Notre doctrine sur les déchets

PlastiquesMPL-1920x1081-140k-1024x577

Plus de ça !

Ceci a heureusement disparu, l’ODAM veille. Veillez avec nous ! Rejoignez-nous

Selon Wikipedia, « Un déchet est un objet en fin de vie ou une substance ayant subi une altération physique ou chimique, qui ne présente alors plus d’utilité ou est destiné à être éliminé. Le mot vient de l’ancien français déchiet ou déchié, soit « la quantité perdue dans l’usage d’un produit », ce qui en reste après son utilisation. ». Notre doctrine veut que tout déchet doit être considéré comme :

  • Réduit avant sa production, par des méthodes de consommation  évitant le gaspillage,
  • Réutilisé ou Réparé dans des circuits adéquats (vide-greniers, recycleries, etc.),
  • Recyclé si les deux traitements ci-dessus s’avèrent impossibles, les matériaux qui le composentdeviennent des matières primaires secondaires dans l’optique d’une économie circulaire ; on composte les bio-déchets, on trie à la source pour bien séparer les matières par catégories organique-fermentescible et non-fermentescible.

Tous les déchets peuvent être dangereux (<<==cliquez ce lien),

 à des degrés divers (non, peu, très, beaucoup, hyper, …)

Nomenclature des déchets

Fosse de réception

Amétyst : une usine de TMB bien mal connue des Montpelliérain

La Réglementation européenne

La Réglementation européenne (cliquez sur ce lien) a tenté de mettre un peu d’ordre dans le monde des déchets (« toute substance ou tout objet dont le détenteur se défait ou dont il a l’intention ou l’obligation de se défaire »).

La réglementation française

La réglementation française (cliquez sur ce lien) a été mise en conformité avec les deux directives européennes. L’interprétation en est complexe. L’ODAM s’occupe des :

  • déchets ménagers considérés comme non-dangereux (à tort !),
  • eaux usées que nous traiterons dans une autre page.

Notion de déchet ultime

L’ODAM considère la notion de déchet ultime comme une imposture ouvrant la voie à tous les abus en matière de traitement de déchets, à savoir (nous citons le Code de l’Environnement :

« Est ultime au sens du présent chapitre un déchet, résultant ou non du traitement d’un déchet, qui n’est plus susceptible d’être traité dans les conditions techniques et économiques du moment, notamment par extraction de la part valorisable ou par réduction de son caractère polluant ou dangereux. »

Cette notion, chère aux industriels, est ancienne et a permis de justifier l’incinération des déchets au prétexte qu’aucun traitement n’était disponible (voir ci-contre, fosse de réception). Elle a aussi justifié la mise en décharge de déchets mélangés, au prétexte qu’on ne savait pas les traiter de manière plus industrielle, les solutions industrielles ayant des limites, comme nous l’avons souligné pour le tri dit mécanobiologique (TMB : voir illustration ci-contre).

 

Le mélange des déchets à la source

Une poubelle grise non-triée à la source

Autopsie d'une poubelle ménagère

Plus que de longs discours, nous empruntons à l’ouvrage de Jérôme Pichon et Bénédicte Moret (Famille presque ZERO DECHET : ZE GUIDE -Editeur France Quercy, 2016) le schéma du scan d’une poubelle ménagère grise. Il illustre parfaitement le fait que nos poubelles triées à la source peuvent maigrir jusqu’à représenter seulement 32% du volume initial, réduit au volume des déchets organiques.

Depuis la publication du livre de Pichon-Moret, à Montpellier, tout est bon pour la poubelle jaune comme le montre le flyer que nous avons reçu des services de la métropole.

La nouvelle politique des déchets à Montpellier

Suivant les directives et la réglementation nationale, la poubelle jaune des Montpellièrains (et ailleurs ! ?) doit absorber à terme au moins 68 % des déchets ménagers ! Soit 2/3  des déchets produits, à condition de bien séparer les déchets organiques (32%) du reste. Car nous allons voir que les déchets mélangés posent le plus grave des problèmes : ils sont pratiquement impossibles à recycler-réparer-réutiliser et leur seul exutoire est la poubelle grise déversée dans les décharges ! Décharges ou ISDND (Installations de Stockage de Déchets Non-Dangereux). Ils alimentent Soumont, Bellegarde, etc., plus de 1.200 décharges en ex-Languedoc-Roussillon (cliquez sur ce lien)

La poubelle jaune ou poubelle triée

Le danger de la matière organique fermentescible

La matière organique fermente (mis à part les plastiques qui sont de la matière organique au sens chimique, non fermentescible). Tout le monde sait que les déchets de cuisine (epluchures, légumes gâtés, restes de repas, etc.) pourrissent et celà sent très mauvais, attirant les insectes et les rongeurs. On dit qu’ils fermentent. Mis à part, ces déchets peuvent être traités :

  • par compostage (un procédé vieux comme le monde : fermentation en présence d’oxygène), prduit du gaz carbonique ;
  • par méthanisation (un procédé semi ou totalement industriel : fermentation en vase clos en l’absence d’oxygène), produit du bio-gaz (un mélange à 60% de méthane, 38% de gaz carbonique et 2% de composé organiques volatils puants).

Ces deux procédés aboutissent à la formation d’un composte de bonne qualité. La méthanisation dans de petites unités dans les fermes remplace le bon vieux tas de fumier dans la cour. La question de pose du pourquoi les déchets mélangés envoyés en décharge doivent cesser d’être produits ? 

La matière organique des déchets mélangés fermente dans les poubelles grises destinées normalement aux résidus du tri à la source (déchets résiduels). Elle donne des matières agressives, toxique qui souillent définitivement et irrémédiablement les autres composants de la poubelle grise. Les odeurs provoquées par les décharges viennent de là, de cette fermentation sauvage, non contrôlée.

Castries : vue depuis le bord nord de la décharge

Soumont : approches de la décharge

Le Plan a été élaboré en concertation avec les associations de défense de l’environnement. Présent au sein du CIDES34, l’ODAM a fait entendre sa voix dans une des trois sessions parallèles qui se sont tenues en Occitanie et a été reçu par la vice-Présidente Mme Marie-Christine Bousquet, en charge du dossier. La décharge de Castries-Carrière Pastor a suffisamment fait la une de l’actualité par ses odeurs méphitiques qui ont mis en colère les riverains et son spectaculaire incendie. On comprend mieux pourquoi, partout où une telle installation se met en place, les riverains excédés se liguent. De plus, il y a la face cachée de l’iceberg, la production de liquides toxiques, les lixiviats. Malgré l’emploi de géomembranes réputées inperméables, ces lixiviats s’échappent et polluent les nappes d’eau et les cours d’eau voisins. Décharge fermée du Thôt ou de Castries, décharge en activité de Soumont (près de Lodéve), les nuisances et les pollutions qui en découlent ont amené le Conseil régional à interdire l’ouverture de nouvelles décharges. Quoi qu’en disent ceux qui s’en étonnent et qui arguent qu’on ne peut cesser de produire des déchets. Certes, mais on peut, par le tri à la source, envisager d’autres exutoires et mettre en oeuvre d’autres traitements plus écologiques dont les nR (Refuser, Réduire, Recycler, Réparer, Réutiliser, Revendiquer, etc.).

Pour un traitement vertueux des déchets : le tri à la source ! et les nR