermentescibles puant, à votre insu. Le collecteur videra votre poubelle sur le sol et l’abandonnera[1].

A quand des conteneurs munis d’une serrure à code et d’une puce d’identification, pesés par le camion de collecte et permettant de calculer une redevance et non une taxe forfaitaire[2].


[1] C’est arrivé à Montpellier, dans notre résidence !

[2] A quand ces dispositifs à Montpellier : nous sommes en 2013, que diable !

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Fabrègues : décharge inutile

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Info

Fabrègues, commune située au pied du versant nord de la Gardiole est menacée d’un projet d’intérêt général (PIG) préfectoral : une méga-décharge d’ordures ménagères. Ce projet est impulsé par la Société SITA, bien connue de tout ceux qui ont eu à défendre leur environnement contre ce géant des traitements d’ordures ménagères. Tout un village s’est dressé contre ce projet démentiel et a affronté le Préfet de Région, Préfet de l’Hérault. Ce dernier, empêtré dans les histoires de décharges de l’Agglomération de Montpellier, a sauté sur l’aubaine et répond aux détracteurs du projet : il y a urgence, il n’y a pas d’autre solution, SITA, c’est connu, c’est du sérieux et du solide ! Voire ? Seulement, une bonne partie de précieuses réserves en eau du département coule sous l’emplacement de la future décharge et une étude complémentaire a été ordonnée : un sursis pour Fabrègues ou un arrêt définitif de ce qui ne serait plus qu’une menace à l’Intérêt Général !

Avec le Collectif des Déchets de l’Hérault, nous avons le sentiment que SITA cherche à installer là une décharge accueillante pour les déchets de tout le département et pas seulement de Montpellier. Nous avons le sentiment, toutes associations de défense de l’environnement confondues, que quand nous prêchons :

  • la REDUCTION du volume des ordures ménagères,
  • le TRI CITOYEN à la source,
  • le COMPOSTAGE domestique,
  • le RECYCLAGE,
  • la REUTILISATION et
  • la RECUPERATION des matières premières secondaires tirées des ordures que nous préférons appeler déchets.

Nous sommes pris par nos Hautes Autorités pour des UTOPISTES dangereux, des empêcheurs de tourner en rond, des gens sales et indécrottables, incapables de mettre en oeuvre ce qui a déjà été réalisé ailleurs, dans des grands pays nordiques. Le DECHET ULTIME le vrai, nous l’affirmons, est possible ici, en France, en Languedoc-Roussillon, dans l’Hérault, à Montpellier. Sans attendre la généralisation des Parcs à Ressources, il est possible de passer de 300 kg/an/habitant d’ordures ménagères à 100 kg/an/habitant comme à Manspach et dans la Communauté de Communes de la Porte d’Alsace. Or, réduire le volume des déchets, c’est réduire le chiffre d’affaire des Industriels de la Décharge, en les privant d’une partie de leur profit !

Le traitement écologique des déchets dans l’Agglomération de Montpellier et sa généralisation au département de l’Hérault devraient nous permettre de nous passer totalement de la méga-décharge de Fabrègues (ainsi du reste que des autres prévues), de mettre fin à l’exportation coûteuse de nos escoubilles vers des département accueillants, de supprimer les quais de transfert qui empoisonnent nos communes et de fermer les incinérateurs calamiteux!

Il s’agit de volonté politique, à tous les niveaux, de mettre en oeuvre, enfin, une vraie politique des produits résiduels ménagers (ordures ménagères), une vraie politique de concertation avec les citoyens et les autorités locales et nationales, plutôt que la politique du coup de force. Il est urgent de mettre en oeuvre la concertation. Le Plan départemental d’élimination des Déchets ménagers doit être remis en chantier par le Coinseil Général de ce département : il dort paisiblement dans les cartons, totalement obsolète.

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Le Lanceur d’alerte

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